OSMANLI

La conquête de KKhaniahh

 

Les notables âgés de cette zone vinrent demander grâce. Le commandant, dont le signe est la victoire, décida de les épargner. Deux personnes furent gardées dans le cadre d’une promesse et le château fut rendu pacifiquement. Personne ne toucha les propriétés ou les femmes et les enfants des mécréants et ils reçurent l’ordre d’aller dans leurs pays avec leurs navires. Ils chargèrent leurs biens dans trois galères et deux bertones et ils partirent. Le château fut saisi et quelques soldats y furent laissés pour sa protection. Sa province fut donnée à Hassan Bacha et trois cent cinquante-cinq canons de grande valeur y furent enregistrés. Les savants qui étaient présents donnèrent la date comme suit :

L’un d’eux est :

Gaza-yi evvel (le premier combat dans la voie d’Allah)

Et l’autre est :

Gazamiz vaki oldu (notre combat dans la voie d’Allah eu lieu, de nouveau ces lignes ont été écrites selon le calcul ebced par lequel la valeur numérique des lettres arabes donnent la date de l’événement).

 

L’arrivée des navires des mécréants

 

Le quatorzième jour de la conquête, la marine des mécréants passa devant le château et entra dans le port de Souda en démontrant leur puissance avec quatre-vingt galères, quatre galéasses et un grand nombre de bertones. Les navires de Malte, du Duché, du Pape, de l’Espagne et de Venise s’ancrèrent avec cinq commandants et ils commencèrent à tuer les combattants musulmans qui étaient sorti. Précédemment, ils étaient allés attaquer Balyabadra et les rives de Karhili, mais ils étaient revenus avec des pertes. Ils restèrent dans le port de Souda pendant quelques jours. Tandis que les galères restaient tranquilles devant KKhaniahh et que les bertones attendaient à Todori, ils décidèrent soudain d’attaquer avec soixante-dix galères et galéasses et trente-cinq bertones. Quand ils partirent du Cap de Souda le matin et se présentèrent devant le Château de KKhaniahh, des canons furent tirés du château et les soldats musulmans se préparèrent pour la bataille. Le commandant entra immédiatement dans la bâtarde et les autres commandants prirent également leurs positions. Avant qu’ils ne puissent sortir du port et former leurs lignes de combat, un vent violent apparut, de sorte que les navires musulmans ne purent que pénétrer dans le port. Les vaisseaux des mécréants furent si dispersés qu’ils vinrent et partirent dans une heure et ils se rassemblèrent au port de Souda encore une fois en trois-quatre jours.

 

La bataille des mécréants vénitiens avec les navires musulmans

 

Dans le passé, un capitaine nommé Karamanli était devenu le Capitaine Bacha et s’était rendu, du bureau de l’état, dans une place nommée Değirmenlik, avec quatre navires et deux mille janissaires. Il alla lui-même au quai de Benefshe et les trois autres (navires) restés là car ils n’avaient pas un nombre suffisant de janissaires. Ces navires qui se trouvaient à Benefshe et dont on avait parlé à KKhaniahh étaient les navires du capitaine Memish, du capitaine Chavoush (sergent) et de Bodur (court) Cafer. Les mécréants entendirent qu’ils étaient là et ils mirent les voiles avec quatre galéasses, trente-deux galères et ils essayèrent d’attaquer les navires musulmans alors qu’ils étaient encore ancrés. Les capitaines musulmans s’éloignèrent du port et, tandis qu’ils se rendaient en Crète, les navires mécréants attaquèrent ces trois vaisseaux le vingt-troisième jour de Sha’ban (14 octobre 1645). En signe de la sagesse d’Allah, une tempête tourbillonnante se leva et elle souffla sur les hauts galions et tous les navires furent tellement touchés par les hautes vagues qu’ils commencèrent à prendre l’eau. Deux galères des mécréants chavirèrent et coulèrent ensemble avec les hommes à l’intérieur. Le gros mât et les voiles du navire de Bodur Cafer, qui était un navire merveilleux qui pouvait contenir quarante-deux canons, furent détruits, les gens furent jetés à la mer et le navire se déchiqueta en pièces. Lorsque ce vent passa, les mécréants commencèrent à bombarder les navires restants avec les canons des deux côtés de leurs navires.

 

La bataille du capitaine Chavoush et Memish et la défaite de Bodur Cafer

 

Quatre galéasses s’approchèrent du navire du capitaine Chavoush et il fut entouré de canons à longue portée. Cependant, ce navire était rapide, donc il brisa les rames des galéasses avec ses canons, passa entre eux et partit ensuite. Les mécréants furent blessés et humiliés. Ils restèrent là où ils étaient. Une galéasse et plusieurs bastarda encerclaient le navire du capitaine Memish. Ceux qui étaient à l’intérieur de ce vaisseau placèrent leur confiance en Allah et combattirent de telle manière que même les anges dans les cieux l’apprécièrent et l’applaudirent. Le combat se poursuivit jusqu’au milieu de l’après-midi et beaucoup d’hommes furent martyrisés mais les mécréants furent finalement vaincus et ils partirent. Ensuite, ils encerclèrent tous le galion de Bodur Cafer et le bombardèrent. Il y avait un capitaine nommé Souleyman parmi les soldats du capitaine Cafer qui était un héros courageux. Il dit « soit le combat dans la voie d’Allah soit le martyre! » Il fit que les autres combattants musulmans le suivent aussi et il se battu courageusement. Ils se battirent durant un jour et une nuit, mais ils ne purent pas partir car ils n’avaient pas leurs voiles. Finalement, il ne resta plus que quelques hommes et ils ne voyaient pas d’intérêt à ce qu’ils soient pris comme prisonniers, alors ils luttèrent jusqu’à la fin et ils furent martyrisés. Les mécréants amenèrent un grand nombre de navires sur la gauche et la droite et à la fin, ils coulèrent ce vaisseau qui était comme le ciel. Le commandant, dont le signe est la victoire, attaqua les mécréants après cette bataille. Les maudits entrèrent dans le port de Souda et ils furent incapables de montrer une présence après. Ils arrivèrent à KKhaniahh le vingt-six de Sha’ban (17 octobre 1645) puis quittèrent le port le premier jour du mois sacré de Ramadan (21 octobre 1645) et arrivèrent à l’île d’Eubée. Les Begs et les soldats reçurent congé et ils se rendirent au bureau de l’état dans le bonheur et la joie. Le capitaine Bacha les précéda avec deux galères et rendit ses hommages au Sultan. La Flotte Royale entra dans l’Arsenal le 6 février 1645. Hüseyin Bacha, qui avait été licencié à Boudin avant cela, reçut l’ordre de protéger la Crète. Quand il atteignit Anabolu, onze Begs, qui avaient été réservés pour ce devoir, le virent. Après cela, un grand nombre de batailles eurent lieu sur l’île de Crète. Puisque nous ne couvrons pas les guerres qui ont eu lieu sur terre dans ce livre, nous avons raconté ces guerres en détail dans notre livre Fezleke. Ce livre couvre uniquement les campagnes militaires dans la mer.

 

 

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