SIRAH

Biographie du Messager d'Allah

L’usurpation du trône du Yémen par Lakhni’a Dzou Shanatir

 

Lakhni’a Dzou Shanatir régna 27 ans.

 

Ibn Ishaq a rapporté qu’un Himyari non de lignée royale appelé Lakhni’a Yanouf Dzou Shanatir prit alors le contrôle du Yémen, assassina les Yéménites les plus proéminent et abusa des familles royales du pays. Il était bien plus qu’un des hommes les plus dépravé et se comporta comme les gens de Lout. Il faisait mander un prince royal et l’attaquait dans une chambre supérieure qu’il avait construite à cette fin pour l’empêcher de prendre sa succession. Finalement, il regardait ses gardes et soldats en dessous de sa haute chambre et plaçait un cure-dent dans sa bouche pour leur signifier qu’il avait fini avec le prince.

 

Un jour,         il fit venir Zour’a Dzou Nouwas Ibn Toubban As’ad, le frère de Hassan, qui était encore un petit garçon quand Hassan fut assassiné. Il grandit pour être un jeune homme parfait, intelligent et beau. Quand un messager vint le chercher il réalisa ce qui l’attendait et donc cacha une fine lame de métal entre son pied et sa sandale. Quand ils furent seuls et que Lakhni’a l’attaqua, Dzou Nouwas se défendit, le poignarda et le tua. Alors il trancha sa tête et la plaça sur la fenêtre ou Lakhni’a avait l’habitude de regarder dessous puis après avoir mis un cure-dent dans sa bouche,         il sortit. Les gardes l’appelèrent alors : « Oh là, Dzou Nouwas, frais et moite ou tout sec ? » Il leur dit en réponse de demander au chef monomaniaque sur la fenêtre et ils virent que la tête de Lakhni’a avait été coupée. Ils rattrapèrent alors Dzou Nouwas et l’implorèrent de devenir leur roi puisqu’il les avait épargnés du méchant tyran.

 

Ils l’intronisèrent donc roi et Himyar et les tribus du Yémen s’unirent sous son règne. Il fut le dernier des rois de Himyar, prit le nom de Youssouf et régna longtemps.

 

A Najran, il restait toujours quelques disciples de la religion de ‘Issa Ibn Maryam (‘aleyhi salam). C’était les gens de bonté et de vertu et le nom de leur chef était ‘AbdAllah Ibn ath-Thamir.

 

Ibn Ishaq rapporta alors comment les gens de Najran adoptèrent le Christianisme en raison de l’influence d’un homme appelé Faymiyoun, un chrétien de Syrie dont les prières étaient exaucées et qui était accompagné par un homme appelé Salih. Ils passaient chaque dimanche en prière tandis que Faymiyoun travaillait le reste de la semaine comme un entrepreneur. Il priait pour le malade, l’infirme et les handicapés qui guérissaient alors de leurs maux. Finalement lui et son furent capturés par des Bédouins et vendus dans Najran. L’homme qui acheta Faymiyoun fut étonné de voir que lorsque ce dernier commençait la nuit ses prières dans la maison, elle se remplissait de la lumière.

 

Les gens de Najran vénérait un grand palmier, se prosternait devant lui et l’ornait des bijoux de leurs femmes. Faymiyoun dit à son maître : « Si j’implorais Allah contre cet arbre et qu’il était détruit, reconnaitras-tu que ta religion est fausse ? » Son maître convint et qu’il rassemblerait tous les gens de Najran ensemble. Faymiyoun entra alors dans son oratoire et demanda à Allah de détruire l’arbre. Donc Allah envoyé une tempête qui le déracina et le jeta à bas. Sur ce, les gens de Najran adoptèrent le Christianisme et il les encouragea à suivre l’Injil jusqu’à ce qu’ils soient dépassés par les mêmes événements qui affectèrent les chrétiens dans le monde entier.

C’était ainsi que le Christianisme vint à Najran dans les terres arabes.

 

Puis, Ibn Ishaq rapporta l’histoire de ‘AbdAllah Ibn ath-Thamir quand il adopta le Christianisme aux mains de Faymiyoun et comment Dzou Nouwas le tua lui et ses compagnons et creusa l’Oukhdoud, la tranchée, pour eux.

 

Selon Ibn Hisham Oukhdoud était une longue tranchée dans la terre semblable à un fossé ou Dzou Nouwas alluma des feux et brûla ces gens avec eux. Il en tua aussi beaucoup d’autres, presque 20,000 au total comme est longuement relaté dans l’étude de la Sourate al-Bourouj dans notre Tafsir du Qur’an. Et toutes les Louanges sont à Allah !

 

Comment le règne du Yémen passa de Himyar aux Abyssiniens noirs

 

Les événements susmentionnés soutiennent les prédictions des deux devins, Shiqq et Satih.

 

Seule une personne des gens de Najran survécu ; son nom était Daws Dzou Tha’laban qui s’enfuit sur son cheval dans le désert et ne put être attrapé. Il continua à voyager jusqu’à ce qu’il arrive chez César, l’empereur de Byzance. Puisque que l’empereur était aussi un chrétien comme lui, il lui raconta ce que Dzou Nouwas et ses troupes avaient fait et demanda son aide. L’empereur répondit que la terre de Daws était très loin mais qu’il écrirait un message au roi d’Abyssinie qui avait aussi la même religion et dont le pays était plus proche et à portée de main. L’empereur écrivit alors le message en lui demandant de fournir l’aide et venger Daws.

Daws pris la lettre de César au Négus qui dépêcha 70000 soldats d’Abyssinie sous le leadership de deux de ses officiers, l’un nommé Aryat et l’autre Abraha al-Ashram. Aryat traversa la mer et débarqua sur les rivages du Yémen, accompagné par Daws.

Dzou Nouwas sortit à leur rencontre avec ses forces conjointes de Himyar et des tribus yéménites sous son contrôle. Dans la bataille qui s’ensuivit, Dzou Nouwas et ses hommes furent vaincus. Quand il se rendu compte que le désastre était tombé sur lui et ses gens, Dzou Nouwas tourna son cheval vers la mer et le battit jusqu’à ce qu’il entre dans l’eau et l’emmena à travers les bas-fonds et vers les profondeurs de la mer où il périt. Aryat pénétra alors au Yémen et en pris le contrôle.

 

Ensuite, Ibn Ishaq a rapporté plusieurs poèmes des Arabes exposant ces étranges événements en détail. Ces poèmes sont éloquents, radieux et dans un langage élégant cependant nous les omettrons ici pour éviter de devenir ennuyeux ou lasser le lecteur. Et Allah est notre Aide.

 

Comment Abraha al-Ashram se révolta contre Aryat, lutta contre lui, le tua et pris ainsi le pouvoir du Yémen

 

Ibn Ishaq a rapporté : « Aryat contrôla le Yémen durant quelques années mais finalement Abraha le défia lui et les forces abyssiniennes divisées en deux camps. L’un d’entre eux marcha à la rencontre de l’autre mais quand les armées s’approchèrent pour la bataille, Abraha envoya un message à Aryat suggérant qu’il n’était pas correct d’opposer les Abyssiniens les uns aux autres au désavantage de tous et qu’ils devraient se rencontrer seul dans la bataille et que toutes les forces combinées seraient alors sous l’autorité du victorieux. Ce à quoi Aryat répondit par son accord.

 

Abraha, un homme trapu et un fervent chrétien, sortit alors combattre Aryat qui était grand, beau, puissamment bâti et portait un javelot. Derrière Abraha se trouvait un esclave nommé ‘Atwada pour protéger ses arrières. Aryat frappa en visant le sommet de la tête d’Abraha, mais son javelot le toucha au front et entailla son sourcil, son œil, son nez et ses lèvres si bien qu’il devint connut comme al-Ashram, c’est-à-dire le balafré. Alors ‘Atwada sortit de derrière Abraha et attaqua Aryat et le tua. Les forces d’Aryat se joignirent alors à celle d’Abraha et tous les Abyssiniens du Yémen s’unirent sous lui. Abraha paya alors le prix de sang pour la mort d’Aryat.

 

Lorsque ces nouvelles parvinrent au Négus qui les avait dépêchés tous les deux au Yémen, il devint furieux contre Abraha car il avait attaqué et tué son commandant sans ordres de lui-même. Alors le Négus fit le serment qu’il ne donnerait aucun répit à Abraha jusqu’à ce qu’il ait foulé sa terre et rasé ses cheveux. Abraha rasa donc sa tête et remplit un sac de cuir de terre yéménite qu’il envoya au Négus avec un message disant : « O roi, Aryat était simplement ton serviteur comme je suis. Nous avons différé au sujet de vos ordres ; chacun d’entre nous vous devant l’obéissance. Mais j’étais plus fort, plus efficace et plus habile que lui a gérer les affaires abyssiniennes. J’ai donc rasé totalement ma tête quand j’ai entendu le serment du roi et lui ai envoyé un sac du sol de mon pays pour qu’il puisse le fouler de ses pieds et lever ainsi son serment. » Ce message plu au Négus quand il le reçut et il lui envoya un message qu’Abraha devait rester au Yémen jusqu’à nouvel ordre. Et donc pour cette raison qu’Abraha resta au Yémen. »

 

Pourquoi Abraha voulut-il attaquer La Mecque avec l’éléphant pour détruire la Ka’bah et comment Allah le défit promptement

 

Allah Tout-Puissant a dit dans le Qur’an : « Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. N’as-tu pas vu comment ton Seigneur a agi envers les gens de l’Eléphant ? N’a-t-Il pas rendu leur ruse complètement vaine et envoyé sur eux des oiseaux par volées qui leur lançaient des pierres d’argile ? Et les rendit semblables à une paille mâchée. » (Qur’an 105)

 

On a dit, selon at-Tabari, que la première personne à apprivoiser un éléphant fut Ifridoun Ibn Athfiyan qui tua ad-Dahhak et c’est aussi lui qui sella d’abord des chevaux cependant, la première personne à l’avoir domestiqué et chevauché fut Fathamourath, qui fut le troisième des rois du monde. On a aussi dit qu’Isma’il Ibn d’Ibrahim (‘aleyhim salam) fut le premier à chevaucher et il est probable qu’il fut le premier Arabe à le faire. Et Allah est Plus Savant.

 

Certains disent qu’en dépit de leur dimension, les éléphants ont peur des chats. Certains commandants militaires ont apporté des chats sur des champs de bataille en luttant contre les Indous et leurs éléphants se sont enfuis.

 

Ibn Ishaq a rapporté : « Plus tard, Abraha construisit l’église al-Qoullays dans San’a, dont nulle pareille n’avait auparavant été vu sur la terre auparavant. Il écrivit au Négus le message suivant : « J’ai construit une église pour toi dont nulle pareille n’a été jamais construit pour aucun roi avant toi et je ne cesserai de m’efforcer jusqu’à ce que je détourne les Arabes de leur pèlerinage. » »

 

As-Souhayli a rapporté qu’Abraha chercha à humilier les gens du Yémen en construisant cette église laide, en les humiliant par une variété de manières. Il amputait toujours la main de tout ouvrier qui arrivait après l’aube pour le travail. Il commença à y transférer du palais de Balqis, le marbre, la pierre et le magnifique mobilier. Puis il érigea (dans l’église) des croix d’or et d’argent et des chaires d’ivoire et d’ébène. Al-Qoullays fut construit très large et sa taille était stupéfiante. Quand finalement Abraha mourut et que les Abyssiniens se dispersèrent, les esprits infligèrent le mal à quiconque osa prendre de ses matériaux ou du mobilier parce que la construction du bâtiment fut entrepris au nom de deux idoles, Kou’ayb et sa femme, dont la hauteur de chacune d’entre elles était de 60 coudées. Par conséquent, les Yéménites laissèrent l’église en paix. Et elle resta ainsi jusqu’à l’époque d’as-Saffah, le premier des califes Abbaside qui y envoya un groupe d’hommes déterminés, de jugement et de science qui l’a démolirent pierre par pierre et aujourd’hui ses traces sont totalement effacées.

 

 

Ibn Ishaq a rapporté : « Quand les Arabes furent informés et discutèrent du message d’Abraha au Négus, un certain « intercalant » de la tribu de Kinana devint furieux et les « intercalants » sont ceux qui remettaient un mois sacré à La Mecque, pendant lequel la guerre était défendue, quand ils voulaient faire la guerre comme cela est mentionné dans le Qur’an : « Le report d’un mois sacré à un autre est un surcroît de mécréance. Par-là, les mécréants sont égarés : une année, ils le font profane, et une année, ils le font sacré, afin d’ajuster le nombre de mois qu’Allah a fait sacrés. Ainsi rendent-ils profane ce qu’Allah a fait sacré. Leurs méfaits leurs sont enjolivés. Et Allah ne guide pas les gens mécréants. » (Qur’an/37)

 

Upload Image...
Views: 0