OSMANLI

Dans l’intervalle, il promit qu’il serait toujours de son soutien et de son aide. Sinon, il partirait immédiatement et agirait de manière indépendante pour mettre en œuvre ses propres instructions.

Plus tard, il fut décidé qu’Elphinstone était le commandant de toute la flotte et que les Comtes Orlov et l’Amiral Spiridov devaient suivre tous les ordres et codes qu’il avait donnés. C’est ce qui a été rapporté dans les écrits d’Elphinstone et l’authenticité chez les mécréants reste à prouver.

 

Le vendredi 5 Rabi’ al-Awwal (29 juin), tôt le matin, à bord du navire de l’Amiral Spiridov, les mâts de perroquets qui auraient été cassés et les voiles qui auraient été mangés par les rats furent hissés et remis à neuf. Plus tard, le fanion de Spiridov fut hissé pour la première fois. Ce fut une surprise pour Elphinstone. Il alla directement voir le Comte Orlov pour s’en plaindre. Parce que cela était apparemment contraire à la décision collective de la veille.

Le dernier événement montra que les problèmes n’avaient pas pris fin dans la flotte russe. La dispute entre les deux amiraux n’était pas encore terminée, et il ne semblait pas non plus qu’elle allait se terminer.

 

La Bataille du Détroit de Chios

 

11 Rabi’ al-Awwal 1184 (5 juillet 1770)

 

Amarrée dans l’île de Paros, la flotte russe ravitailla son approvisionnement en eau manquant d’un côté, et en même temps collecta de la viande fraîche, des fruits et des légumes. Après le dîner, tout le conseil des commandants de la flotte russe se rendit au navire Grom pour essayer les nouveaux mortiers. Après avoir tiré quelques obus, l’efficacité des canons fut discutée.

Après les expériences, ils montèrent tous à bord du navire loué par le Comte Aleksey Orlov qui transportait également deux femmes turques asservies.

Le reste fut rapporté par Elphinstone dans ses mémoires comme suit :

« Lorsque le Comte et ses frères me présentèrent à elles, les femmes ne montrèrent pas leur visage, donc je ne voulais pas être dans cette pièce où les femmes étaient assises par terre et se couvraient le visage de leurs mains, et je suis parti. Mais les Russes n’étaient pas aussi humains que moi, ils abaissèrent leurs mains de leurs visages par la force et s’impliquèrent dans toutes sortes d’actions indécentes contre les femmes.

Les hurlements des femmes et les actions inhumaines contre elles m’ont fait quitter le poste.

Je crois que je devrais séparer cette section avec un rideau. Personne ne m’a dit auparavant que le Comte avait agi comme un maniaque contre une femme turque lorsqu’elle était tombée entre ses mains. Le noble d’Effingham qui était avec moi à l’époque fut témoin de cette brutalité.

L’Amiral Elphinstone nomma le capitaine de la Frégate Nadejda Pallevinof comme Capitaine du galion Saratof et l’officier qu’il nomma le 7 juin à la place du Commodore Barsch quand il était le Capitaine adjoint de Saratov, comme nouveau Capitaine de Nadejda.

 

Le dimanche 7 Rabi’ al-Awwal 1184 (1er juillet 1770), les navires russes étaient préparés avec tous les approvisionnements déjà embarqués pour naviguer en pleine mer. Ils découvrirent que la flotte ottomane les attendait en pleine puissance entre l’est de l’île de Chios et la Côte Anatolienne, qu’ils ne cherchaient plus refuge dans les ports et recevaient des directives absolues pour se battre.

Dès qu’Orlov apprit que les Ottomans avaient reçu de telles directives, il ordonna à toute la flotte de lever l’ancre immédiatement. Tous les patients sur les navires furent déplacés dans le Czernichov qui était sous le commandement du Capitaine britannique Dishington, et il reçut l’ordre de se rendre directement au port de Minorque (Mahon).

 

En fait, le rapport de renseignement reçu par les Russes était complètement faux. Aucun ordre n’avait été transmis aux Ottomans pour se battre mais exactement le contraire, puisque Houssam ad-Din Bacha avait ordonné de se rendre à Canakkale.

 

La flotte ottomane quitta Chisma le 10 Rabi’ al-Awwal (4 juillet 1770), mais à la suite d’un mât principal cassé, le galion de Riyale bascula et toute la flotte s’amarra en deux lignes, à 200 brasses du rivage à un endroit actuellement appelé Damla Suyu.

Les quartiers généraux ottomans furent constitués sur le rivage au-dessus d’une haute falaise. Les archives montrent que le grand amiral Houssam ad-Din Bacha n’était pas avec sa flotte le 11 Rabi’ al-Awwal (5 juillet) pour inspecter les emplacements des canons.

 

Le navire de tête de la flotte ottomane amarrée était le Burc-u Zafer (Barq az-Zafir) de Gazi Hassan Bacha, c’était un galion construit il y a seulement neuf mois avec d’excellents arbres, sans aucun équipement manquant et armé de canons de bronze. En comparaison avec les autres navires de la flotte ottomane, c’était un navire de combat, qui avait un personnel meilleur et expérimenté.

Le Comte Orlov fit hisser le fanion du commandant en chef sur le navire du Commodore Greig, l’amiral Spiridov hissa le fanion avec des rayures bleues sur fond blanc sur le mât principal du mât principal, l’Amiral Elphistone le hissa sur le mât d’artimon.

 

Le 7 Rabi’ al-Awwal (1er juillet) vers 3 heures du matin, l’ensemble de la flotte fut ordonné par code de lever l’ancre. La mission était d’aller trouver la flotte turque sur l’île de Chios. A minuit, le vent cessa de souffler dans le chenal entre l’île de Paros et l’île de Naxia et la flotte russe dû s’arrêter.

Le lundi 8 (2 juillet), une brise douce se leva, les vents venaient du nord-est et les îles de Mikonos et Naxia étaient clairement visibles.

 

Le mardi 9 (3 juillet), la flotte navigua serrée et se leva au vent. A midi, un relèvement fut pris pour le milieu de la côte ouest de Chios en direction nord-nord-est. Le mercredi 10 Rabi’ al-Awwal (4 juillet), la flotte russe était à la pointe sud de Chios. Le vent soufflait du nord-nord-est. L’Amiral Elphinstone guidait toute la flotte. La flotte se tourna vers le nord en suivant la pointe nord-ouest.

 

Dans l’après-midi, à cinq heures, une frégate envoyée en patrouille tira de son canon pour informer que la flotte ottomane avait été vue.

Dans la soirée, vers sept heures, le vent qui soufflait du nord-nord-est se transforma en une brise fraîche. En raison de ce changement, les Russes attendirent une demi-heure puis virèrent sous le vent toute la nuit. Ce faisant, ils voulaient contourner le cap nord-est de l’île de Chios. Le plan d’Elphinstone était de se mettre d’abord au vent, puis de naviguer à toute vitesse sur la flotte ottomane.

Si les Russes pénétraient dans le chenal en passant par le cap sud-est, ils risquaient de rester sous le vent et ce serait un grand avantage pour la flotte ottomane.

Le lendemain, à trois heures du matin, les Russes arrivèrent devant Koyun Adalari. L’Amiral Spiridov et ses navires étaient un peu en arrière. Vers cinq heures, un signal répétitif fut donné pour une recherche générale, mais Rostislav recula. Elphinstone devint vraiment fou quand il vit cela et informa immédiatement le Comte Orlov et le capitaine fut remplacé en un rien de temps.

À 9 heures, le Comité de commandement russe se réunit sur le navire du Comte Orlov. Mais le Comte avait déjà fait le plan avec l’Amiral Spiridov.

 

L’Amiral britannique voulait suggérer que les navires russes étaient amarrés en parallèle avec les navires ottomans et voulait une bataille de tir de canon avec tous les navires amarrés. Son objectif était de forcer la flotte ottomane entre la flotte russe et le littoral et de les laisser sans aucune possibilité de manœuvre. De cette manière, il espérait que la flotte russe pourrait avoir une puissance de tir plus efficace. Le fait que la flotte ottomane ne soit amarrée qu’à un demi mille de la côte leur donna l’espoir que ce plan pourrait réussir.

Le Comte Orlov n’était pas d’accord avec cette suggestion et suggéra plus d’une bataille pendant la croisière. Selon son plan, l’Amiral russe Spiridov serait le chef de l’attaque avec 3 galions (Tri Svyatitelya, Yevstafiy, Evropa), le Comte Orlov devait le suivre avec 3 galions (S.Ianuariy, Tri Iyerarcov, Rostislav) et Elphinstone devait soutenir l’arrière-garde

 

Elphinstone rejeta le plan. Selon lui, ce plan était voué à l’échec. Au lieu de cela, il offrit un plan d’attaque qui apporterait une victoire définitive. Les grandes lignes du plan étaient :

Considérant que la flotte ennemie était coincée avec la côte à son côté sous le vent, l’amiral Elphinstone avancerait en amarrant le ressort de chaîne jusqu’au dernier navire au sud, et devait amarrer à bord du dernier navire. Les deuxième et troisième navires de la flotte encore amarrés par des ressorts à chaînes devaient s’amarrer à l’avant et au quart du deuxième navire ottoman, et cela continuerait ainsi.

Selon le plan d’Elphinstone, les neuf galions des Russes devaient concentrer leur puissance sur les cinq ou six navires ottomans au sud. Les autres navires ottomans qui étaient amarrés le long d’une ligne étaient placés complètement sous le vent, ils ne pouvaient donc se déplacer nulle part sans risquer d’aller au rivage, c’est pourquoi ils ne pouvaient pas être impliqués dans une bataille. Ils ne pouvaient se déplacer nulle part et ils ne pouvaient pas aider les autres vaisseaux du sud de l’ordre de combat qui devaient se battre contre les galions russes qui avaient plus de puissance de feu qu’eux.

 

Bien que le plan proposé par l’Amiral Elphinstone semblait très approprié, le Comte Orlov ne voulut pas changer le plan de bataille qu’il affirmait. Tous les amiraux et les commandants retournèrent dans leurs vaisseaux. L’Armada russe envoya un signal de prière avant la bataille. Ils allaient prier Dieu pour avoir la victoire de leur côté.

 

À 11 heures, toute la flotte russe était en position de combat et le Comte Orlov hissa le drapeau rouge, ce qui signifiait qu’il était temps d’attaquer. La flotte sous la direction de l’Amiral Spiridov se dirigea du nord du Détroit de Chios. La flotte russe commença alors à approcher la flotte ottomane amarrée.

Plus tard, le Comte Orlov expliqua ce moment comme suit :

« En voyant cette structure, je fus dévasté et ne sus pas quoi faire mais le courage des soldats de Sa Majesté l’Impératrice, leur lutte pour être digne de Catherine la Grande, me forcèrent à attaquer indépendamment de la supériorité de leur force et à trouver du courage en moi-même. C’était soit mourir soit détruire l’ennemi. » (Du pipeau !)

 

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