OSMANLI

Riyale (Contre-Amiral)

 

Le nom est actuellement Tugamiral. Il suit le Vice-Amiral dans la hiérarchie et son vaisseau s’appelle Riyale-i Humayun. Le fanion de Riyale était hissé sur un mât d’artimon. Leur salaire annuel était de trois mille piastres. Les trois amiraux recevaient pour leurs fils le salaire de dix matelots à la fin du 12ème  (XVIIIe) siècle et un salaire de marin à cette date était de quarante-six piastres.

 

À la suite des officiers supérieurs de la hiérarchie, il y avait des capitaines de navires publics qui installaient des lanternes sur leurs navires. Celles-ci furent appelées plus tard miri kaptan (capitaine de navire public). Les capitaines qui remirent plus tard leurs galions furent appelés kaptan (capitaine) qui est un rang après Kapudan, Patrona et Riyale équivalent du Tugamiral de la marine moderne qui est le contre-amiral (moitié inférieure).

 

Avec le Kaptan Bacha, les navires de Kapudan, Patrona et Riyale étaient appelés navires Sanjak, et leurs capitaines étaient appelés Sancak Kaptani (capitaine de Sanjak) et ce terme les différencierait des navires régimentaires. Les navires de Kapudan, Patrona et Riyale avaient un drapeau vert et un drapeau rouge. Le drapeau vert avait l’image de Zoul Fiqar (épée de ‘Ali Ibn Abi Talib (radhiyallahou ‘anhou)) au centre et le drapeau rouge avait un croissant et une étoile. Le drapeau de Kaptan Bacha avait le Tugra du Sultan au centre.

 

L’heure de départ de la flotte était déterminée par l’astrologue en chef. Le moment idéal était proposé au Sultan afin de recevoir l’approbation. À la suite de ce rituel, le Kaptan Bacha se rendait à nouveau visite au Pavillon Riverain le jour du départ. Un sac contenant deux mille huit cent quatre-vingt-dix piastres était alors donné au Kaptan Bacha sur la base d’une règle établie pendant la période du Sultan Mourad III à la fin du 12ème (XVIIIe) siècle pour couvrir les frais de médecine et de traitement.

 

Après l’arrivée de la marine en Mer Méditerranée, la flotte était positionnée en ordre de bataille. Les galions à l’avant étaient suivis de barges, puis venaient les vaisseaux à rames qui s’appelaient galères. Les lieux de ravitaillement en eau étaient les Dardanelles et la localité appelée Jardin de Cyprès de Piyale Bacha. Les canots de secours étaient ensuite envoyés à Bogazhisar et 30 billes de copeaux de pin de brai étaient rapportées dans chacun pour la lubrification de leurs bateaux. L’équipage passait la nuit à cet endroit. Pendant ce temps, deux navires de patrouille qui avaient été envoyés à un autre poste servaient de patrouille permanente à deux à trois milles de la côte en pleine mer. Il était d’usage de prendre cette précaution dans chaque localité où la marine passait la nuit en Mer Méditerranée.

 

Après la prière du matin à la mosquée, la galère du Kaptan Bacha était placée entre et au centre des autres navires. La patrouille portuaire avançait d’environ trois milles et notait tout ce qui était remarquable. Le chambellan du chantier naval était également le chambellan de l’avant-poste et allumait la lanterne la nuit. Le personnel restait à la maison pour fabriquer des navires de remplacement des navires ennemis, pour réparer les voiles déchirées et les mâts brisés des navires. La flotte s’arrêtait ensuite à Lesbos et Chios après le Cap Baba, puis se rendait du côté de Roumélie et arrivait à Egriboz, Modon, Kodon et Navarin.

 

Les provinces liées à la province du Grand Amiral et les observateurs des fiefs et vassaux déterminés auparavant devaient contribuer à la campagne en tant que guerriers dans la marine. Les Beys du sanjak de la province du Grand Amiral étaient appelés Derya Beyi (gouverneur en mer).

 

Chaque gouverneur de la mer contribuait à la bataille avec une, deux ou trois galères en fonction de ses propres taxes. Lorsque cela était insuffisant, d’autres provinces contribuaient également à l’envoi de troupes supplémentaires sous fief. Les troupes qui n’étaient pas présentes pour la campagne comme ordonné étaient relevées de leurs revenus et punies également de diverses manières.

 

Il y avait du personnel disponible dans différentes positions et classes servant dans la Marine Ottomane. Leur nombre, leurs noms et leur importance changèrent avec le temps.

 

Les Marins

 

Les soldats de la marine qui étaient rassemblés dans certains districts pour servir dans la marine chaque année avant le lancement de la flotte étaient appelés marins ou troupes provinciales. Ceux-ci furent inclus dans la marine en 1093 (1682) après la fondation du matelotage en tant qu’unité distincte. Ce n’étaient pas des soldats régulièrement payés, ils servaient pour la marine en cas de besoin puis rentraient chez eux après le retour de la flotte.

 

Les marins avaient des casernes dans le Square de Kasimpasa. Les sergents d’état-major qui étaient les superviseurs des marins étaient responsables de la discipline militaire dans les quartiers de Galata, Beyoglu et Kasimpasa qui se trouvaient partiellement à l’intérieur des quais de construction navale.

Les chambres des sergents d’état-major se trouvaient dans le quartier de Galata. Ceux-ci furent impliqués dans le racket dans les environs de Galata et Beyoglu à la fin du 12ème (18e) siècle.

 

Ils portaient à la taille un yatagan à manche argenté long et court et deux pistolets. La cape sur leur dos était boutonnée sur le col, et l’aile droite de la cape était jetée sur l’épaule gauche. Ils portaient une sorte de chaussure légère de style Galata ou marin appelée Yéménite, qui montrait la pointe des orteils. Leurs jambes étaient nues, la plupart avaient des châles autour de la taille et des manteaux de drap mince ou épais qui étaient portés selon la saison. Leurs manteaux étaient à nouveau faits de draps, renforcés avec d’autres tissus. Sur la tête, ils avaient généralement des turbans avec des lacets et de la soie, appelés makdem et poussi. Ils portaient aussi des gilets de style algérien enrichis de cordons de coton ou de soie appelés fermene et des pantalons bouffants sur les jambes.

 

Les marins étaient connus pour leurs cris et acclamations avant une campagne, qui se terminait généralement par un combat de rue. Suite à une réforme par le Sultan Mahmoud II en (1827), une nouvelle loi stipula que la classe Marine était abolie puis elle fut remplacée par Tersane tufekci neferati (fusilleurs du chantier naval ?).

 

Rameurs

 

Il y avait deux types de rameurs dans la Marine Ottomane. Ceux appelés forsa (dérivé de l’italien) qui étaient en fait réduits en esclavage après une bataille. Et les criminels de la société qui devaient être punis. Le système forsa fonctionna dans chaque état méditerranéen aux 9 et 10ème  (15 et 16e) siècles. Des gardiens de quarantaine appelés Vardiyans (dérivé italien) surveillaient les forsas dans chaque navire. Et ils étaient également enchaînés au côté du navire de leurs pieds pour empêcher leur fuite.

 

En plus des forsas, l’état obtenait généralement plus de rameurs de ses propres ressortissants, en choisissant un rameur pour chaque vingt maison. Les dix-neuf maisons restantes payaient les six mois de salaire de ce rameur.

 

Chaque année, le nombre de rameurs nécessaires pour la flotte était déterminé par le ministère des finances et les rameurs nécessaires étaient amenés des provinces et des districts par envoi d’ordres. Partout où aucun rameur ne devait être envoyé, une redevance en serait demandée. Les habitants appelaient les rameurs turcs ahbap (copain) et les rameurs asservis cakal (débutants).

 

La fraternité des forsas asservis (ou forcenés) et des rameurs turcs sur les navires assurait la sécurité. Si seulement des forsas étaient à bord du navire pendant la bataille, ceux-ci se battraient à l’avantage de l’ennemi et utiliseraient leurs rames conformément à cela. Ils se rebelleraient et agiraient contre les ordres.

 

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