OSMANLI

Un traité sur la nécessité du Jihad et ses instructions

 

Sache donc : Il y a deux groupes d’incroyants. L’un est le groupe qui habite en permanence dans leur pays. Le Jihad contre eux est un devoir collectif, ce qui signifie que si certains Musulmans s’acquittent de cette responsabilité, alors les autres seront libérés de ce devoir. Si personne ne s’engage à le faire, toute la communauté sera tenue pour responsable d’avoir commis le péché de négligence.

 

L’autre groupe d’incroyants sont ceux qui envahissent les territoires musulmans, comme la situation à laquelle nous sommes confrontés actuellement. Les engager dans la guerre dans de telles circonstances est la responsabilité de chaque personne adulte musulmane, homme et femme valide vivant dans la ville. Pour cela, aucun esclave ne doit attendre l’autorisation de son maître, ni une femme celle de son mari, ni le débiteur de celle du créancier et, ni les enfants de celle de leurs parents. Il lie tous ceux qui n’ont pas droit au qasr (réduction) dans la prière. Mais il incombera à d’autres (qui ont droit au qasr dans la prière) si le nombre de combattants n’est pas suffisant. (Ici, on entend par territoire la zone considérée comme essentielle pour raccourcir les prières régulières lors des voyages. Et si elles échouent aussi, la responsabilité incombera aux personnes au-delà de ce territoire, puis au territoire suivant, et ainsi de suite.) Le chef (amir) des forces musulmanes doit discuter des questions concernant la guerre avec ses compagnons dans les luttes.

Ensuite, il doit préparer les forces en rangs bien disciplinés. Une fois la guerre terminée, la tâche d’accumuler le butin de guerre et sa juste répartition incombe au chef ou au commandant. Le commandant est tenu de donner le butin pris sur le tué, comme ses vêtements, ses bottes ou ses chaussures, sa ceinture, sa bourse et l’argent qu’il contient, des bracelets, des armes et des armes de guerre, une monture, sa selle et son harnais etc., à celui qui l’a tué. Le reste du butin de guerre doit être divisé en cinq parts égales. L’une de ces cinq parts doit être divisée en cinq autres parts. Sur ces cinq parties, une partie doit être utilisée pour le bien-être public des Musulmans comme la fortification des frontières du pays, la construction de forts, de ponts, de mosquées et pour payer les rémunérations des qadis et des imams. La seconde partie doit être distribuée aux parents du Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam), descendants de Hashim et Moutalib. Les troisième, quatrième et cinquième parties doivent être réservées aux orphelins, aux pauvres et aux voyageurs.

Les quatre parts principales restantes appartiendront aux combattants qui étaient présents tout le temps de la bataille et qu’y étaient engagés.

 

Ce doit être la pratique de ceux qui combattent contre les impies qu’ils doivent, avant de commencer à se battre, implorer Allah et Le supplier pour la victoire. Ils doivent avoir la taqwa (piété et crainte d’Allah) et doivent placer toute leur confiance en Lui, Exalté soit-Il, en gardant toujours Son souvenir à l’esprit. En vérité, c’est Allah qui aide à réaliser toutes nos aspirations et intentions. Les combattants doivent se méfier de toute forme de perfidie dans la distribution du butin de guerre. C’est la chose à craindre le plus, car c’est une question au sujet de laquelle il y a de sérieux avertissements de punitions sévères.

 

Il est bien connu que les Musulmans de Malabar n’ont pas de chef qui possède le pouvoir et peut exercer une autorité sur eux et être attentif à leur bien-être. Tous sont des sujets des dirigeants qui ne sont pas croyants. Néanmoins, ils ont continué à combattre leurs ennemis étrangers qui essayaient de les dominer. Ils ont déjà dépensé leurs richesses dans la mesure de leurs moyens dans la cause de cette lutte, avec l’aide généreuse de l’aimable Samouri musulman, qui dépense généreusement sa richesse depuis le début. Pourtant, les ennemis ont réussi à causer des pertes en vies humaines à grande échelle envers les Musulmans, les chasser de leurs entreprises commerciales et industrielles et détruire leurs maisons, ce qui les a rendus plus faibles tandis que leur pauvreté et leur dénuement sont devenus intenses et ils sont devenus incapables et impuissants.

 

Les Sultans et les émirs musulmans, qu’Allah augmente la gloire des efficaces parmi eux, ne se sont pas intéressés aux affaires des Musulmans de Malabar, bien que le jihad soit un devoir obligatoire pour eux. Quiconque parmi les Sultans s’avérera riche et suffisamment préparé pour défier ces non-croyants et les chasser de Malabar et libérer les ports qu’ils ont occupés, sera un homme privilégié qui mérite l’aide et le soutien d’Allah. Car, en accomplissant cette noble action, il remplit sa responsabilité morale d’obéir au commandement d’Allah et, en même temps, accomplit un acte qui absoudra tous les Musulmans d’un péché de négligence le plus grave.

 

Ainsi, il gagnera le plaisir d’Allah, de Ses anges, de Ses Messagers et de ceux qui sont proches de Lui, ainsi que les louanges sans bornes de tous les peuples de l’orient et d’occident. Il recevra en outre d’innombrables récompenses dans l’au-delà. Les faibles et les pauvres de la société et les autres serviteurs nobles et pieux d’Allah prieront sincèrement pour lui. En plus d’être récompensé pour avoir lutté pour la cause d’Allah et dépensé sa richesse pour cela, il sera récompensé pour avoir libéré les opprimés de leur misérable détresse. L’Imam Mouslim a rapporté que le Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) a dit:

« Quiconque soulage un croyant d’une calamité dans ce monde, Allah le soulagera de sa détresse le Jour du Jugement. » Si, par conséquent, si une telle récompenses attend un Musulman qui a soulagé un croyant d’une détresse alors, que sera donc la récompense qui l’attend pour avoir soulagé d’innombrables âmes misérables de leurs graves maux en faisant la guerre pour la cause d’Allah ! Soubhanallah ! Nul autre qu’Allah peut l’évaluer et le peser.

 

Allah, Gloire à Lui et qu’Il soit Exalté, a exhorté les Musulmans à s’engager dans la lutte pour la libération des opprimés. Allah dit dans le Qur’an : « Et qu’avez-vous à ne pas combattre dans la voie d’Allah, et pour la cause des faibles : hommes, femmes et enfants qui disent : « Seigneur ! Fais-nous sortir de cette cité dont les gens sont injustes, et assigne-nous de Ta part un allié, et assigne-nous de Ta part un secoureur. » (Qur’an 4: 75)

 

Il y a de même beaucoup d’autres versets dans le Qur’an et des Traditions du Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam), qui montrent les mérites du jihad, de dépenser sa richesse dans cette cause de garder le maintien des forces musulmanes, et le martyre. En voici quelques-uns :

« Le combat vous a été prescrit alors qu’il vous est désagréable. Or, il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose alors qu’elle vous est un bien. Et il se peut que vous aimiez une chose alors qu’elle vous est mauvaise. C’est Allah qui sait, alors que vous ne savez pas. » (Qur’an. 2: 216)

« Certes, Allah a acheté des croyants, leurs personnes et leurs biens en échange du Paradis. Ils combattent dans le sentier d’Allah : ils tuent, et ils se font tuer. C’est une promesse authentique qu’Il a prise sur Lui-même dans la Thora, l’Evangile et le Qur’an. Et qui est plus fidèle qu’Allah à son engagement ? Réjouissez-vous donc de l’échange que vous avez fait : Et c’est là le très grand succès. » (Qur’an, 9: 111)

« Ceux qui dépensent leurs biens dans le sentier d’Allah ressemblent à un grain d’où naissent sept épis, à cent grains l’épi. Car Allah multiplie la récompense à qui Il veut et la grâce d’Allah est immense, et Il est Omniscient. » (Qur’an, 2: 261)

« Ne pense pas que ceux qui ont été tués dans le sentier d’Allah, soient morts. Au contraire, ils sont vivants, auprès de leur Seigneur, bien pourvus et joyeux de la faveur qu’Allah leur a accordée, et ravis que ceux qui sont restés derrière eux et ne les ont pas encore rejoints, ne connaîtront aucune crainte et ne seront point affligés. » (Qur’an, 3: 169-170)

 

Al-Boukhari et Mouslim (rahmatoullah ‘aleyhim) ont rapporté dans leurs Sahih qu’Abou Hourayrah (radhiyallahou ‘anhou) a dit : « Interrogés sur le meilleur des actes, le Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) répondit : « Croire en Allah et en Son Messager. » Lorsqu’on lui demanda ce qu’il y avait après, il répondit : « Le jihad pour la cause d’Allah. » « Et ensuite » demandèrent-ils ? « Un Hajj accepté par Allah. » répondit-il.

 

Selon un autre rapport d’Abou Hourayrah (radhiyallahou ‘anhou), le Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) a dit : « Je jure Par Celui qui a possession de mon âme, si ce n’était par crainte que mon absence de la ville n’afflige le croyants et ils pourraient ne pas aimer continuer à vivre ici en mon absence puisque je n’ai rien avec moi pour les persuader de rester ici ; je ne me serais pas tenu à l’écart des expéditions pour la cause d’Allah. Je jure Par Celui qui a possession de mon âme, je désire être tué pour la cause d’Allah et être ramené à la vie et ensuite être tué à nouveau, puis ramené à la vie, puis être de nouveau tué. »

                                         

Abou Hourayrah (radhiyallahou ‘anhou) a rapporté : Le Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) a dit : « Un moujahid qui va se battre pour la cause d’Allah est comme celui qui se tient perpétuellement en prière, jeûne et récite les versets divins, jusqu’à ce qu’il revient de la bataille. »

 

Abou Hourayrah (radhiyallahou ‘anhou) a rapporté que le Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) a dit : « Allah prend note de chaque plaie ou blessure causée à quelqu’un dans la lutte pour la cause d’Allah. Le blessé apparaîtra le Jour de la Résurrection avec du sang jaillissant de ses blessures. La couleur de son sang sera la couleur du sang, mais son odeur sera celle du musc. »

 

Anas (radhiyallahou ‘anhou) a rapporté que le Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) a dit : « Une aube dans la cause d’Allah ou un crépuscule dans Sa cause vaut mieux que ce monde et tout ce qu’il contient. »

 

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