TATARS

MONGOLS

Les prisonniers Musulmans

En l’an 617 de l’Hégire, après avoir stérilisé Boukhara de toute forme de vie et de culture, les Tatars se dirigèrent vers la ville voisine de Samarcande qui se trouve dans l’actuel Ouzbékistan en conduisant avec eux un grand nombre de Musulmans qu’ils traitèrent des plus indicibles manières et quiconque d’entre eux se fatiguait, trainait en arrière ou tombait malade fut exécuté et abandonné sur place si bien qu’en suivant les cadavres tombés on aurait pu deviner ou se dirigeait les maudits Tatars.
On pourrait se demander quelle utilité avaient les innombrables Tatars à conduire ces prisonniers à pied d’une ville à l’autre c’est parce qu’ils les utilisaient pour paraitre encore plus nombreux puisqu’ils donnaient à chaque groupe de dix prisonniers un étendard de manière que si quelqu’un les apercevaient de loin, il voyait une masse compacte de guerriers portant des étendards et cette technique psychologue pour terrifier l’adversaire fut utilisée dans toutes les campagnes des Tatars lorsqu’ils se déplaçaient d’une ville à l’autre.
Ils forçaient aussi les prisonniers à combattre pour eux et quiconque refusait ou paraissait faible était exécuté ainsi les prisonniers musulmans étaient forcés de combattre leur propre frère de force.
Les prisonniers musulmans étaient aussi utilisés comme bouclier humain comme le font les envahisseurs mais aussi les Tatars mécréants d’occident s’ils ont des Musulmans dans leurs armées ainsi de nombreux prisonniers musulmans d’Afrique du nord furent envoyés aux premières lignes à Mont Cassino et d’autre place pour épuiser les balles nazis. Ainsi lorsque les défenseurs musulmans couvraient de flèches les Tatars, c’est les prisonniers qui recevaient les flèches tandis que les Tatars tiraient leurs flèches derrière le dos des Musulmans.
Les prisonniers musulmans étaient aussi exécutés devant les portes des villes fortifiées pour semer la terreur dans le cœur des habitants et des défenseurs et pour leur faire comprendre que s’ils résistaient, ils seraient ainsi traités.
Et pour finir, les prisonniers musulmans pouvaient aussi être étaient échangés contre des prisonniers tatars mais ce fut un cas rarement observé du fait de rareté de leur défaites.

Samarcande

Samarcande avec ses nombreux forts et sa position stratégique était à cette époque une des plus belles et plus riches ville culturelles musulmanes avec plusieurs centaines de milliers d’habitants et une garnison d’environ 50.000 soldats qui ne levèrent pas le plus petit doigt paralysés d’effroi lorsque Shinjiz arriva et assiégea la ville de tous les côtés. Les soldats musulmans ne tentèrent même pas une sortie se raccrochant à la vie malgré l’inévitable fin qui les attendait.
Les gens se réunirent face à la crise et tentèrent d’éveiller les commandants de la garnison face à l’imminence de la situation mais ces derniers étaient déjà psychologiquement morts et défaits. Soixante-dix-mille gens honorables de la ville et avec eux les savants et les Fouqaha prirent les armes et sortirent à pied pour défendre leur ville et leur famille. Ces gens n’avaient auparavant jamais combattu ni n’avaient une quelconque expérience militaire mais ils firent ce que l’armée professionnelle enregistrée sur les Diwan (registres) et recevant un salaire de l’état aurait dû faire.
Lorsque les Tatars virent les gens sortirent, ils pensèrent à effectuer un retrait des murs de la ville pour inciter les gens à venir à eux et les couper de toute retraite. Ils reculèrent donc petit à petit, le temps de préparer des embuscades et leur stratégie fut payante car les Musulmans continuèrent d’avancer si bien qu’après un certain temps ils se retrouvèrent assez éloignés pour que les Tatars les encerclent dans un étau dont pas un seul s’échappa. Tous les Moujahidine, les savants et les Fouqaha, les gens nobles de la ville de Samarcande furent broyé les uns après les autres par cette impitoyable machine de guerre et c’est la meilleure fin qu’ils pouvaient espérer.
Soixante-dix-mille Musulmans furent éliminés au premier choc. Les habitants de Samarcande perdirent d’un seul coup 70 000 de leurs hommes ce qui est un nombre considérable. Pensez au nombre des 70 Compagnons (qu’Allah soit satisfait d’eux) qui furent tués lors de la bataille d’Ouhoud et aux 70 autres lors de la bataille de Bir Ma’ounah qui furent considéré comme des désastres pour les Musulmans et qui les peinèrent si lourdement que le Messager d’Allah (Saluts et Bénédictions d’Allah sur lui) durant un mois fit des invocations contre les ennemis d’Allah.

Mais c’est tout à l’honneur de ces soixante-dix-mille Moujahidine d’être sortit pour défendre leur famille et leur bien qu’ils n’aient eu aucune expérience dans les affaires de la guerre face une armée si dense qui avait déjà avalée un certain nombre de nation. C’est un honneur pour eux de ne pas avoir craint les Tatars sachant que de toute manière leur terme avait déjà été décrété dans le Livre Préservé. Et au final, on pourrait dire que c’est normal qu’ils soient morts puisqu’ils sont sortis pour combattre mais hélas sans être préparé pour ce jour et sans avoir donné une éducation militaire à leurs enfants pendant ces quatorze années où ils eurent les Tatars pour voisins et les virent se rapprochés de jour en jour de leur frontière.



La destruction de Samarcande

Et les Tatars revinrent assiéger la ville tandis que la garnison décida de prendre une décision irréversible et de demander la sécurité aux Tatars en échange de l’ouverture des portes bien que sachant ce qui était arrivé à Boukhara et que les Tatars ne tiennent ni parole et ni engagement.
Les Tatars promirent donc la sécurité et les soldats musulmans ouvrirent les lourdes portes contre l’avis de toute la population civile qui fut impuissante à leur faire changer d’avis car ces soldats devinrent soudains comme des chiens enragés prêts à mordre les Musulmans si l’un d’entre eux oserait se lever contre leur volonté. Des chiens enragés contre leur peuple désarmé dire que cela est encore plus évident de nos jours et en direct sur les petits écrans de nos salons, la misère à domicile !
Les soldats ouvrirent donc les portes et sortirent soumis pour se rendre. Les Tatars leur demandèrent de remettre leurs chevaux, leurs armes, leurs réserves en échange de les laisser aller ce que ces lâches s’empressèrent de faire vous vous en doutez bien et lorsque cela fut fait et bien ils leur firent ce qui était inévitable et les passèrent par le sabre jusqu’au dernier d’entre eux et qui va les pleurer car ils n’ont fait que payer le prix de leur lâcheté.

Les Tatars entrèrent dans la ville et appliquèrent le même traitement qu’à Boukhara en stérilisant toute forme de vie et toutes les créatures vivantes furent tués comme si elles n’avaient jamais existée. Point n’est la peine de vous dire les amères ricanetées qu’ils firent aux femmes et aux enfants avant de les achever. Point n’est la peine de vous dire comment ils torturèrent les gens pour leur faire faire avouer ou leurs bien étaient cachés. Puis après avoir amassé toutes les richesses de la ville, ils la détruisirent et l’incendièrent pour la purifier.

Et bien que les Musulmans entendirent parler de leurs diaboliques exploits, aucune armée ne marcha à leur rencontre. C’est comme si le monde islamique dans sa totalité fut soudain paralysé et sombra dans la torpeur incapable de réagir exactement comme pour les mêmes crimes commis par les Tatars serbes contre les « Musulmans » bosniaques et que pas la moindre nation musulmane ne leva le doigt si ce n’est pour aider leurs ennemeis. O Grand Seigneur, quelle source de remord cela sera pour eux le jour des comptes !

Pourquoi les Musulmans sont-ils restés divisés et ne se sont pas unifiés devant cette menace sans commune mesure ? Parce qu’aucun d’entre eux ne voulut perdre le lopin de terre qu’il gouvernait. Parce que tous pensaient être à l’abri dans le confort de leur petit palais jouissant des délices dans le monde qu’ils s’étaient fabriqués, coupés de la réalité et des populations civiles qu’ils considéraient comme de la lie. Parce qu’ils étaient aveugles au point de ne pas voir que les Tatars ou autres se rapprochaient chaque jour d’eux et qu’ils étaient les suivants sur la liste. Parce qu’ils s’entourèrent de gens vils et corrompus comme eux qui les laissaient végéter dans leurs paradis artificiels.
O Bayt al-Maqdis, ô Gharnata, ô Baghdad, ô Alger, ô Sarajevo, ô Srebrenica, ô Falloujah, ô Kaboul, ô Damas…
Parce que tous n’étaient pas concerné par leurs voisins avec qui ils entretenaient des relations inamicales et qu’ils se croyaient à l’abri intouchables.
Et bientôt c’est tous les Musulmans qui allaient souffrir de leurs nonchalances et tous allaient être touchés par le mal gangréneux qui s’étendait petit à petit au reste du corps. Tous les Musulmans allaient bientôt être affectés par la perte d’un parent, d’un proche, d’une famille et d’une tribu entière.



La fuite de Muhammad Ibn Khawarizm Shah

Shinjiz Khan, malédiction d’Allah sur lui, resta près de Samarcande et chercha une solution pour éliminer Muhammad Ibn Khawarizm Shah, le gouverneur du Khwarizm car si ce dernier était éliminé, il ne pourrait plus organiser la défense du pays et laisserait le pays libre aux Tatars. Il envoya donc 20 000 de ses cavaliers à sa recherche et leur dit : « Cherchez-le ou qu’il soit et ramenez le moi-même s’il s’accrochait au ciel. »
Le fait qu’il envoya seulement 20 000 cavaliers pour cette expédition malgré leur innombrable nombre n’était qu’une moquerie envers Muhammad Ibn Khawarizm Shah et son peuple quand des millions de Musulmans n’étaient pas capable de se défendre.

Les Tatars se dirigèrent donc directement vers la capitale du Khwarezm Ourjanda qui se trouvait sur la rive ouest du fleuve Jayhoun ou l’Amou Daria ou ils arrivèrent quelques temps plus tard du côté de la rive orientale et seul le fleuve protégeait pour l’instant les Musulmans des Tatars qui n’avait pas de navires pour traverser.
Les Tatars coupèrent un grand nombre d’arbres qu’ils élaguèrent et attachèrent en eux pour faire des radeaux qu’ils couvrirent de cuir de vache et sur lesquels ils placèrent toutes leurs armes et leurs provisions. Puis ils mirent à l’eau leurs montures et s’accrochèrent à la queue de leur montures pour traverser le fleuve et ainsi ils le franchirent. On peut se demander où étaient les gardes de Muhammad Ibn Khawarizm Shah puisque par l’un d’entre eux ne les vit et les Musulmans furent stupéfiés de voir soudain les Tatars sous leurs murs.
Et bien qu’ils fussent en nombre considérables, les Musulmans furent pétrifiés lorsqu’ils virent les Tatars et la paralysie gagna leur raison puis leurs membres convaincus qu’ils étaient à l’abri protégés par le fleuve.
Dès lors, il ne resta qu’une seule solution aux Musulmans, pensez-vous le combat ? Et bien pas du tout, la soumission alors ? Non plus.
Muhammad Ibn Khawarizm Shah s’enfuit avec ses soldats et ses proches en prenant bien soin d’emporter tout ce qu’il lui serait utile et abandonna son peuple aux mains des Tatars.

Muhammad Ibn Khawarizm Shah s’enfuit à Nishapour en Iran actuelle et passa d’un état à l’autre tandis que les soldats se disséminèrent dans toutes les directions et il n’y a de force et de puissance qu’en Allah le Très Haut.
Les Tatars qui avaient pour ordre de capturer Muhammad Ibn Khawarizm Shah partirent aussitôt à sa poursuite vers Nishapour et ils traversèrent les états islamiques les uns après les autres bien qu’ils ne soient que 20 000 si sur d’eux qu’ils étaient tandis que Shinjiz Khan était resté avec le gros de l’armée à Samarcande.
Pourquoi les Musulmans n’ont-ils pas profité de l’occasion et assaillit ce petit détachement quelques part dans un endroit idéal pour tendre une embuscade à la place de les laisser aller librement. Ou étaient les armées chargées de la garde des frontières ? Ou étaient les armées régulières ? Mais comme les armées de Saddam, elles disparurent sans tirer le moindre caillou comme si elles n’avaient jamais existée et les Tatars à leur guise traversèrent les territoires islamiques comme s’ils étaient chez eux en Mongolie.

Quant à l’armée mongole, elle prit consciencieusement ses ordres à la lettre et ne perdit pas de temps à massacrer, détruire et amasser le butin mais elle poursuivit Muhammad Ibn Khawarizm Shah sans relâche et les Musulmans ne se mirent pas en travers de leur route pour éviter leur mal si bien qu’ils arrivèrent rapidement près de la grande ville de Nishapour et lorsque Muhammad Ibn Khawarizm Shah apprit que les Tatars étaient sur ses talons, il quitta aussitôt le ville et se dirigea vers Mazindran (Mazandaran en Iran actuelle). Les Tatars ayant appris sa destination, partirent de nouveau à sa poursuite sans même entrer dans Nayssabour.
Puis de Mazindran, Muhammad Ibn Khawarizm Shah partit pour ar-Rayy, puis à Hamadan toujours poursuivit par les Tatars avant de revenir vers Mazindran pour la seconde fois. Une fuite humiliante mais c’est un mot que les lâches ne connaissent pas. Puis il quitta Mazindran pour le Tabaristan, une ville sur les rives de la Mer de Khazar, Bahr Qazouine ou la Mer Caspienne.

Le héros, l’émir, le sultan de la grande dynastie et du grand état de Khwarizm qui avait été si dur jadis envers ses voisins musulmans Muhammad Ibn Khawarizm Shah trouva un navire sur lequel il s’embarqua et qui leva aussitôt l’ancre et lorsque les Tatars arrivèrent sur les rives, ils ne trouvèrent pas d’embarcations pour partir à sa poursuite et le chef musulman réussit à s’enfuir.
Son navire débarqua sur une petite île de la Mer caspienne ou le roi de Khwarezm, qui après avoir dirigé un des plus vastes état et manipulé des sommes faramineuses, trouva refuge dans un fort où il vécut de la manière la plus affligeante après avoir vécu de la manière la plus opulente pour échapper momentanément à la mort certaine qui l’attendait.

A suivre…

 

Upload Image...
Views: 0