SIRAH

Biographie du Messager d'Allah

Les activités militaires des Musulmans avant la bataille d’Ouhoud

 
Entre les batailles de Badr et d’Ouhoud, il y eut ce qu’on peut appeler des escarmouches militaires entre les Musulmans d’une part, Qouraysh, une partie des Juifs et les polythéistes arabes d’autre part. Mais, il faut signaler, que ces ennemis, dans leurs agressions, n’étaient pas du tout unis dans un front commun, au bénéfice des Musulmans qui surent être les plus actifs et les plus efficaces.
 
Durant ce très court intervalle, les actions militaires ressemblaient beaucoup plus à des blitzkriegs ou des guerres éclairs exécutées par des commandos musulmans qui surprenaient chaque ennemi dans son lieu de rassemblement avant même qu’il ne se mit en marche sur Médine. En d’autres termes, il n’y eut pas de véritables accrochages pendant cette période.
 
En prenant en compte le siège des Banou Qaynouqa’ et l’exécution de Ka’b Ibn al-Ashraf, on peut résumer ces activités militaires ainsi :


 
1. L’expédition des Banou Soulaym
 
Ce fut le Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) en personne qui commanda le premier détachement militaire composée de deux cents combattants sur le territoire des Banou Soulaym[1] et de Ghatafan[2], au point d’eau dit Qarqara al-Koudr situé à huit étapes de Médine sur la route commerciale orientale entre La Mecque et la Syrie.
 
Le Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) eu de sérieuses raisons quand il décida de diriger lui-même ce détachement. Il reçut, des informations très sures l’avertissant que les tribus de Ghatafan et Soulaym s’étaient militairement unifiées et mobilisaient leurs troupes pour razzier prochainement Médine.
 
Ces troupes ennemies qui se préparaient fébrilement à la razzia de la communauté musulmane ne s’attendaient pas à voir arriver sur leur lieu de rassemblement le Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) et ses 200 Compagnon et à la vue de la troupe musulmane, les guerriers de Ghatafan et de Soulaym s’enfuirent rapidement dans la nature. Eux qui s’apprêtaient à partir en guerre contre les Musulmans, ne trouvèrent comme seule riposte que la clef des champs et s’enfuirent en laissant derrière eux cinq cents chameaux que les Musulmans n’eurent aucune peine à prendre comme butin de guerre.
 
Leur surprise fut si grande qu’ils n’eurent même pas le courage de se montrer pendant les trois jours que le Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) et ses Compagnons passèrent dans leur territoire. Cette expédition qui fut un succès pour les Musulmans eut lieu dans les derniers jours de Shawwal de l’an 02 de l’Hégire.

 
2. La course poursuite d’as-Souwayq
 
Dans cette expédition précipitamment exécutée durant le mois de Dzoul Hijjah de la même année, le Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) sortit rapidement avec quelques Compagnons à la poursuite d’une troupe de cavaliers de Qouraysh commandée par Abou Soufyan Ibn Harb qui eut le courage de s’attaquer à Médine.
 
Comment cela se produit-il ?
 
Après la défaite de Badr, Abou Soufyan jura de ne pas se laver la tête et cela avait certainement une signification pour les Arabes, qu’après avoir razzié le Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) dans son propre fief. C’était en quelque sorte un défi qu’il s’était lancé à lui-même.
 
Et, pour relever son propre défi, il monta une escorte de deux cents cavaliers, tous de Qouraysh, puis se dirigea avec sa troupe vers Médine. Mais, sur place, il n’osa pas s’attaquer de front à la ville du Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam). Cependant, ce qu’il commit ressembla beaucoup plus à un acte de brigand qu’à un fait d’arme digne d’un guerrier.
 
En effet, pour commettre son forfait, Abou Soufyan, en arrivant sur place, élabora avec précaution un plan qui fut scrupuleusement accompli à large échelle. D’abord, il désigna un endroit discret où ses cavaliers bivouaquèrent dissimulés des regards curieux. Puis, à la faveur de la nuit, il s’infiltra discrètement dans la ville où il rencontra dans un tête-à-tête secret Sallam Ibn Mashkam, le seigneur des Banou an-Nadr qui ne fut pas avare en renseignements. Ensuite, il revint au bivouac avec les précieuses informations qui lui facilitèrent l’élaboration de son agression et envoyer dans les jardins musulmans un groupe de cavaliers qui allèrent exécuter scrupuleusement ses ordres. Ces cavaliers n’hésitèrent aucunement à tuer deux paysans musulmans et provoquer des incendies criminels dans un ensemble de palmiers, avant de se retirer précipitamment vers leur base arrière.
 
Cependant, quoique réussie, leur retraite ne se passa pas dans les mêmes conditions de leur arrivée et ils furent vite repérés par les Musulmans ce qui facilita donc en quelque sorte l’organisation de la riposte. En effet, pendant que Médine s’occupait à limiter les dégâts dans les vergers et à prodiguer les premiers secours, le Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) était déjà parti sur la route avec un groupe de Musulmans à la poursuite d’Abou Soufyan et de ses hommes de main.
 
Malheureusement, ces derniers réussirent à décrocher et à prendre une sérieuse avance qui leur permit de se sauver. Dans leur fuite précipitée, ils se débarrassèrent d’as-Souwayq (un mélange arabe de céréales) pour ne pas gêner et encombrer les chevaux dans leur course. C’est de ce fait, que l’on donna ce nom à cette agression et à cette course poursuite. Quant au Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) et ses Compagnons, ils revinrent sur leurs pas sans qu’ils avoir pu rattraper les fuyards bien que leur poursuite les menèrent jusque dans la région de Qarqar al-Koudra.

 
3. L’expédition de Dzou ‘Amr
 
Cette expédition eut lieu au mois de Mouharram de l’an 03 de l’Hégire et fut commandée également par le Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) ou participèrent pas moins de quatre cent cinquante combattants musulmans, fantassins et cavaliers confondus contre des bédouins qui s’apprêtaient à agresser Médine. Numériquement parlant, elle fut la plus importante avant la bataille d’Ouhoud.
 
Agissant toujours sur renseignements l’informant que les Tha’labah[3] et les Mouharib[4] rassemblaient leurs troupes en vue d’attaquer Médine, le Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) en tant que stratège militaire constitua rapidement cette troupe et se dirigea sans délai vers l’endroit où les tribus avaient décidés de se rassembler ; Dzou ‘Amr, un point d’eau appartenant à ces deux tribus d’où, le nom de cette expédition.
 
Il faut dire ici qu’un heureux concours de circonstances facilita la tâche des Musulmans dans leurs efforts pour repérer l’endroit. En effet, en cours de route, un homme des Banou Tha’labah, du nom de Houbab, tomba entre leurs mains et leur servit de guide dans le territoire de ces tribus après qu’il eut bien sur embrassé l’Islam.
 
Cependant, le Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) et ses Compagnons ne purent profiter de l’effet de surprise malgré le précieux apport de ce nouveau musulman car, ces bédouins qui se préparaient à razzier Médine eurent vite fait de se disperser dans les montagnes avant même l’arrivée de la troupe musulmane. Le Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) toutefois resta avec ses hommes durant un mois près de ce point d’eau à défier les fuyards mais surtout à leur faire comprendre que les Musulmans étaient suffisamment forts pour non seulement défendre leur ville mais aussi pour choisir n’importe quel champ de bataille.

 
4. L’expédition de Bourhan
 
Cette expédition, qui dura deux mois, débuta au mois de Rabi’ Awwal de l’an 03 de l’Hégire, aussitôt que le Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) fut informé que la tribu des Banou Soulaym préparait activement ses troupes pour une très proche razzia de Médine.
 
Cette fois aussi, le Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) et trois cents Compagnons arrivèrent trop tard au lieudit Bourhan (dans le Hijaz) déserté par les Banou Soulaym de peur de se voir battus à plate couture. Mais, pour des buts tactiques, le Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) préféra rester deux mois avec ses hommes à inspecter les parages et les habitations de ces prétendus guerriers qui n’osèrent même pas défendre leurs terres.

 
5. L’expédition de Zayd Ibn Haritha
 
De toutes les expéditions préventives organisées par les Musulmans, celle-ci fut la plus profitable sur le plan du résultat immédiat, non seulement à cause du nouveau succès qu’elle apporta à la cause de l’Islam, mais surtout à cause de la victoire que les Musulmans venaient de remporter devant Qouraysh et pour la simple raison que la troupe commandée par Zayd Ibn Haritha réussit à surprendre une caravane de Qouraysh soit disant protégée par Abou Soufyan Ibn Harb et Safwan Ibn Oumayyah.
 
Pour plus d’éclaircissement, il est nécessaire de reprendre depuis le début, plus précisément depuis la défaite de Qouraysh à Badr. Depuis cette défaite, les seigneurs Qouraysh craignaient désormais la route commerciale occidentale qui passait tout près de la région de Yathrib devenue sous contrôle musulman. Cette route, qui était le plus court chemin vers les marchés de Syrie, n’était plus sure pour leurs activités commerciales ce qui, les obligea à changer l’itinéraire de leurs caravanes et de prendre la route orientale, une route beaucoup plus longue et éprouvante qui passait par le Najd et l’Irak pour arriver finalement en Syrie. Autrement dit, les seigneurs Qouraysh furent contraints d’astreindre leurs caravanes à ce long détour plutôt que de les voir constamment menacées par les Musulmans.
 
Et, comme Qouraysh ne connaissait pas cette route, elle loua les services d’un pisteur Najdi appelé Fourat Ibn Hayyan pour indiquer aux caravaniers l’itinéraire à suivre pour leur premier voyage. La caravane ayant à sa tête Safwan Ibn Oumayyah et escortée par Abou Soufyan et sa garde prit donc la nouvelle route.
 
Mais, comment les Musulmans purent-ils en être informés?
Aussi simple que cela puisse paraitre bien qu’on ne connaisse pas tous les détails, tout commença pour les Musulmans dans une taverne juive à Médine, quand un trio de consommateurs aborda les affaires tout en buvant bien avant que les substances enivrantes ne deviennent illicites et comme le vin délie si bien les langues, le polythéiste Nou’aym Ibn Mas’oud parla en détail de la caravane des Qourayshite, de son itinéraire et de sa garde à Kinana Ibn Abou al-Houqayq le Juif et Soulayt Ibn an-Nou’man le Musulman qui rapporta bien évidemment ces renseignements au Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam), lequel n’attendit pas trop longtemps envoyer cents combattants sous le commandement de Zayd Ibn Haritha avec la stricte recommandation de saisir toute la caravane.
 
Cette fois, les Musulmans ne laissèrent aucune chance à Abou Soufyan pour rééditer son exploit de Badr. A Badr, rappelons-le, il réussit à sauver la caravane pour laquelle étaient sortis le Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) et ses Compagnons. Cette fois, Zayd Ibn Haritha surprit tous les caravaniers sur le chemin du retour alors que les chameaux s’étaient arrêtés pour s’abreuver au point d’eau de Qaradah dans le Najd. Safwan Ibn Oumayyah, Abou Soufyan, sa garde et le reste des caravaniers n’eurent que le temps de s’enfuir laissant aux Musulmans toute la caravane. Disons, en passant, que l’historien al-Hafiz Isma’il Ibn Kathir estima la valeur de ce butin à cent mille (100.000) pièces d’or que le Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) répartit selon le verset du Qur’an : un cinquième pour le trésor publique et les quatre autres cinquièmes entre les éléments ayant participé à l’expédition.
 
Avec cette saisie, sept mois seulement après Badr, les Qouraysh se virent une nouvelle fois humiliés devant toutes les tribus arabes. Les sentiments de haine et de vengeance avec cette nouvelle perte trouvèrent, par conséquent, une raison supplémentaire de se multiplier davantage.

 
Les préparatifs de Qouraysh
 
Ouhoud, la seconde bataille du Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) et de l’Islam, fut une amère et sanglante bataille. Le 15 Shawwal de l’an 03 de l’Hégire, les deux camps irrémédiablement inconciliables se jetèrent l’un sur l’autre dans un combat impitoyablement impressionnant où le cliquetis des armes reprit de plus bel après sept mois de relative accalmie. Ce jour-là, le devoir appela le Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) et ses Compagnons à faire face aux partisans de l’incroyance et de l’agression, qui voulurent à tout prix prendre leur revanche après Badr.
 
Les Qouraysh, les désignés en question, jurèrent, après leur défaite, de venger leurs morts et, par-là, de panser les blessures de plus en plus béantes, à l’instar de la mésaventure de la caravane.
 
Avant de venir finalement ce jour-là aux abords de Médine et de croiser le fer avec les Musulmans, les Qouraysh, par l’intermédiaire de leurs seigneurs et notables, entamèrent d’abord des consultations à Dar an-Nadwa pour discuter et décider des mesures qu’ils voyaient nécessaires pour l’expédition militaire sur Médine.
 
L’objectif des polythéistes de Qouraysh, comme nous le voyons, était donc clair : la réunion de leurs seigneurs, par conséquent, avait à son ordre du jour que la conjugaison des efforts et l’organisation des préparatifs de l’expédition. En bref, il n’y eut pas de divergences entre ces seigneurs.
 
Cependant, il faut signaler que certains se montrèrent plus zélés et plus actifs que d’autres à l’exemple de ‘‘Ikrimah Ibn Abou Jahl, Safwan Ibn Oumayyah, Abou Soufyan Ibn Harb et ‘AbdAllah Ibn Abou Rabi’ah. En réalité, ce quatuor était les provocateurs permanent des tribus de Qouraysh et même des tribus voisines comme Kinana et Thaqif contre le Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam).
 
Dans Dar an-Nadwa, toute l’assemblée adopta unanimement la proposition avancée par ces quatre seigneurs et qui consistait à consacrer un fonds de cent cinquante mille dinars en or pour attaquer la ville du Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam). Ce fonds ne furent en fait constitués que des biens et des chameaux de la caravane qui échappèrent à Badr car Qouraysh avait vu que ces biens étaient maudits et que l’affront et la honte ne devaient être lavés qu’avec eux. (As-Sirah al-Halabiya, t.2. p. 13)
 
A propos de ces préparatifs, Allah dit dans son Noble Qur’an : « Ceux qui ne croient pas dépensent leurs biens pour éloigner (les gens) du sentier d’Allah. Or, après les avoir dépensés, ils seront pour un sujet de regret. Puis ils seront vaincus, et tous ceux qui ne croient pas seront rassemblés vers l’Enfer. » (Qur’an 8/36).
 
Les Qouraysh acceptèrent aussi la proposition de Safwan Ibn Oumayyah pour ouvrir les portes du volontariat aux tribus voisines au nom de Qouraysh pour intégrer son armée. Et, pour le succès de l’enrôlement et de l’adhésion des tribus Kinana, ils choisirent deux poètes de la tribu Joumah (une tribu des Qouraysh) : Mousafi Ibn ‘Abd al-Manaf Ibn Wahb Ibn Houthafa Ibn Joumah et Abou ‘Azza ‘Amrou Ibn ‘AbdAllah.
 
Ces deux poètes se rendirent dans les tribus Kinana et ne revinrent à La Mecque qu’après avoir réussi dans leur mission de propagande à tel point qu’un bon nombre de Kinani furent convaincus de s’enrôler dans l’expédition. Il faut dire ici qu’à cette époque, la poésie jouait un très grand rôle dans la vie sociale des Arabes.
 
Enfin prêts, le jour du départ approcha pour Qouraysh qui réussit à mobiliser trois mille hommes avec trois mille chameaux pour le transport des troupes. Dans cette véritable armée, le nombre des cavaliers fut estimé à deux cents sans parler des sept cents boucliers de protection. Ils organisèrent aussi leur armée selon un code reconnu : le commandement général à Abou Soufyan Ibn Harb, celui de la cavalerie à Khalid Ibn al-Walid soutenu par ‘‘Ikrimah Ibn Abou Jahl et le port de l’étendard sous la responsabilité des Banou ‘Abd ad-Dar Ibn Qoussay. L’étendard avait chez les tribus arabes une importance majeure et il ne devait à aucun prix chuter sinon cela signifiait la défaite.
 
Enfin, pour plus de détermination et de mobilisation, Qouraysh permirent à ses chefs militaires d’être accompagnés par leurs femmes. Cette mesure avait aussi une autre fonction : empêcher les troupes et leurs chefs, à la vue de ces femmes, de fuir le champ de bataille au cas où l’affrontement serait très dur.
 
Quinze femmes participèrent à l’expédition d’Ouhoud. Parmi elles :
1. Hind Bint ‘Outbah Ibn Rabi’ah, la femme d’Abou Soufyan.
2. Oum Hakim Bint al-Harith Ibn Hisham Ibn al-Moughirah, la femme de ‘‘Ikrimah Ibn Abou Jahl.
3. Fatima Bint al-Walid Ibn al-Moughirah, la femme d’al-Harith Ibn Hisham Ibn al-Moughirah.
4. Barza Bint Mas’oud Ibn ‘Umar, la femme de Safwan Ibn Oumayyah.
5. Rayta Bint Mounbih Ibn al-Hajjaj, la femme de ‘Amrou Ibn al-‘As.
6. Soulafa Bint Sa’d Ibn Shahid, la femme Talha Ibn Abou Talha.
7. Khanas Bint Malik Ibn al-Mazrab avec son fils Abou ‘Aziz Ibn ‘Oumayr (le frère de Mous’ab Ibn ‘Oumayr, le porteur de l’étendard des Musulmans) et,
8. ‘Amra Bint ‘Alqama des Banou al-Harith Ibn ‘Abd al-Manaf de Kinana.
 
Quand tous les préparatifs furent terminés, quand tout fut mis au point, l’armée mecquoise se mit en marche en direction de Médine avec cette fois ce fait notable : les chefs militaires se jurèrent de préserver coute que coute l’unité du commandement des troupes et de ne pas émettre des avis contradictoires qui risqueraient d’influer négativement l’exécution des opérations ayant encore en mémoire la débâcle de Badr.

 

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