OTTOMANS

Après que la marine ottomane échoua à empécher Justiniani d’entrer dans le golfe, le sultan Muhammad n’eut pas d’autre choix que d’ordonner une une attaque à grande échelle à laquelle participèrent toutes les forces ottomanes néanmoins avant de procéder, le sultan Muhammad envoya un seconde message à l’empereur pour lui demander de remettre la ville pacifiquement afin d’empêcher un bain de sang, et l’empereur serait libre de partir pour la destination de son choix, en prenant avec lui ses biens et ses trésors. Le sultan Muhammad promit la sécurité pour les habitants de Constantinople et leurs biens, dans l’éventualité de la reddition de l’empereur. Mais l’empereur – sur l’incitation des génois – refusa l’offre.

Le roi de Hongrie oubliant qu’il avait déjà été écrasé un certain nombre de fois souhaita à ce moment-là mettre la pression sur le sultan Muhammad et il lui envoya un message l’informant que si les Ottomans ne trouvaient pas un accord avec l’empereur de Constantinople, il (le roi de Hongrie) mènerait une expédition européenne pour annihiler les Ottomans ; mais ce message ne changea rien et fit l’effet d’un moucheron tentant de terrasser un mastotonde.

Le jour (18 mai) passa tranquillement et à l’aube (le lendemain), immédiatement après la prière de Fajr, Muhammad avança vers l’endroit choisi pour l’attaque alors que le tonnerre de l’artillerie lourde qui tirait de puis le coucher de soleil de la veille déchirait l’air. Le sultan donna alors l’ordre de sortir de sa housse et de déployer le drapeau ottoman ce qui signifiait pour les Turcs qu’ils pouvaient donner l’assaut général.

Pendant ce temps, les canons purent faire une brèche dans les remparts, après quoi l’infanterie ottomane traversa les tranchées qui avaient été creusées autour de Constantinople. Puis ils élevèrent leurs échelles contre les remparts et les soldats commencèrent à grimper par trois vagues successives et les Janissaires (Les Janissaires (dérivé du turc ottoman (yeniceri) signifiant « nouveaux soldats ») (Inkishariyah) élite de l’infanterie turque, formant la garde du sultan et la première force de combat de l’armée turque, de la fin du XIVème au début du XIXème. Ils furent originellement fondés par le sultan Orkhan, comme garde royale. La majorité des historiens y comprit les Musulmans rapportent à tord que cette élite était formée de jeunes convertis chrétiens et de prisonniers de guerre, reste des mamelouks néanmoins c’est un mensonge que les historiens, les Docteurs Ahmad Youssouf Ibn Da’idj et ‘Ali Muhammad as-Salabi ont rétuté dans leurs ouvrages. Les fils des généraux et des commandants de l’armée étaient aussi recrutés dans la force des janissaires qui fut abolie en 1826 par le calife Mahmud II) participèrent à tous les assauts. Constantin fut forcé d’envoyer ses forces de réserve, qui étaient stationnées autour de l’église des Apôtres (location de la future mosquée d’al-Fatih) afin qu’il puisse les rejoindre dans la bataille. Malheureusement pour les Byzantins, un soldat ottoman frappa le commandant Justiniani d’une flèche, le blessant gravement et le forçant à se retirer du champ de bataille, en dépit des ferventes supplications de l’empereur pour qu’il reste, car Justiniani avait un rôle important à jouer dans la défense de la ville.

Le premier ottoman à tomber martyre fut le prince Waliyy ad-Din Souleyman, qui avait levé l’étendard ottoman sur les remparts de l’ancienne ville byzantine. Suite à son martyre, 18 soldats ottomans se ruèrent pour empêcher le drapeau d’être descendu et ils parvinrent à le protéger jusqu’à ce que le reste des soldats arrive pour le défendre sur les remparts. Le drapeau resta fermement accroché sur les remparts après que ces 18 hommes soient tombés martyre. Pendant ce temps, les Ottomans avaient continué leur assaut sur la ville par les ouvertures dans les murs effectués par l’artillerie puis en escaladant les échelles qu’ils avaient placées contre les murs de la ville. Un autre détachement des assaillants parvint à ouvrir les portes de Constantinople, alors qu’une autre troupe prenait le contrôle de la chaine qui barrait l’entrée du golfe, et l’ouvrirent. Suite à cela, la flotte ottomane avança dans le golfe puis dans la ville elle-même. Les Byzantins furent pris de peur et de consternation et certains furent tués, alors que d’autres s’enfuirent.

 

Quand Allah accorda la victoire aux Musulmans sur Constantinople, Muhammad le Conquérant descendit de sa monture, se tourna face à la Qiblah et se prosterna au sol en gratitude à Allah et dit : « En vérité, Allah est Miséricordieux pour les martyrs. » Puis il cita le Hadith du Messager d’Allah (saluts et bénédictions d’Allah sur lui) concernant Constantinople et lui donna comme nom Islamboul, c’est-à-dire la ville de l’Islam.

 

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