SIRAH

Biographie du Messager d'Allah

Les morts dans les rangs des polythéistes

 

– Des Banou ‘Abd ad-Dar Ibn Qoussay (les porteurs de l’étendard).

  1. Talha Ibn Abou Talha, tué par az-Zoubayr Ibn al-‘Awwam.
  2. Abou Sa’id Ibn Abou Talha, tué par Sa’d Ibn Abou Waqqas.
  3. ‘Uthman Ibn Abou Talha, tué par Hamza Ibn ‘Abd al-Mouttalib.
  4. Moussa’if Ibn Abou Talha, tué par ‘Assim Ibn Thabit Ibn Abou al-Aflah.
  5. Al-Joullas Ibn Talha Ibn Abou Talha, tué par ‘Assim Ibn Thabit Ibn Abou al-Aflah.
  6. Al-Harith Ibn Talha Ibn Abou Talha, tué par Qouzman.
  7. Kilab Ibn Talha Ibn Abou Talha, tué par Qouzman (selon Ibn Hisham, il fut tué par ‘Abd ar-Rahman Ibn ‘Awf).
  8. Arta’a Ibn Shourahbil Ibn Hashim Ibn ‘Abd al-Manaf Ibn ‘Abd ad-Dar, tué par Hamza Ibn ‘Abd al-Mouttalib.
  9. Abou Yazid Ibn ‘Oumayr (le frère de Mous’ab Ibn ‘Oumayr) Ibn Hashim Ibn ‘Abd al-Manaf Ibn ‘Abd ad-Dar, tué par Qouzman.
  10. Al-Qasit Ibn Sharih Ibn Hashim Ibn ‘Abd al-Manaf Ibn ‘Abd ad-Dar, tué par Qouzman.
  11. Sou’ab (un esclave Abyssin), tué par Qouzman (par ‘Ali Ibn Abou Talib, selon d’autres et par Sa’d Ibn Abou Waqqas, selon encore d’autres).

 

– Des Banou Asd Ibn ‘Abd al-Ouzzah Ibn Qoussay

  1. ‘AbdAllah Ibn Hamid Ibn Zouhayr Ibn al-Harith Ibn Assad, tué par ‘Ali Ibn Abou Talib.

 

– Des Banou Zahra Ibn Kilab

  1. Abou al-Hakam Ibn al-Akhnas Ibn Shariq Ibn ‘Amrou ath-Thaqafi, tué par Ali Ibn Abou Talib.
  2. Sabba’ Ibn ‘Abd al-Ouzzah al-Ghabachani al-Khouza’i, tué par Hamza Ibn ‘Abd al-Mouttalib.

 

– Des Banou Makhzoum Ibn Yaqdha

  1. Hisham Ibn Abou Oumayyah Ibn al-Moughirah (le cousin de Khalid Ibn al-Walid), tué par Qouzman.
  2. Al-Walid Ibn al-‘As Ibn Hisham Ibn al-Moughirah, tué par Qouzman.
  3. Abou Oumayyah Ibn Abou Houdhay Ibn al-Moughirah, tué par ‘Ali Ibn Abou Talib.
  4. Khalid Ibn al-A’lam (allié des Banou Makhzoum), tué par Qouzman.

 

– Des Banou Joumah

  1. Abou Ouzzah, Amrou Ibn ‘AbdAllah Ibn ‘Oumayr Ibn Wahb, tué sur l’ordre du Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) après qu’il tomba en captivité.
  2. ‘Oubay Ibn Khalaf Ibn Wahb, tué par le Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam).

 

– Des Banou ‘Amir Ibn Lou’ay

  1. ‘Oubaydah Ibn Jabir, tué par Qouzman.
  2. Shaybah Ibn Malik Ibn al-Mouzarrab, tué par Qouzman selon Ibn Hisham, (tué par ‘AbdAllah Ibn Mas’oud selon d’autres).

 

Nous avons là les noms des vingt-deux polythéistes tués à Ouhoud, selon Ibn Ishaq. Cependant dans d’autres sources, on trouve que Sa’d Ibn Abou Waqqas tua trois polythéistes dans la dernière offensive d’Abou Soufyan sur la position du Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) et de ses Compagnons (Ibn Qayyim, Zad al-Mi’ad, t.2, p.240).

 

Ibn Ishaq rapporte aussi le témoignage d’az-Zoubayr disant qu’Abou Doujana tua un des Qouraysh. Ka’b Ibn Malik, le Compagnon très connu témoigna aussi qu’Abou Doujana avait tué un des polythéistes (Al-Bidayah wa an-Nihayah, t.IV, p.17).

 

Dans as-Sirah al-Halabiya, t.2, p.30, on trouve ceci : « Au cours de la retraite des Musulmans vers les hauteurs d’Ouhoud, al-Harith Ibn as-Simma tua ‘Uthman Ibn ‘AbdAllah Ibn al-Moughirah qui essaya d’intenter à la vie du Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) et qu’Abou Doujana tua ‘Oubaydallah al-Jabiri.

 

On peut ajouter enfin, la mort de Mou’awiyyah Ibn al-Moughirah Ibn Abou al-‘As (le grand-père de ‘Abd al-Malik Ibn Marwan du côté de la mère), mort survenue des mains de Zayd Ibn Haritha et de ‘Ammar Ibn Yassir, quatre jours après la bataille d’Ouhoud.

 

Ouhoud dans le Qur’an

 

Le Noble Qur’an traite de cette bataille avec abondance et soixante Versets abordent l’ensemble des évènements de la bataille (préparatifs, victoire des Musulmans puis catastrophe des archers, etc.).

Au début, le Qur’an parle de la première étape de la mobilisation et de la préparation en ces termes : « Lorsqu’un matin, tu (Muhammad) quittas ta famille, pour assigner aux croyants les postes de combat et Allah est Audient et Omniscient. » (Qur’an 3/121)

 

Puis, le Qur’an signale le comportement sournois des hypocrites qui rebroussèrent chemin dans le but de provoquer la dislocation des Musulmans : « …et qu’Il distingue les hypocrites. On avait dit à ceux-ci : « Venez combattre dans le sentier d’Allah, ou repoussez [l’ennemi»] ils dirent : « Bien sûr que nous vous suivrions si nous étions sûrs qu’il y aurait une guerre. » Ils étaient, ce jour-là, plus près de la mécréance que de la foi. Ils disaient de leurs bouches ce qui n’était pas dans leurs cœurs. Et Allah sait fort bien ce qu’ils cachaient. » (Qur’an 3/167)

 

« Ceux qui sont restés dans leurs foyers dirent à leurs frères : « S’ils nous avaient obéi, ils n’auraient pas été tués. » Dis : « Ecartez donc de vous la mort, si vous êtes véridiques ». » (Qur’an 3/168)

 

Comme il révèle aussi la véritable raison qui évita la division de l’armée musulmane avant son arrivée à Ouhoud par la désertion des trois cents hypocrites : « Quand deux de vos groupes songèrent à fléchir ! Alors qu’Allah est leur allié à tous deux ! Car, c’est en Allah que les croyants doivent placer leur confiance. » (Qur’an 3/122)

 

Selon les exégètes et les auteurs de Biographie, les deux partis qui faillirent retourner sur leurs pas furent les Banou Salma de la tribu Khazraj et les Banou Haritha de la tribu Aws. Mais Allah les prémunis de la tentation et c’est ce qui les encouragea à continuer le chemin et à combattre auprès du Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam).

Le Qur’an témoigne encore par l’enregistrement de la victoire rapide du début de la bataille puis de l’ahurissante défaite des Musulmans qui s’ensuivit sans oublier de signaler le désaccord des archers, lesquels furent pardonnés en dépit de la grave erreur : « Et certes, Allah a tenu Sa promesse envers vous, quand par Sa permission vous les tuiez sans relâche, jusqu’au moment où vous avez fléchi, où vous vous êtes disputés à propos de l’ordre donné, et vous avez désobéi après qu’Il vous eut montré (la victoire) que vous aimez ! Il en était parmi vous qui désiraient la vie d’ici-bas et il en était parmi vous qui désiraient l’au-delà. Puis Il vous a fait reculer devant eux, afin de vous éprouver. Et certes Il vous a pardonné. Et Allah est Détenteur de la grâce envers les croyants. » (Qur’an 3/152)

 

Par ailleurs, Allah le Très-Haut parle aussi de la débâcle des Musulmans et de la courageuse intervention du Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) : « (Rappelez-vous) quand vous fuyiez sans vous retourner vers personne, cependant que, derrière vous, le Messager vous appelait. Alors Il vous infligea angoisse sur angoisse, afin que vous n’ayez pas de chagrin pour ce qui vous a échappé ni pour les revers que vous avez subis. Et Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. » (Qur’an 3/153)

 

La démoralisation qui toucha une partie des Musulmans après la fausse rumeur de la mort du Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) est aussi mentionnée dans le Qur’an ainsi que le rappel de la simple humanité de leur Compagnon : « Muhammad n’est qu’un messager – des messagers avant lui sont passés. S’il mourait, donc, ou s’il était tué, retourneriez-vous sur vos talons ? Quiconque retourne sur ses talons ne nuira en rien à Allah ; et Allah récompensera bientôt les reconnaissants. » (Qur’an 3/144) 

 

Dans la même sourate (La famille d’Imran), Il, à Lui les Louanges et la Gloire, signale aussi :

  1. Le désir des Musulmans d’avant la bataille et leur insistance à rencontrer l’ennemi en dehors de Médine : « Bien sûr, vous souhaitiez la mort avant de la rencontrer. Or vous l’avez vue, certes, tandis que vous regardiez. » (Verset 143)

 

  1. La fuite des rares Compagnons vers Médine après la défaite : « Ceux d’entre vous qui ont tourné le dos, le jour où les deux armées se rencontrèrent, c’est seulement le Diable qui les a fait broncher, à cause d’une partie de leurs (mauvaises) actions. Mais, certes, Allah leur a pardonné. Car vraiment Allah est Pardonneur et Indulgent ! » (Verset 155)

 

  1. La responsabilité des archers et de l’ensemble des Compagnons dans la défaite : « Quoi ! Quand un malheur vous atteint – mais vous en avez jadis infligé le double – vous dites : « D’où vient cela ? » Réponds-leur : « Il vient de vous-mêmes. » Certes Allah est Omnipotent. » (Verset 165)

 

  1. La peur de la mort dont Allah seul à le pouvoir : « Personne ne peut mourir que par la permission d’Allah, et au moment prédéterminé. » (Verset 145)

 

  1. Un rappel historique qui montre que Muhammad et ses Compagnons ne furent pas les premiers à subir des échecs dans leur lutte pour la cause d’Allah : « Combien de Prophètes ont combattu, en compagnie de beaucoup de disciples, ceux-ci ne fléchirent pas à cause de ce qui les atteignit dans le sentier d’Allah. Ils ne faiblirent pas et ils ne cédèrent point. Et Allah aime les endurants. » (Verset 146) 

 

  1. Sa décision quant au rôle imparti par lui à la guerre : « Ne vous laissez pas battre, ne vous affligez pas alors que vous êtes les supérieurs, si vous êtes de vrais croyants. Si une blessure vous atteint, pareille blessure atteint aussi l’ennemi. Ainsi faisons-Nous alterner les jours (bons et mauvais) parmi les gens, afin qu’Allah reconnaisse ceux qui ont cru, et qu’Il choisisse parmi vous des martyrs – et Allah n’aime pas les injustes, et afin qu’Allah purifie ceux qui ont cru, et anéantisse les mécréants. » (Versets 139 à 141)
  2. Son but par cette défaite : « Allah n’est point tel qu’Il laisse les croyants dans l’état où vous êtes jusqu’à ce qu’Il distingue le mauvais du bon. Et Allah n’est point tel qu’Il vous dévoile l’Inconnaissable. Mais Allah choisit parmi Ses Messagers qui Il veut. Croyez donc en Allah et en Ses Messagers. Et si vous avez la foi et la piété, vous aurez alors une récompense énorme. » (Verset 179)

 

« Comptez-vous entrer au Paradis sans qu’Allah ne distingue parmi vous ceux qui luttent et qui sont endurants ? » (Verset 142)

 

  1. Le calme et la tranquillité qui descendirent subitement sur tous le Compagnons du Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam), même sur ceux qui doutèrent : « Puis Il fit descendre sur vous, après l’angoisse, la tranquillité, un sommeil qui enveloppa une partie d’entre vous, tandis qu’une autre partie était soucieuse pour elle-même et avait des pensées sur Allah non conformes à la vérité, des pensées dignes de l’époque de l’Ignorance. – Ils disaient : « Est-ce que nous avons une part dans cette affaire ? » Dis : « L’affaire toute entière est à Allah. » Ce qu’ils ne te révèlent pas, ils le cachent en eux-mêmes : « Si nous avions eu un choix quelconque dans cette affaire, disent-ils, Nous n’aurions pas été tués ici. » Dis : « Eussiez-vous été dans vos maisons, ceux pour qui la mort était décrétée seraient sortis pour l’endroit où la mort les attendait. Ceci afin qu’Allah éprouve ce que vous avez dans vos poitrines, et qu’Il purifie ce que vous avez dans vos cœurs. Et Allah connaît ce qu’il y a dans les cœurs. » (Verset 154)

 

  1. Ceux qui pensèrent contacter ‘AbdAllah Ibn ‘Oubay pour qu’il intervienne en leur faveur auprès de Qouraysh : « Ô les croyants ! Si vous obéissez à ceux qui ne croient pas, ils vous feront retourner en arrière. Et vous reviendrez perdants. Mais c’est Allah votre Maître. Il est le meilleur des secoureurs. » (Versets 149, 150)

 

  1. La joie et le comportement des hypocrites après la bataille ainsi que son conseil à l’adresse des Musulmans : « Ô les croyants ! Ne soyez pas comme ces mécréants qui dirent à propos de leurs frères partis en voyage ou pour combattre : « S’ils étaient chez nous, ils ne seraient pas morts, et ils n’auraient pas été tués. » Allah en fit un sujet de regret dans leurs cœurs. C’est Allah qui donne la vie et la mort. Et Allah observe bien ce que vous faites. Et si vous êtes tués dans le sentier d’Allah ou si vous mourez, un pardon de la part d’Allah et une miséricorde valent mieux que ce qu’ils amassent. Que vous mouriez ou que vous soyez tués, c’est vers Allah que vous serez rassemblés. » (Versets 156 à 158)

« N’aie (ô Muhammad) aucun chagrin pour ceux qui se jettent rapidement dans la mécréance. En vérité, ils ne nuiront en rien à Allah. Allah tient à ne leur assigner aucune part de biens dans l’au-delà. Et pour eux il y aura un énorme châtiment. » (Verset 176)

  1. la noble et courageuse intervention du Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) aux moments les plus difficiles de la bataille : « C’est par quelque miséricorde de la part d’Allah que tu (Muhammad) as été si doux envers eux ! Mais si tu étais rude, au cœur dur, ils se seraient enfuis de ton entourage. Pardonne-leur donc, et implore pour eux le pardon (d’Allah). Et consulte-les à propos des affaires; puis une fois que tu t’es décidé, confie-toi donc à Allah, Allah aime, en vérité, ceux qui Lui font confiance. » (Verset 159)

 

  1. La réussite de l’expédition d’Hamra al-Assad, de la bravoure et la fidélité des Musulmans malgré les blessures : « Ceux qui, quoiqu’atteints de blessure, répondirent à l’appel d’Allah et du Messager, il y aura une énorme récompense pour ceux d’entre eux qui ont agi en bien et pratiqué la piété. Certes ceux auxquels l’on disait : « Les gens se sont rassemblés contre vous ; craignez-les » – cela accrut leur foi – et ils dirent : « Allah nous suffit ; Il est notre meilleur garant. » Ils revinrent donc avec un bienfait de la part d’Allah et une grâce. Nul mal ne les toucha et ils suivirent ce qui satisfait Allah. Et Allah est Détenteur d’une grâce immense. » (Versets 172 à 174)

 

 

 

[1] Sirah Ibn Hisham, t.II, p.101

[2] As-Sirah al-Halabiya, t.II, pp.49-50.

[3] ‘Abdoullah et Souhayl Ibn Rafi’ des Banou ‘Abd al-’Ashhal.

[4] Sirah Ibn Hisham, t.II, p. 101.

[5] As-Sirah al-Halabiya, t.II, p.50

[6] Hamra al-Assad, un endroit à huit miles de Médine.

[7] As-Sirah al-Halabiya, t.II, p.49.

[8] Al-Isti‘ab d’ibn ‘Abd al-Bar, p.434.

[9] As-Sirah al-Halabiya, t.II, p.50

 

Views: 0