SIRAH

Biographie du Messager d'Allah

La dernière tentative 

Il sembla que le commandement des Coalisés se lassa de voir ses troupes paralysées durant vingt jours, désappointé, ne sachant quoi faire devant cette remarquable ruse de guerre qui rendait imperméable toute entrée à Médine. Cette paralysie quasi-totale et cette inactivité pouvaient pousser les guerriers à se plaindre surtout qu’ils étaient loin de leurs familles et de leurs pays et par conséquent, il décida, malgré l’échec de toutes les tentatives précédentes, de mener une dernière tentative dans l’espoir d’amener les Musulmans à engager définitivement la bataille déterminante.

Cette fois, la tentative allait être plus grande que toutes les tentatives précédentes et elle fut évidemment préparée en commun par les chefs des Coalisés. Ces derniers, en tant que chefs responsables de troupes, avaient considéré à juste titre les dangers de l’inactivité de leurs nombreux guerriers qui végétaient dans les campements, éloignés depuis des jours loin de leurs familles et de leurs pays, tout en sachant que le guerrier bédouin, pilier des armées des coalisés, n’était habitué qu’à la guerre éclair qui ne dépassait pas un jour dans la plupart des cas.
Tous les chefs des détachements qourayshi vinrent aux abords du fossé avec tous les cavaliers qu’ils avaient sous leurs ordres ainsi que l’infanterie qui se tenaient derrière eux, et commencèrent à aller et venir dans des mouvements de provocation le long du fossé, en essayant de trouver une faille aux points les plus étroits qu’ils s’imaginaient prendre et dominer des deux côtés du fossé, s’ils arrivaient à sauter avec les chevaux pour ouvrir un couloir de passage pour leurs troupes.
De cette façon, ils pensaient que leurs cavaliers domineraient des zones stratégiques le long du fossé et tiendraient tête aux Musulmans le temps que les troupes combleraient des passages préalablement définis dans les plans d’attaque afin de déclencher enfin la grand offensive définitive contre toute la jeune communauté musulmane.
 
Les chefs des Coalisés étaient persuadés que la victoire allait être de leur côté (surtout après le ralliement dans leur camp des Banou Qouraydah) et cela se traduisit par une tension supplémentaire sur toutes les positions des Musulmans qui se trouvaient de l’autre côté du fossé.
Abou Soufyan, le chef suprême des armées coalisés, ne se contentait pas seulement d’envoyer les détachements de cavalerie pour harceler les combattants musulmans, mais il supervisait lui-même les opérations et dirigeait les cavaliers qui étaient la principale arme de pression et d’harcèlement.
 
Si ces opérations d’harcèlement constant furent considérées par les Coalisés comme leurs dernières chances, elles furent senties du côté des Musulmans comme une nouvelle pression qu’ils subissaient depuis le début du siège. Ces nouvelles mesures d’agression de la part des Coalisés les exténuaient encore plus et les obligeaient à puiser dans leurs dernières ressources physiques et morales alors qu’ils vivaient la misère, supportaient la faim aigüe, le froid glacial et redoutaient surtout l’offensive des Banou Qouraydah.
 
La tension, et l’angoisse devinrent telles que même les Compagnons du Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam), cette élite courageuse et entreprenante, furent atteints. Ils furent donc tellement touchés et dirent au Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) ce qu’ils enduraient :
-« O Messager d’Allah, les cœurs ont atteint les gorges. Y a- t-il quelque chose que nous pouvons dire ? »
– « Oui, » leur répondit-il, dites : « Allah ! Protège nos points faibles et cache (ou ne découvre pas) nos peurs[1]. »
 
Et, dans ce moment très difficile à supporter, l’archange Jibril descendit sur le Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) et lui donna la bonne nouvelle de la très proche défaite des Coalisés. Allah allait faire descendre sur eux un vent et des combattants de chez Lui. Sur cela, le Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) alla trouver ses Compagnons pour les rassurer et les informer de la bonne nouvelle.
 
Dans le Sahih al-Boukhari, il est rapporté que le Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) demanda à Allah : « O, mon Allah, Toi qui descendit le Livre, qui fait passer les nuages, mets en déroute les Coalisés. O mon Allah, mets-les en déroute, donne-nous la victoire et ébranle-les. » Puis il dit à ses combattants : « O gens, ne cherchez pas à rencontrer l’ennemi et demandez la délivrance à Allah. Mais si l’ennemi vient chez vous, résistez et sachez que le Paradis est sous l’ombre de: sabres. »

Lors de ses prières pendant le siège d’al-Khandaq, il dit aussi : « O Celui qui écoute les cris des tourmentés, ô Celui qui répond aux appels des nécessiteux, dissipe mon anxiété, ma défaillance et ma tourmente. Tu vois ce qui arrive à moi et à mes amis. »

 

L’attaque des Juifs contre les femmes et les enfants

 

Preuve que les Musulmans étaient extrêmement tourmentés par les tentatives répétées des Coalisés et par la pression que ces derniers faisaient augmenter chaque fois. Les chefs des Coalisés, qui connaissait la précarité de la situation des combattants musulmans suite à leurs dernières mesures, donnèrent le signal aux Banou Qouraydah d’occuper les Musulmans et de détourner leur intention er attaquant les fort où le commandement musulman avait abrité les femmes et les enfants et à se tenir prêts pour la grande offensive sur les positions musulmanes qui se trouvaient derrière le fossé.

 

Et effectivement, les Juifs exécutèrent ce qui leur fut demandé et s’attaquèrent aux forts qui abritaient les femmes et les enfants gênant ainsi considérablement les combattants musulmans dans leur surveillance constante sachant leurs parents menacés et c’est durant ces heures terrifiantes des nuits d’al-Khandaq, les Juifs des Banou Qouraydah s’attaquèrent lâchement aux femmes et aux enfants et essayèrent même de prendre les forts mais sans résultat.

 

Le commandement musulman avait, dès le début, demandé aux femmes de bouger des sabres sur les sommets des forts si elles voyaient un danger. C’était le signal convenu pour permettre aux combattants de venir au secours de leurs familles car il y avait peu d’hommes au regard de la longueur du fossé à surveiller et aux nombreuses troupes prêtes à envahir Médine. De plus, les forts ne se trouvaient pas trop éloignés des positions de l’armée musulmane et s’il n’y avait pas de garde permanente détachée aux forts, c’était à cause des patrouilles qui circulaient jour et nuit dans Médine.

 

At-Tabarani a rapporté le témoignage de Rafi’ Ibn Khadij qui a dit : « Il n’y avait pas de fort plus fortifié que celui des Banou Haritha. Le Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) y mis les femmes et les enfants et leur dit : « Si quelqu’un vient, faites signe avec un sabre. »

 

Un Qouraydi des Banou Tha’labah Ibn Sa’d surnommé Najdan des Banou Jahhach arriva à cheval et quand il s’approcha du fort, il demanda aux femmes : « Descendez et sortez, c’est mieux pour vous ! » Les femmes levèrent un sabre que virent les Compagnons du Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam). Un groupe de Musulmans se précipita à l’endroit et l’un d’entre eux Difr Ibn Rafi’ des Banou Haritha lui lanca un duel en disant : « Najdan, viens donc te mesurer à moi ! » Puis il le tua et lui trancha la tête qu’il ramena au Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam).

 

Les Juifs ne se contentèrent pas d’attaquer les femmes des Compagnons mais ils s’attaquèrent aussi aux femmes du Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) et aux autres femmes qui étaient avec elles dans le même fort.

 

Al-Bazar rapporte le récit suivant en s’appuyant sur le témoignage d’az-Zoubayr Ibn al-‘Awam : « En sortant pour al-Khandaq, le Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) laissa ses femmes et sa tante Safiyah dans un fort appelé Fari’ en compagnie de Hassan Ibn Thabit. »

 

Ibn Ishaq rapporta aussi selon ‘Abbad Ibn ‘AbdAllah Ibn az-Zoubayr, de son père qu’Ibn az-Zoubayr a dit : « Safiyah, la fille de ‘Abd al-Mouttalib était à Fari’, le fort de Hassan Ibn Thabit qui, lui aussi, était avec les femmes et les enfants, raconta : « Quand un des Juifs passa et commença à tourner autour du fort après que les Banou Qouraydah déclarèrent la guerre et déchirèrent ce qu’il y avait entre eux et le Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam). Personne n’était avec nous pour nous défendre tandis que le Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) et les Musulmans étaient face à l’ennemi, incapables de nous venir en aide si quelqu’un venait à se rapprocher. » Puis elle dit :

– « O Hassan, ce Juif comme tu vois rôde près du fort. Par Allah, j’ai peur qu’il ne découvre quelque point faible et aille le montrer aux autres Juifs et comme tu vois, le Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) et ses Compagnons sont occupés par autre chose. Descends et tue-le ! » Il dit :

– « Qu’Allah te pardonne, ô fille de ‘Abd al-Mouttalib ! Par Allah, je suis connu que je ne peux faire cela ! »

Safiyah (radhiyallahou ‘anha) poursuivit : « Quand il me dit cela et que j’ai vu qu’il n’allait rien faire, je pris un épieu, suis sortie du fort et l’ai tué avec. Puis je revins et j’ai dit : « Hassan, va et dépouille-le. Je n’ai pu le faire parce qu’il est un homme. » Il me répondit : « Quel besoin ai-je à le dépouiller, ô fille de ‘Abd al-Mouttalib. » »

 

Mais dans le récit d’al-Bazzar rapporté par l’auteur de Wafa’ al-Wafa’ tome I. p.302, ce Juif réussit à escalader le fort et surplomba les femmes du Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) mais il fut tué par Safiyah. Après l’avoir tué, Safiyah (radhiyallahou ‘anha) lui trancha la tête et la jeta aux Juifs qui étaient autour du fort. Ces derniers terrifiés se retirèrent croyant qu’il y avait des gardes musulmans et en se disant tout en fuyant : « Nous étions persuadé qu’il (le Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam)) n’avait laissé personne avec sa famille.»

 

Cette vile attaque des Juifs sur les faibles femmes et enfants angoissa les Musulmans et obligea le camp musulman à redoubler de vigilance en détachant d’autres groupes pour surveiller leurs familles.

 

L’étau se resserre

 

Quant aux polythéistes, ils remarquèrent cette baisse sensible d’effectif chez les Musulmans et voulurent par conséquent profiter de la situation. Ils resserrèrent davantage l’étau de toutes parts et harcelèrent les Musulmans jusqu’à l’épuisement si bien que ces derniers ne purent ni se reposer ou même accomplir leurs prières en les obligeant à se poster jour et nuit aux abords du fossé, les armes toujours à la main.

 

Extrêmement fatigués, constamment harcelés, toujours en alerte, le Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) et ses valeureux Compagnons ne purent accomplir la prière. Al-Maqrizi rapporta dans son livre Inta al-Asma’ l’état de tourmente insupportable de ces nuits terrifiantes et déterminantes pour le camp des Musulmans. Il dit entre autre : «…Ils (le Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) et ses Compagnons combattirent ce jour-là jusqu’à une partie de la nuit sans qu’aucun des Musulmans ne put quitter son poste et sans que le Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) n’eut la possibilité d’accomplir les prières du Zouhr, de ‘Asr, du Maghrib et de ‘Isha’. Ses Compagnons contraints dirent : « O Messager d’Allah, nous n’avons pas accompli de prière ! » Et lui de leur répondre : « Et moi non plus, par Allah, je n’ai pas fait de prière ! » Les prières ne furent effectuées qu’après qu’Allah eut défait les polythéistes et que chacun des deux camps revint chez lui. »

 

Ibn Kathir écrit aussi dans al-Bidayah wa an-Nihayah d’après Moussa Ibn ‘Ouqbah : « Les polythéistes encerclèrent les Musulmans si bien que ces derniers épousèrent la longueur du fossé et les assiégèrent ainsi de tous les côtés durant environ vingt nuits. »

Puis, Ibn Kathir continue en parlant de la tentative infructueuse des cavaliers associateurs d’atteindre le poste du Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) : « Ils se dirigèrent vers le campement du Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) ; une compagnie impressionnante qui fut combattue toute la journée, du matin jusqu’à la nuit !

« Quand le temps de la prière de ‘Asr arriva, la compagnie se rapprocha et le Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) ne put, ni d’ailleurs aucun de ses Compagnons qui étaient avec lui, faire la prière comme il le voulait. La compagnie ne décrocha qu’avec la nuit. Le Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) dit alors : « Ils nous ont détournés de la prière de ‘Asr. Qu’Allah remplisse leurs ventres, leurs cœurs et leurs tombes de feu. »

 

Dans al-Boukhari, il rapporté : « ‘Umar Ibn al-Khattab pendant le Fossé insulta les mécréants de Qouraysh après le coucher du soleil puis dit au Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) : « O Messager d’Allah, je n’ai pu prier qu’au moment où le soleil se coucha. »

– « Par Allah, je ne l’ai pas encore priée, » répondit le Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam). » Puis nous sommes descendus, dit ‘Umar, avec le Messager d’Allah (S.B sur lui) dans un terrain creux. Il fit ses ablutions pour la prière et nous de même, puis il accomplit la prière de ‘Asr après le coucher du soleil, et ensuite celle du Maghrib. »

 

Dans le Mousnad de l’Imam Ahmad, il rapporté qu’Ibn ‘Abbas a dit : « Le Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) combattit l’ennemi et ne se reposa pas jusqu’au moment où il remarqua qu’il avait retardé la prière de ‘Asr. Quand il s’en rendit compte, il dit : « O mon Allah, remplis de feu les maisons et les cœurs de ceux qui nous ont empêchés de faire la prière du Milieu ! »

 

Toujours, dans le Mousnad de l’Imam Ahmad et d’après Ibn Mas’oud : « Les polythéistes durant le Fossé détournèrent le Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) de quatre prières. Il demanda alors à Bilal de lancer l’appel. Ce dernier lanca l’appel puis le Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) a accompli les prières de Zouhr, ‘Asr, Maghrib et ‘Isha’. »

 

Après un siège des plus éprouvants de vingt-deux nuits sans interruption et tous les facteurs unis contre cette petite armée, les combattants étaient au bord de la chute au milieu d’une mer de coalisées. Tout présageait l’anéantissement total des Musulmans ou leur capitulation définitive et sans rémission.

L’angoisse, la tourmente, le froid glacial, la misère, la faim, le manque de vêtements et de sommeil, la désertion des hypocrites, leur propagande et rumeurs venimeuse secouèrent terriblement les combattants musulmans,

 

Les dernières nuits décisives du Fossé furent vraiment un test éprouvant ou Allah, à Lui les Louanges et la Gloire, mis encore une fois à rude épreuve la Nation de Muhammad pour reconnaitre (et Il est le Plus Savant) le loyal du menteur et séparer le bon grain de l’ivraie et ne résistèrent avec le Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) pendant ces sombres nuits que ceux qui avaient une foi solide et une confiance inébranlable.

Certains historiens ont rapporté que seul trois cents combattants restèrent sur le front avec le Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) et que pouvait faire trois cents hommes manquant de tout sauf de la foi devant onze mille guerriers qui ne manquaient de rien sur le plan matériel ?

 

Voici le témoignage d’un des fidèles Compagnons du Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) rapporté par al-Hakam et al-Bayhaqi de ‘Ikrimah Ibn ‘Amar de Houdayfah Ibn al-Yaman qui raconta ce qu’ils firent avec le Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) et ceux qui étaient avec lui (avec Houdayfah) jurèrent par Allah que s’ils étaient présents, ils auraient fait ceci et fait cela.

« Tu nous aurais vu la nuit des Coalisés, » leur dit-il, « en rangée et assit pendant qu’Abou Soufyan et ses hommes étaient en amont de nous et que les Juifs de Qouraydah étaient en aval, qui menaçaient nos enfants.

Et ne tomba sur nous que cette nuit-là, une nuit aussi sombre accompagnée d’un vent très violent qui tonnait. L’obscurité était telle qu’aucun de nous ne voyait son doigt, les hypocrites demandèrent la permission de se retirer en prétextant que leurs maisons étaient exposées alors qu’elles ne l’étaient pas.

Il (le Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam)) permit à quiconque d’entre eux qui le demanda de se retirer et ils se dérobèrent tous au point où nous ne restâmes que trois cents ou dans les trois cents. »

 

Dans Ibn Ishaq, Muhammad Ibn Ka’b al-Qardi a dit : « Un homme des gens de Koufa demanda à Houdayfah Ibn al-Yaman : « O, Aba ‘AbdAllah, as-tu vu le Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) et l’as-tu accompagné ? »

– « Oui, ô fils de mon frère, » lui répondit-il.

– « Comment faisiez-vous alors avec lui ? » lui demanda-t-il encore.

– « Nous nous efforcions…, » dit Houdayfah.

– « Par Allah, si nous étions avec lui, nous ne l’aurions pas laissé marcher sur la terre, nous l’aurions pris sur nos épaules. »

– « O, fils de mon frère, si tu étais là lors du Fossé avec le Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) qui pria tard dans la nuit et qui après s’était retourné vers nous en disant : « Qui va voir ce qu’a fait l’ennemi et revenir ? Je prie Allah qu’il (cet homme) sera mon Compagnon dans le Paradis. »

Aucun d’entre nous ne se leva, en cet instant-là, à cause de l’intense peur, de la faim aigue et du froid très piquant. En constatant que personne ne se levait, il m’a alors appelé alors que je ne pouvais me lever. Puis, il me dit : « O Houdayfah, va et faufile-toi dans le camp ennemi. Observe et ne prends aucune initiative jusqu’à ton retour. »

 

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