OSMANLI

Sa politique avec les Serbes

 

Bayazid forgea une relation amicale avec les Serbes, malgré leur influence majeure dans la formation de l’alliance balkanique contre l’État Ottoman. L’intention de Bayazid était d’avoir un allié dans sa politique militaire active, qui visait les émirats turcs seljouk en Asie mineure. Par conséquent, Bayazid convint que les Serbes devraient être dirigés par les deux fils du roi Lazar, tué dans la bataille du Kosovo, et leur ordonna donc de diriger la Serbie avec leurs lois coutumières, mais en échange d’un serment d’allégeance envers lui, une taxe à payer, ainsi que l’envoi d’une armée de soldats pour soutenir son armée lors de ses campagnes militaires. Il devait également épouser la fille du feu Roi Lazar.

 

La soumission de la Bulgarie à l’autorité ottomane

 

Suite à l’accord serbe, Bayazid lanca une brève attaque contre la Bulgarie en 797 (1393), qu’il saisit. La chute de la Bulgarie sous la domination ottomane eut un effet énorme en Europe tandis que la peur se répandit dans tous les pays (comme vous le savez les Européens et les mécréants refusent d’adorer Allah, de se prosterner devant Lui et préfèrent boire du vin comme ils me l’ont dit eux-mêmes d’où leur peur de ne plus pouvoir s’enivrer puisque tout ce qui enivre est interdit en Islam) Alors, les forces croisées chrétiennes se résolurent à essayer de mettre fin au règne ottoman des Balkans.

 

L’Alliance internationale des croisés contre l’État Ottoman

 

Sigismond, le roi de Hongrie, et le pape Boniface IX, lancèrent donc un appel urgent pour former une alliance croisée européenne contre l’État Ottoman et ce fut la plus grande de toutes les alliances auxquelles l’État Ottoman dû faire face au XIVe siècle, en termes du nombre de pays concernés. Cette armée de croisés atteignit un total de 120000 combattants, de nombreux pays différents : Allemagne, France, Angleterre, Écosse, Suisse, Luxembourg, Pays-Bas et certaines des principautés italiennes.

 

En 800 de l’Hégire (1396), la campagne arriva en Hongrie, mais ses chefs et dirigeants furent en désaccord avec Sigismond avant le début de la bataille. Sigismond voulut attendre que les Ottomans attaquent en premier, mais les chefs militaires décidèrent d’attaquer les premiers et avancèrent sur le Danube, jusqu’à ce qu’ils atteignirent Nicopolis, au sud des Balkans et l’assiégèrent. Les assiégés semblèrent vaincus au début, jusqu’à ce que Bayazid apparaisse de manière inattendue avec une armée d’une centaine de milliers de soldats, presque autant que l’armée croisée, mais mieux équipée et organisée.

La plupart des chrétiens furent vaincus et nombre de leurs dirigeants furent tués ou capturés. Les Ottomans emportèrent un large butin y compris une grande partie de l’équipement militaire de l’ennemi. Lors des célébrations qui suivirent, le Sultan Bayazid déclara qu’il conquerrait et libérerait l’Italie et nourrirait son cheval du blé poussant près de l’autel de Saint-Paul à Rome.

 

Beaucoup de nobles français furent capturés lors de cette bataille. Le Sultan accepta la Fidyah (rançon) et libéra de nombreux détenus, y compris le Comte de Nefre, qui jura de ne plus jamais revenir se battre contre le Sultan Ottoman après sa libération, mais le Sultan lui dit : « Je t’autorise à rompre ton vœu, au cas où tu voudrais revenir combattre contre moi, car il n’y a rien de plus aimé pour moi que de combattre tous les Chrétiens d’Europe et de les vaincre. »

Quant à Sigismond qui avait été très fier de son armée et proclama autrefois avec arrogance : « Si le ciel nous tombe dessus, nous le tiendrons avec nos lances, » il s’enfuit du champ de bataille avec les Chevaliers de Rhodes. Ils atteignirent la Mer Noire et trouvèrent les frégates chrétiennes sur lesquelles ils s’embarquèrent pour s’échapper, vaincus et humiliés.

 

En conséquence, le statut de la Hongrie fut gravement affaibli aux yeux des Européens suite à la défaite de la bataille de Nicopolis.

 

Cette victoire écrasante eut un effet positif sur Bayazid et la Société Islamique. Bayazid envoya des lettres aux dirigeants musulmans d’Orient, annonçant la bonne nouvelle de leur grande victoire sur les Chrétiens. Avec les lettres, il envoya certains des détenus chrétiens comme preuve de sa victoire. Puis il a adopté le nom de « Sultan ar-Roum, » en ce qui concerne son contrôle de toute la région d’Anatolie, et envoya également une lettre au calife abbasside du Caire, lui demandant d’accepter ce titre, afin que son autorité atteindre la légalité officielle et un statut prestigieux dans le monde islamique.

Le Sultan Barqouq accepta la demande de Bayazid, étant son seul allié contre les forces menaçantes de Timour Link. En conséquence, des milliers de Musulmans immigrèrent en Anatolie pour servir l’État Ottoman, dont beaucoup étaient des soldats, qui contribuèrent grandement à la vie économique et culturelle en Iran et en Irak, et dans les pays au-delà des fleuves Tigre et Euphrate.

 

Le siège de Constantinople

 

Avant la bataille de Nicopolis, Bayazid pur exercer une plus grande pression sur l’Empire Byzantin. Il demanda à l’Empereur de nommer un juge musulman à Constantinople, pour régler les affaires des Musulmans, à la suite d’un siège de la ville. L’Empereur obligea et créa un tribunal islamique. De même, une mosquée fut construite et environ 700 maisons furent attribuées aux Musulmans. L’Empereur céda la moitié du bourg de Gallatin, où une puissante force ottomane de 60000 soldats fut affectée à l’application du paiement de la taxe imposée à l’État Byzantin. D’autres taxes furent imposées sur les récoltes et tous les autres produits. Peu de temps après, l’Adhan (appel à la prière) fut annoncé depuis les minarets de la capitale byzantine.

 

Après avoir remporté leur grande victoire dans la bataille de Nicopolis, les Ottomans établirent fermement leur contrôle de la région des Balkans. Ils devinrent redoutés de toutes les nations. La Bosnie et la Bulgarie se soumirent à la domination ottomane et les soldats ottomans continuèrent à poursuivre les armées chrétiennes en fuite. Bayazid punit les dirigeants d’al-Mura qui avaient apporté un soutien militaire à l’Alliance des Croisés. Il décida également de punir l’Empereur Byzantin pour sa position hostile durant la guerre contre l’Alliance des Croisés et exigea qu’il remette la ville de Constantinople. L’Empereur Manuel rechercha l’aide de toute l’Europe, mais en vain.

En vérité, la prise de la ville de Constantinople était la cible principale de la campagne du Jihad du Sultan Bayazid I (le premier) et commandant une armée puissante, il imposa un siège complet de la ville. Alors que toute l’Europe attendait la chute de la capitale byzantine, à tout moment, le Sultan fut obligé de se détourner de la libération de Constantinople, en raison de l’émergence d’un autre danger menaçant l’Etat Ottoman.

 

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