OSMANLI

Le roi de Kochi fit des préparatifs de guerre contre les Samouri car il voulait le chasser du temple mentionné ci-dessus. Il rassembla un grand groupe d’hommes et envoya ensuite des lettres au vice-roi portugais à Goa pour lui demander de l’aide dans sa guerre contre les Samouri. En réponse, le vice-roi portugais lui livra plusieurs navires de guerre. Tous ceux-ci se rassemblèrent et combattirent le Samouri, qui, malgré sa petite armée, put, avec l’aide d’Allah Exalté, vaincre les Portugais et le dirigeant de Kochi. Un grand nombre des forces alliées fut tué et s’enfuit. Le Samouri et ses hommes ne subirent aucune perte malgré leur petit nombre.

Ensuite, les Portugais continuèrent d’empêcher de Kochi les voyages commerciaux des Musulmans et à capturer leurs navires. Qu’Allah les abandonne et les châtie d’un châtiment sévère !

 

Pendant la saison de la mousson de 990 ou 991 de l’Hégire (1582-83), les Portugais montèrent secrètement une veillée tout au long de la saison contre les sujets des Samouri de Calicut, Puttanangadi, Kakkad, Pantalayani, Tikkodi et Ponnani : des territoires sous le règne du Samouri. Cela empêcha les voyages commerciaux de ces territoires et même les voyages entre les villes voisines devinrent impossibles. Ainsi l’importation de riz de Talnar (Talaimannar, Ramnad) fut également perturbée. En conséquence, la pauvreté, la pénurie et une famine sans précédent eurent lieu dans tout le pays. Tous les ports étaient sous le contrôle des Portugais et toutes les importations et exportations s’arrêtèrent. Et en plus, ils capturaient tous les navires qui passaient.

Les Musulmans ne purent rien faire d’autre que d’implorer Allah : « Seigneur ! Fais-nous sortir de cette cité dont les gens sont injustes, et assigne-nous de Ta part un allié, et assigne-nous de Ta part un secoureur ! » (Qur’an 4: 75)

 

Alors que les choses restaient ainsi, les Portugais une fois de plus, au début de la saison commerciale de l’an 992 (1583), tentèrent de conclure un traité avec les Samouri. Finalement, ils parvinrent à un accord sur les conditions suivantes :

Les Portugais seront autorisés à construire un fort à Ponnani,

Les captifs portugais aux mains des Musulmans seront remis au vice-roi portugais et les sujets de Samouri en captivité portugaise seront remis aux Samouri.

Par conséquence, les Musulmans remirent leurs captifs portugais au vice-roi portugais avec effet immédiat. Les captifs musulmans des Portugais étaient très peu nombreux. Les Portugais les remirent également aux Samouri. Il fut décidé que la construction du fort commencerait l’année suivante après l’arrivée du nouveau vice-roi du Portugal.

 

L’année suivante, quatre navires arrivèrent du Portugal au début de la saison commerciale. L’un d’eux avait à bord le nouveau vice-roi du Portugal. Deux des navires amarrèrent à Goa et les deux autres près de Kollam. Suite à cela, l’ancien vice-roi remit le pouvoir au nouveau.

 

Le nouveau vice-roi se rendit directement à Goa sans débarquer à Calicut, et par conséquent le Samouri ne put le rencontrer ni lui présenter les cadeaux qu’il avait préparés pour lui. Après l’arrivée du vice-roi à Goa, les Samouri envoyèrent quelques dignitaires. Ils rencontrèrent le vice-roi, discutèrent des questions et signèrent un nouveau traité.

 

Sur la base du nouveau traité, les sujets du Samouri reprirent leurs voyages commerciaux dans des endroits comme le Gujarat comme auparavant. La même année, avant la fin de la saison commerciale, deux navires de marchandises quittèrent Calicut pour l’Arabie.

Ô Allah, le Très Miséricordieux ! Apporte le bien-être aux Musulmans. Tout est Ta miséricorde! Toutes les louanges Te sont dues !

Fin du récit.

 

Conclusion

 

L’histoire de la propagation de l’Islam dans diverses parties du monde, y compris l’Inde, est clairement documentée. On peut noter ici que par exemple Thomas Arnold, dans son célèbre ouvrage The Preaching of Islam, donna une réponse très claire, efficace et incontestable à ceux qui ne cessent de dire ou voudrait nous faire croire que l’Islam s’est propagé avec l’épée. Arnold expliqua les vraies raisons pour lesquelles l’Islam se répandit largement dans le monde.

 

Les Portugais, comme les Français en Algérie à travers leur programme de mission dé-civilisatrice, introduisirent en Inde principalement l’alcool ainsi que la syphilis, maladie sexuellement transmissible, appelée « parankippounnou, » une maladie nommée d’après les Portugais en Malayalam.

Vasco de Gama, malédiction d’Allah sur lui, se rendit en personne en Inde. Le roi portugais le nomma amiral des expéditions navales en Inde, en Perse et en Arabie. Il arriva sur la côte de Malabar, tuant beaucoup et en pillant beaucoup d’autres en chemin. Ses actes étaient ceux d’un « diable en forme d’homme, » selon Logan, l’auteur du Manuel de Malabar. Il était l’amiral qui, après avoir attaqué un navire avec 400 pèlerins dont des femmes et des enfants revenant à Malabar après le pèlerinage à La Mecque, ordonna d’y mettre le feu avec tous à bord. Ce n’est qu’une des nombreuses cruautés de Gama. Arrivé à Calicut via Kannour, il demanda au Samouri d’expulser les Musulmans de la ville. Comme les Samouri refusèrent, il attaqua la ville. Il pilla en outre les 24 navires qui étaient arrivés à Calicut chargés de riz et jeta par-dessus bord les 800 marins après avoir coupé leurs membres. Une autre des actions monstrueuses de Gama fut la façon dont il traita Talappanna Namboutiri, le messager du Samouri. Il lui coupa les bras, le nez et les oreilles, l’en festonna et l’envoya au Samouri avec une note lui demandant de le faire cuire pour le manger. Le Samouri prit serment de combattre les Portugais à tout prix. Ce fut donc la raison pour laquelle la force navale de Khawajah Qasim partir en mer. Sentant cela, Gama se retira à Kochi, et signa un traité avec Unnirama Warma, le roi de Kochi, avant de partir pour le Portugal avec ses navires chargés de poivre, de canelle et autres produits, laissant à Kochi environ 200 Portugais pour rencontrer les forces du Samouri venu attaquer Kochi. Ainsi, il échappa à la rencontre des forces de Khawajah ‘Ambar et Khawajah Qasim.

 

Le 16 Ramadan 908 (15 mars 1503), le Samouri, arriva via Edappally et attaqua Kochi. Le roi de Kochi Unnirama Warma, qui fut vaincu dans l’affrontement, chercha refuge dans un temple avec ses soldats portugais.

 

Tous les commandants portugais, que ce soit Pedro Alvaris Cabral, George de Aguiar, Durate Pacheco, Lorenzo de Almeida, Diego Lopez de Sequira, Alfonso de Albuquerque et les autres, malédiction d’Allah sur eux, avait une haine irrésoluble envers l’Islam et les Arabes et cherchèrent toutes les occasions pour provoquer leur destruction. Ils étaient des véritables diables extrêmement cruels et vicieux de nature et en même temps très intelligents et rusés. Cependant, ils sont tous morts !

 

Les gens vivent sans jamais penser un instant qu’ils sont nés et mort contre leur propre volonté et que finalement ils vont comparaitre devant la Cour Divine Suprême ou aucun appel ne sera permis et ou le jugement sera définitif.

 

Pour terminer Allah Exalté à lui les Louanges et la Gloire allait venger les Musulmans de tous les crimes perfides des Portugais lors de la brillante bataille de Qasr al-Kabir contre les forces marocaines de ‘Abd al-Malik al-Mou’tassim le 30 Joumadah al-Oula de l’année 986 de l’Hégire (lundi 4 août 1578).

Au cours d’un seul affrontement, le pays perdu son roi, son armée et sa noblesse. Ce fut une défaite totale, la bataille la plus humiliante de l’histoire du Portugal. Ce fut une écrasante défaite pour l’orgueilleuse armée croisée qui entraina le déclin du Portugal et mit fin à son statut de grande puissance mondiale. Le pays subit un coup dont il ne rétablit jamais complètement. Les frais d’expédition de la croisade et les rançons payées pour les prisonniers coulèrent l’économie nationale tandis que le Portugal perdit sa liberté et son statut de nation indépendante avec la mort de son roi qui fut gouverné par la suite par l’Espagne durant environ soixante années.

 

Nous avons reporté intégralement cette bataille du point de vue des Musulmans dans notre volume II de l’Abrégé de l’Histoire du Maghreb et de l’Andalousie et du point des vue des mécréants dans notre Volume II de l’Introduction à l’histoire des Ottomans.

 

 

Pour revenir sur le sujet principal, suit une autre courte biographie du Sultan Muhammad al-Fatih.

 

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