OSMANLI

Muhammad Chalabi, un inconditionnel de la lutte avec une large poitrine, était assez fort pour tendre la corde d’un arc avec ses mains nues. Il avait un visage apaisant, des sourcils minces et longs, les yeux noisette sombres et le nez crochu. Son menton était équilibré et ses mains musclées et fortes.

Il préférait porter un caftan à col haut fabriqué de textures brillantes et fourré à l’intérieur. Son sank, le long turban monobloc enroulé autour d’un couvre-chef, était fabriqué d’un tissu uni.

Muhammad Chalabi suivit la tradition de la procession surre, qui commença avec son père et envoya les caravanes de dons impériaux en espèces et en nature aux Haramayn.

 

La Fitnah du « Sheikh » Badr ad-Din

 

Le Sultan Muhammad al-Awwal naquit en 781 (1379), et reprit le règne de la nation après la mort de son père, Bayazid. Il fut historiquement connu sous le nom de Muhammad Jalabi et était de taille moyenne, avec un visage arrondi, des sourcils joints, une peau claire, des joues rouges et une large poitrine. Il vainquit ses frères, les uns après les autres, jusqu’à ce qu’il resta seul pour prendre le règne de l’état. Il passa sa période de gouvernement à reconstruire l’état et à rétablir ses infrastructures.

 

Ce Sultan fut connu pour avoir été ferme, mais indulgent, dans ses relations avec ceux qui enfreignaient les règles de l’état. Quand il vainquit l’émir de la province d’al-Karaman, il lui pardonna après son vœu de ne plus jamais trahir la confiance de l’état, mais il devait lui pardonner une fois de plus après avoir rompu ce vœu.

 

Sa politique se concentra sur la reconstruction de l’état en renforçant son système interne de gouvernement. Il conclut un accord pacifique avec l’Empereur de Constantinople, faisant de lui son allié en lui rendant certaines villes de la rive de la Mer Noire et Tsalia. Il fit la paix avec Venise, après la défaite de sa frégate à Gallipoli. Il maîtrisa les révolutions en Asie et en Europe, et regagna tous les émirats conquis par Timour Link sous son autorité.

 

Sous le règne du Sultan Muhammad, un homme du nom de Badr ad-Din assuma le statut de « Sheikh » ou érudit islamique et fut nommé juge dans l’armée de Moussa, le frère du Sultan Muhammad, ce qui était le plus haut rang de l’État Ottoman. À Iznik, le « Sheikh » Badr ad-Din Ibn Isra’il commença à appeler à sa secte déviante. Il appela à l’égalité dans l’héritage pour les hommes et les femmes, à l’égalité des religions car il ne faisait aucune distinction entre les Musulmans et non musulmans. Il affirma que tous les gens sont frères les uns envers les autres, malgré la diversité de leurs croyances. De nombreuses personnes ignorantes et corrompues rejoignirent ce mouvement parce que les disciples du « Sheikh » corrompu réussirent à propager sa doctrine. Parmi eux, se trouvait un homme appelé Bir Kalijah Mustafa et un autre homme d’origine juive nommé Tor Kamal. L’influence de ce mouvement corrompu se répandit de manière diversifiée car ce « Sheikh » malfaisant avait de nombreux adeptes. Le Sultan Muhammad Jalabi affronta cette secte déviante en envoyant l’un de ses généraux à la tête d’une grande armée contre le « Sheikh » Badr ad-Din. Malheureusement, le commandant Souleyman fut tué par le traître Bir Kalijah et son armée fut vaincue. Le Sultan Muhammad prépara donc en conséquence une autre grande armée dirigée par son Premier Vizir, Bayazid Basha, pour lutter contre Bir Kalijah, qui fut vaincu lors de la bataille de Bumo. Bir Kalijah Mustafa fut capturé et condamné à mort, conformément à l’ordre d’Allah, Exalté et Loué soit-Il :

« La récompense de ceux qui font la guerre contre Allah et Son messager, et qui s’efforcent de semer la corruption sur la terre, c’est qu’ils soient tués, ou crucifiés, ou que soient coupées leur main et leur jambe opposées, ou qu’ils soient expulsés du pays. Ce sera pour eux l’ignominie ici-bas ; et dans l’au-delà, il y aura pour eux un énorme châtiment. » (Qur’an 5: 33)

 

Le « Sheikh » Badr ad-Din poursuivit sa transgression et pensa qu’il serait en mesure de prendre le contrôle de la nation, en raison de l’état de troubles qui prévalait dans tout le pays. Il dit : « Je me révolterai jusqu’à ce que je prenne le contrôle du monde. Avec mes croyances, je partagerai le monde entre mes adeptes, avec le pouvoir de la connaissance et le secret du monothéisme. J’annulerai les lois des peuples des traditions et de leur mouvement et je rendrai certaines interdictions légales. »

 

L’émir d’al-Aflaq, en Roumanie, soutint financièrement et militairement ce vil « Sheikh », mais le Sultan Muhammad Jalabi était préparé pour faire face à son mouvement corrompu et pu le forcer à déménager dans la province de Dali Orman, dans l’actuelle Bulgarie. Cependant, le soutien européen, champion à soutenir toutes les sectes déviantes à toutes les époques, commença à atteindre ce « Sheikh » diabolique et l’étendue de sa révolution se répandit jusqu’à ce que son armée de partisans atteigne entre sept et huit mille. Le Sultan Muhammad qui surveillait de près la situation, commanda personnellement une grande armée pour lutter contre le « Sheikh » déviant, à Dali Orman. Le Sultan prit Sizor (dans la Grèce actuelle) comme base de sa direction et envoya ses forces pour vaincre les rebelles. Le vil « Sheikh » tenta de s’échapper après la défaite de son armée, cependant, les services secrets du Sultan Muhammad réussirent à briser les rangs des rebelles et à tendre un piège au chef rebelle, qui fut finalement capturé et amené au Sultan.

 

Quand le Sultan fit face à Badr ad-Din, il dit : « Pourquoi ton visage est-il pâle ? » Badr ad-Din répondit : « Le soleil, ô leader, devient jaune lorsqu’il approche de son crépuscule. »

 

Les érudits de l’état menèrent un débat islamique scientifique ouvert avec Badr ad-Din, puis un tribunal judiciaire fut conduit, qui condamna le vil « Sheikh » à mort, suite à la Fatwah (édit islamique) des érudits, qui était basée sur les paroles du Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) : « Quand vous êtes tous d’accord qu’il y a un homme qui veut se rebeller et semer la discorde parmi vous, diviser votre groupe, alors tuez-le. » Sahih Mouslim

 

L’idéologie corrompue prêchée par le « Sheikh » Badr ad-Din est la même idéologie que celle prêchée par le mouvement des francs-maçons contemporains du vingtième siècle et qui est basé sur l’élimination de toutes les barrières entre les personnes de croyance islamique saine et celles de croyances corrompues. Elle appelle à l’unité entre Musulmans, Juifs, Chrétiens, Hindous et communistes. Cette idéologie s’oppose au Crédo Islamique, qui insiste sur le fait qu’il n’y a pas de fraternité entre les Musulmans et les personnes de confessions corrompues. Comment pourrait-il y avoir une fraternité entre ces gens, qui s’opposent quotidiennement et violemment depuis plus d’un millénaire à Allah et à Son Messager, (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) et les Musulmans croyants ? Comment pourraient-ils être frères quand ils haïssent les Musulmans du plus profond de leurs êtres ?

 

Le Sultan Muhammad al-Awwal apprécia grandement la poésie et la littérature. Il fut rapporté qu’il fut le premier Sultan ottoman à avoir envoyé un cadeau annuel à l’émir de Makkah sous la forme d’argent de charité à distribuer parmi les pauvres de Makkah.

Le public ottoman aima le Sultan Muhammad Premier et le surnomma « le héros » en raison de ses nobles actions et de sa bravoure.

 

En vérité, beaucoup de dirigeants ottomans le dépassèrent en célébrité et il peut être considéré comme l’un des plus nobles de tous les Ottomans. Les historiens orientaux et grecs admirent sa bonne nature humaine. Les historiens ottomans pensaient qu’il était comme un brillant capitaine qui gérait si bien la direction de l’État Ottoman, alors qu’il était menacé par les invasions étrangères des Tatars en plus des guerres civiles.

 

Sa mort

Le Sultan Muhammad al-Awwal consacra sa vie à éradiquer toutes les traces de l’épreuve subie par l’État Ottoman, et prit des mesures internes pour empêcher toute anarchie à l’avenir, tout en étant toujours absorbé par sa mission. Sentant que sa fin approchait, il appela Bayazid Basha et lui dit : « J’ai nommé mon fils, Mourad al-Awwal, comme mon successeur calife, alors obéissez-lui et soyez honnête avec lui comme vous l’avez été pour moi. Je veux que tu amènes Mourad maintenant, car je ne peux pas quitter mon lit. Si le Décret Divin a lieu avant son arrivée, prend garde de ne pas déclarer ma mort, jusqu’à ce qu’il arrive. »

Il mourut en 824 (1421) dans la ville d’Edirne a à l’âge de quarante-trois ans.

 

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