OSMANLI

La seconde guerre du capitaine susmentionné avec le capitaine de Goa

 

Avec douze barges et vingt-deux galliots, soit un total de trente-quatre navires, le fils de Goa, le capitaine Gornedor, quitta le port de Muscat au lever du jour, le vingt-sixième jour du mois sacré de Ramadan (25 août 1554), et installant ses principaux mâts de charge dans leurs barges et galions, accentuant leurs mise en garde, et les caravelles déployant leurs voiles circulaires ils ornèrent leurs navires de fanions et se dirigèrent vers les navires musulmans qui se réfugièrent en Allah comme auparavant et  restèrent prêts du rivage. Les barges arrivèrent et attaquèrent les galères. Il y eut une telle fusillade et canonnade, bataille de flèche et d’épée que personne ne peut réellement décrire. Les tirs de canons passaient à travers les barges comme des balles et ouvraient de grands trous sur les saïques. Les mécréants renvoyèrent les galères de Koulek et lancèrent des pierres à la main. Ils jetèrent également une bombe sur une galère et la brûlèrent. Une barge brûla aussi. Cinq barges et cinq galères chavirèrent et coulèrent toutes. Une barge coula avec la force de la voile. Pour résumer une longue histoire, les deux camps perdirent beaucoup de soldats. Les rameurs étaient si fatigués de ramer et de tirer des canons qu’ils durent inévitablement mouiller. Après s’être ancré sur le rivage, la guerre reprit. Les bateaux furent abandonnés et le capitaine Alam Shah, Kara Mustafa, Kalafat Memi, qui étaient les capitaines des galères qui avaient coulé ; Dourzi Mustafa Beg, qui était le commandant des volontaires et deux cents hommes furent pris des autres soldats égyptiens et les cordiers. Comme les rameurs étaient des Arabes, ils furent débarqués à terre. Beaucoup d’Arabes de Necid vinrent et aidèrent les Musulmans. Les mécréants levèrent les mécréants qui étaient dans les marchés. Cette guerre fut supérieure à la guerre entre feu Kheireddine Bacha et Andrea Doria. Nous n’avons jamais vu si peu d’hommes se battre ainsi. Finalement, la nuit tomba et un vent violent souffla. Les barges s’ancrèrent avec deux ancres chacune et les galères tirèrent leurs ancres. Alors les gens devinrent impuissants. Ils quittèrent la côte à contrecœur et atteignirent l’Océan Indien avant le vent. Finalement, par Kirman, ils atteignirent les rives de Berricash. Comme c’était un espace ouvert, ils passèrent de Mekran au port de Shehbar. Après avoir reçu de l’eau, ils atteignirent le havre de Kouvadir sous la direction d’un capitaine et de son chef, Malik Dinaroğlu Jalaladdin vint dans le navire et annonça sa loyauté au Sultan. Chaque fois que la flotte arrivait à Ormuz, il envoyait cinquante-soixante navires pleins de vivres.

 

Les choses qui arrivèrent au capitaine Seydi ‘Ali dans l’Océan Indien

 

Le capitaine susmentionné quitta de nouveau le port de Kouvadir avec neuf navires pour l’Océan Indien et se dirigea vers le Yémen. Pendant quelque temps, le vent était favorable. Après avoir navigué pendant quelques jours et qu’ils atteignirent la zone à travers Zafar et Shihr, le vent d’ouest souffla. Quand la tempête, qu’ils appelaient la Tempête de l’Eléphant, apparut, ils n’eurent même pas le temps de se placer en face et d’ouvrir leur première voile. Les tempêtes méditerranéennes n’étaient en rien comparées à celle-ci. On ne pouvait pas différencier le jour de la nuit. Les vagues, qui étaient aussi hautes que les montagnes, rendaient les navires très faibles. L’armement, les provisions et les poids lourds furent jetés dans la mer et inévitablement, ils dérivèrent ainsi pendant dix jours. Il plut énormément et aucune chance de récupérer ne leur fut donné. Quand ils virent des animaux étranges, des poissons longs de deux-galères, les enseignants (Dans l’océan Indien, ils appelaient les capitaines « enseignants. ») louèrent Allah Exalté et dirent « ce sont des animaux bénis, n’ayez pas peur. » Ils virent de grandes anguilles qu’ils appelèrent des hippopotames et des tortues aussi grandes que des tas de récoltes et d’algues. Comme la marée était très haute, ils arrivèrent près de la Baie de Ceged.

Le Maelstrom

 

La couleur de la mer devint soudainement blanche et les enseignants commencèrent à crier. Cela se passa dans l’endroit appelé « maelstrom » dans l’Océan Indien, ce qu’ils appellent Guardafoui (Ra’s Assir) sur les côtes abyssiniennes et dans la Baie de Ceged près du Sind. Quand il fut dit que dans les livres sur les affaires maritimes il est écrit que les navires qui tombaient dans ceux-ci ne pouvaient pas être sauvés, ils trouvèrent immédiatement une profondeur de cinq brasses avec le fathomètre et plièrent les voiles moyennes pour préparer la vergue. Ils la tirèrent vers le haut, laissèrent tomber la corde serrée et tournèrent, par conséquent, leur navire du côté du vent. Ils utilisèrent les galériens ce jour-là et cette nuit-là avec le vent d’arc. L’heure du reflux vint et le vent devint plus léger. En d’autres termes, cela devint plus facile. Le lendemain matin, ils baissèrent les voiles et les allégèrent. Ils attachèrent les voiles et ils attachèrent un des marins habiles parmi les gardiens de mât, au bout de la vergue et la tirèrent alors au sommet. Ils attachèrent les cordes de voile au pied de la base du mât et la vergue monta aussi haut qu’un mât. Quand ils regardèrent autour, ils virent un temple à la frontière de la province de Camhere et ils attachèrent de nouveau les voiles. Ils traversèrent Furmeyan, Mangalore et Somnath et atteignirent les environs de Diu. Comme il était entre les mains des mécréants, ils n’utilisèrent pas leurs voiles ce jour-là et naviguèrent par seule manœuvre du gouvernail. Le vent augmenta de nouveau et ils ne purent plus contrôler le gouvernail. Ils installèrent de grandes barres. Le bruit des cordes principales était si fort que vous ne pouviez pas entendre et différencier les cris des sifflets du maître d’équipage des komis et personne ne pouvait atteindre l’avant du navire. Ils mirent la plupart des travailleurs dans la cale. Bref, ce jour ressemblait au Jour de la Résurrection. En fin de compte, ils touchèrent les côtes du Gujarat depuis l’Océan Indien, et quand les enseignants dirent soudainement qu’« il y a des récifs devant nous, ne soyez pas inattentifs, » ils jetèrent l’ancre. Cependant, les navires furent striés et de grandes vagues les submergèrent si bien qu’ils furent sur le point de couler. Les rameurs se désenchaînèrent, les gens se déshabillèrent puis chacun prit un tonneau et un sac et ils se préparèrent. Certaines des ancres furent brisées et ils se débarrassèrent de certains des récifs. C’était un endroit entre Diu et Daman et les bateaux avaient beaucoup d’eau ici. Dans l’après-midi, le temps devint clair et du Gujarat, ils vinrent jusqu’à un port appelé Daman. Les navires étaient faibles en raison de l’oscillation et de l’impact de la tempête, provoquant le naufrage de naufrage de trois navires à terre. Pourtant, les gens à l’intérieur débarquèrent sur la rive en toute sécurité. Puis quand le vent ralenti un peu et devint calme, ils recueillirent les canons et les cordes des navires endommagés et les placèrent sous garde dans le château de Daman avec l’aide du chef Malik Assad, qui était l’un des Begs du souverain du Gujarat, le Sultan Ahmed. Malik Assad déclara : « La flotte des mécréants est sur le point de venir, rejoignez rapidement le fort de Surrat. » Quand les gens du bateau, qui avaient tant souffert, entendirent cette nouvelle, la plupart d’entre eux devinrent des guerriers de Malik Assad et certains dirent :

« Les savants qui ont voyagé autour du monde avant nous ont dit :

L’eau est dans le verre et le bateau est sur le papier.

‘Ali n’a pas d’esprit rationnel parce qu’il a quitté la terre et s’est entiché de la mer. »

 

Ils débarquèrent des bateaux et se rendirent à Surrat par voie terrestre. Avec ce qui restait des six navires, le capitaine Seydi ‘Ali se dirigea vers le port de Surrat pendant cinq jours en utilisant les voiles et en ramant. Ils naviguèrent quand l’eau était haute et s’ancrèrent quand elle était basse. Après de nombreux problèmes, ils entrèrent dans le port de Surrat trois mois après leur départ de Bassora. Ils rendirent les Musulmans heureux parce qu’il y avait du chaos dans la province du Gujarat. Beaucoup de choses se sont passées là-bas et les soldats ont dit : « Nous n’avons plus d’argent, plus de nourriture et plus boisson. Il n’y a pas de cordes, d’armes ou de fournitures dans les navires et les navires sont devenus délabrés. Après cela, il n’y a aucune chance d’aller en Egypte, » et la plupart d’entre eux devinrent des guerriers du Sultan de la province du Gujarat et les navires devinrent vides. Dans le fort de Surrat, ils se rendirent à Hudavend Khan avec leurs armes et leurs provisions et ils reçurent des documents de sécurité pour le reste à envoyer aux autorités de l’état. Le capitaine mentionné ci-dessus prit environ cinquante camarades qui se rangèrent avec lui et au début de Mouharram 962 (26 novembre 1554), il traversa l’Inde, le Sind et Khorasan par voie terrestre, traversa le royaume perse et retourna à Istanbul au début de la Rajab 964 (30 avril-9 mai 1557) après quatre ans. Quand le Sultan l’accueillit à Edirne, il reçut 80 aspers de salaire du grade müteferrika et ses camarades reçurent une augmentation de leurs salaires en Egypte. Un édit impérial fut émis à l’effet qu’ils seraient payés leurs salaires qui s’étaient accumulés pendant quatre années. Il écrivit ce qui lui était arrivé et publia un livre. L’expression « il a les troubles de Seydi ‘Ali » dans la langue turque lui est attribuée.

 

Les campagnes militaires et le décès de Sinan Bacha

 

En 959 (1552), le capitaine Sinan Bacha s’embarqua avec vingt-cinq galères. En 960 (1553) il y resta là-bas et en 961 (1554 après J.-C.), il décéda. Il fut enterré à Üsküdar. Le poète Sihri écrivit sa date de décès (sous forme de numérologie) comme suit :

Le corps dirige son navire à la mort,

Même si son matelot est Nouh.

Quand le crocodile du temps de la mort respire,

Les océans ne peuvent pas l’aider.

Il était un second Youssouf pour ses amis,

Il avait l’air de ressembler à une baïonnette aux yeux des ennemis (Il y a un jeu de mot ici puisque « Sinan » signifie baïonnette. C’est aussi le nom de Sinan Pasha).

O Sihriya ! Venez laissez-nous faire une bonne supplication

Que le Dieu Glorieux rende son âme pure heureuse

La date de sa perte a été annoncée par le haut-parleur invisible comme ceci :

Le capitaine plongea dans la mer de la miséricorde.

 

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