OSMANLI

La campagne militaire de Mehmed Bacha

 

Puisque le Bacha mentionné ci-dessus venait d’Egypte et était devenu un beau-fils du Sultan, il lui fut attribué le rang de capitaine. Il partit pour la Méditerranée avec la flotte en 1000 (1611/1612) et atteignit les côtes de Sayda et de Beyrouth. Puis il prit la propriété qui lui était due par Manoğlu, l’a protégea et l’apporta aux autorités de l’état. Il partit pour les mers en 1022 (1613). Arrivés à Rhodes par Eubée, dix galères partirent pour accompagner les navires du convoi jusqu’à l’Egypte. Ils chargèrent de la poudre à canon, du sucre et des provisions et quelques outils d’Egypte et rencontrèrent la flotte alors qu’elle était dans l’île de Kastelorizo. Le Bacha envoya le capitaine Sinan, qui était le Beg de Rhodes, pour décharger ces navires sur l’île de Chios. Puisqu’il entendit qu’il y avait plusieurs navires de guerre dans la région, il partit lui-même à leur recherche pour les attaquer. Pendant ce temps, douze galères étaient venues de Messine et séjournaient au Cap Tekir. Ces navires naviguaient inconscients et ils les attaquèrent près de l’île de Samos. Puis les galériens dans le navire cessèrent de ramer. Comme le rivage était proche, ils débarquèrent les soldats sur terre et les galériens laissèrent ‘Ali Chalabi, qui était le fils de Memi Bacha, sur la rive. Comme trois navires étaient à l’arrière, ils se retirèrent et se sauvèrent. Après les mécréants espagnols capturèrent sept navires et le capitaine Bacha retourna à Istanbul avec une flotte, il fut démis de ses fonctions et le grade de commandant en chef de la marine fut donné une seconde fois à Khalil Bacha.

 

La morale de l’histoire est qu’il n’est pas juste de naviguer à l’extérieur et dans la mer avec un groupe de navires sans gardien. En outre, les rameurs dans les navires ne devraient pas être seulement des galériens, peut-être que les Turcs devraient être plus nombreux que les galériens. Ces galériens causèrent des dommages dans de nombreux endroits.

 

La campagne militaire du pillage de Malte

 

Le capitaine Khalil Bacha fut envoyé en Méditerranée avec quarante-cinq galères le vingt-troisième jour de Rabi’ al-Akhir (13 mai 1614). Puis Memi Beg, qui était le Beg de Rhodes, et d’autres Begs se rendirent dans l’île de Samos avec vingt galères. Ils espalmèrent leurs navires à Avarin et ensuite ils partirent pour la mer le vingt et unième de Joumada al-Oula (29 juin 1614). Ils atteignirent l’île de Malte le 28 au matin (6 juillet 1614). Un homme sortit de chaque escouade et ils commencèrent à piller les côtes. Ils avaient une tour tous les mille et les mécréants à l’intérieur communiquaient les uns avec les autres par des signaux de fumée. Alors ils s’informèrent des Musulmans et les fantassins et les cavaliers du château apparurent immédiatement. Ils luttèrent jusqu’à midi et beaucoup de prisonniers furent pris. Le Beg de Malte et beaucoup de fils de Begs furent tués. Comme c’était le temps de la moisson, les tas de cumin et d’anis furent incendiés puis les jardins et les vergers des mécréants furent détruits. Dans l’après-midi, ils se rapprochèrent du monastère qui était près du château et le capitaine Bacha écouta Memi Beg, et ne sortit pas dans ce raid. Les janissaires et les autres soldats marchèrent depuis différentes positions. Il s’avéra que le château avait des canons dont l’aire de répartition couvrait le monastère, donc quand ils le bombardèrent, il devint impossible d’y rester et les navires se retirèrent. Il ne fut pas possible à quelques hommes de rester et de capturer des mécréants pour les utiliser comme informateurs. Ils bombardèrent en utilisant les canons à l’avant du château et ils arrivèrent à Tripoli (en Afrique du Nord) le deuxième jour de Joumada al-Akhir (10 juillet 1614). Le Grand Amiral avait un bandit nommé Sefer Dayi qui dérangeait le souverain et provoquait le désordre. Il le fit amener enchaîné et ses hommes tentèrent de fermer les portes et de le défendre. Ils allaient être tués, mais certains savants religieux intervinrent et ainsi, leurs vies furent épargnées. Après la prise du château, le capitaine Bacha sortit et rassembla les autorités publiques. Avec le témoignage des gens de la province, une décision fut prise quant à la nécessité de sa mort et ainsi ils le tuèrent et le pendirent sur les murs du château. Quand ils se rendirent à Avarin le dixième jour du mois (le 18 juillet 1614), des personnes furent envoyées pour capturer des mécréants pour en faire des informateurs et ils revinrent après avoir capturé un galion de guerre. Ils l’apportèrent et il s’avéra qu’il contenait douze mille boisseaux de blé.

 

Les menaces des mécréants de Manya

 

Les gens de la région montagneuse appelée Manya près des rivages de Péloponnèse étaient des mécréants grecs, et coopéraient avec les Vénitiens et étant soumis de force, ils payaient leurs tributs à contrecœur. Les soldats les attaquèrent plusieurs fois. Une fois Arsalan Bacha, qui avait le fief de Tirhala, partit par voie terrestre et la flotte arriva de la mer et ils se rassemblèrent à Pasova. Ils débarquèrent leurs soldats et ils attaquèrent les rebelles de Manya. Ils capturèrent la plupart d’entre eux et ils furent punis par la mort ou l’exil. Ainsi, ils furent autorisés de rester à condition qu’ils ne s’engagent plus de nouveau dans un tel comportement audacieux. À la fin du mois de Rajab (5 septembre 1614) Memi Beg, qui était le Beg de Damiette, et le fils de St. Juan, qui était le Beg d’Alexandrie, apporta une épée et un caftan d’Istanbul pendant que les navires étaient espalmés à Avarin. Disponibles, ils furent envoyés à l’île de Bourak, qui était à quatre-cinq milles plus loin, en tant que sentinelles. Dans la matinée, les Begs mentionnés arrivèrent dans l’île et il y avait des navires des mécréants près de l’île. Les mécréants les virent mais eux ne les virent pas alors ces derniers les attaquèrent pendant que les Begs étaient pris au dépourvu. Memi Bacha fut martyrisé et le fils de Saint-Jean s’échappa d’une manière ou d’une autre. Ensuite, les mécréants remorquèrent les deux navires. D’un autre côté, la flotte ne pouvait rien faire d’autre que de surveiller puisque tous les autres navires étaient en train d’être espalmés. Puis ils revinrent quand novembre approcha. Ils entrèrent dans le chantier naval le vingt-cinq du mois de Shawwal (16 novembre 1614).

 

La morale de l’histoire est que quiconque s’en va en tant que guetteur ne doit pas être pris au dépourvu. L’insouciance causa beaucoup de tort à la terre et à la mer. L’insouciance n’est pas juste dans de tels endroits. Et il est nécessaire que les navires soient espalmés en deux groupes et que les navires des Begs soient disponibles afin de naviguer pour garder les ports et les îles si possible quand cela est nécessaire. Nous le mentionnerons dans le chapitre sur les conseils aux pirates.

 

La campagne militaire de ‘Ali Basha

 

Il servit dans la construction de Yeni Jami’ (la nouvelle mosquée) et il devint un Vizir et un capitaine. Quand il voulut aller en Méditerranée avec la flotte et atteindre les rivages des mécréants d’Avarin en 1026 (1617), il ne dérangea pas les navires usés et fit comme s’il voulait dire « Je suis né et élevé dans une galère. » Alors qu’il se dirigeait vers la mer au milieu du grand mois de Sha’ban (13-23 août 1617) une tempête apparut soudainement et le vent violent dispersa les navires. Quatre galères parmi les navires d’armuriers, deux navires de janissaires et cinq navires Beg sombrèrent dans ce grand péril et coulèrent dans la mer profonde. Personne ne survécu des sept d’entre eux et plusieurs hommes tombèrent sur une embarcation des deux navires. Il y avait beaucoup de gens dans une seule galéasse. Ils naviguèrent face au vent avec deux navires Beg et ils atteignirent Tripoli (en Afrique du Nord). Sur le chemin, la galéasse eut une fuite et un habile européen la répara en échange de sa liberté. Süveydanoğlu (fils de Suveydan), qui était le chef de Tripoli, donna les armes, l’armement et les provisions nécessaires, et le fit réparer en vingt-cinq jours. Ils partirent pour la Roumélie et rejoignirent Moton en trois jours. Quand le capitaine s’approcha des côtes de Kalavri, il voulut couler les navires faibles, mais certaines personnes expérimentées l’en empêchèrent. Ils suggérèrent de les remorquer, pensant que s’ils coulaient, ils couleraient en chemin alors, ils quittèrent cet endroit et atteignirent Avarin, puis Moton et Koron. Quand la galéasse arriva à destination, ils célébrèrent. Lorsque tous les autres navires furent également estimés, il s’avéra qu’au total, onze navires avaient coulés. Quand le temps de la mer passa, ils entrèrent dans l’Arsenal en Dzoul Qi’dah (octobre-novembre 1617). Le nouveau Sultan monta sur le trône. Quand Daoud Bacha devint le capitaine, il laissa ce Bacha à son poste.

 

La morale de l’histoire est qu’il est incorrect de partir en haute mer avec des navires faibles et usés et d’agir avec vantardise. Il est nécessaire d’aller en mer avec des navires robustes, car si une tempête se produit, alors les navires faibles et usés couleront probablement.

 

La deuxième campagne militaire de ‘Ali Bacha

 

Il repartit avec la flotte en 1027 (1618 AD) et toucha les côtes arabes. Après avoir pris deux navires et atteint Athènes depuis Chios, quarante-six galliots de mécréants se trouvaient sur l’île de Kargacik, mais ils apprirent que la Flotte Royale ottomane arrivait alors ils s’enfuirent et allèrent vers Kafallinia. La flotte atteignit Corfou et ne vit aucune trace des navires ni ne savait où ils se trouvaient, alors ils revinrent. Ils se rendirent de nouveau en Méditerranée en l’an 1028 (1619) et capturèrent six navires. Ils vinrent au Divan avec beaucoup de cadeaux et les donnèrent en disant qu’ils étaient du butin de guerre. Cependant, avec l’incitation de Mehmed Bacha, qui était le gendre du Grand Vizir, l’ambassadeur vénitien déclara que « la moitié des biens qui nous ont été confisqués n’ont pas été donnée au Sultan et les navires ne sont pas des navires de guerre, ils appartiennent à quelqu’un d’autre. » Cela ne fonctionna pas et le capitaine Bacha prévalut. Il devint Grand Vizir peu de temps après et il fut ensuite envoyé à Alep. Mehmed Bacha mourut en 1029 (1620) et ‘Ali Bacha mourut en 1030 (1621). Qu’Allah leur fasse miséricorde.

 

La première apparition des Kazakhs dans la Mer Noire

 

Les Kazakhs et les Ozi (Ochakov) Kazakhs avaient l’habitude d’attaquer le Danube et les rivages dans le passé et ils commençaient à venir maintenant sur les rives d’Anatolie sous la direction des apostats qui s’étaient échappés des pays musulmans. Ils vinrent au château de Sinop en l’an 1023 (1614) et y entrèrent soudainement en causant de grands dégâts. Lorsque Shakshaki Ibrahim Bacha, qui avait été chargé de protéger les rives de la Mer Noire avec une soixantaine de saïques, s’en aperçut, il se dirigea vers la rivière qui servait de passage à ces chiens (ainsi dans le texte, je vous rappelle que je ne fais que traduire). Cependant, les Kazakhs entendirent parler de cela et ils chargèrent leurs saïques sur des traîneaux et voulurent passer par la terre à la partie supérieure de la rivière mais certains Tatars les attaquèrent et un grand combat s’ensuivit. La plupart des gens qu’ils prirent de Sinop furent tués sauf les femmes et les enfants. Le Bacha les rattrapa également, tua certains d’entre eux et prit certains comme prisonniers. Ses hommes apportèrent une vingtaine de Kazakhs au divan au début de Ramadan (5-14 octobre 1614).

 

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