OSMANLI

Première Partie

 

Les flottes de guerre du passé, les conquêtes et les guerres navales ont été rassemblées dans les livres d’histoire et ont été résumées afin de fournir des exemples. Cette partie a de nombreux chapitres.

 

Chapitre Un

 

Les campagnes navales et les guerres de certains Sultans et commandants jusqu’à l’émergence de Khayr ad-Din Bacha au cours de la première ère des capitaines de l’État Ottoman.

 

Conseils : Ce n’est pas un secret que dans les premières années de cet état, qui atteindra l’éternité, la plupart des combats et des guerres jusqu’à l’époque du Sultan Muhammad Khan II (le Conquérant), qui a atteint la miséricorde et le pardon d’Allah, impliqua la capture et l’incendie des forts des mécréants sur terre et que les campagnes navales et les guerres avec les Européens n’avaient pas encore commencé. Bien qu’ils affirment que certaines rives et îles voisines ont été attaquées à l’époque du Sultan Mourad II, ces récits ne sont pas fiables. Après la conquête d’Istanbul, le côté européen (Roumélie) et le côté asiatique (Anatolie), la Mer Noire et la Méditerranée ont été capturés. Il fallut alors penser à la marine et aux navires pour s’emparer des châteaux et entreprendre ​​sur les côtes roumélienne, anatolienne et dans les îles de la Méditerranée. Tout d’abord, assiéger la forteresse d’Istanbul seulement depuis la terre n’était pas très efficace pour la prendre, ainsi, la préparation des navires pour attaquer aussi du côté de la mer sembla importante. Baltaoğlu Souleyman Beg fut nommé pour mener à bien cette tâche importante. Selon une narration, de nouveaux navires furent construits derrière Sütlüce. Selon « Tacüt-tavârîh » ces navires furent construits derrière le Rouméli Hisari (le château de Roumélie à Istanbul) et que le premier capitaine dans l’État Ottoman est ce Souleyman Beg. C’est parce que la situation au chantier naval de Gallipoli et son capitaine ne fut pas écrites avant la conquête d’Istanbul. Aujourd’hui, un port près de la forteresse porte le nom de ce capitaine. Le livre mentionné ci-dessus indique qu’à cette époque des chaînes ont été placées sur la Corne d’Or qui sépare Istanbul et Galata et qu’ainsi le chemin des navires fut bloqué On pensait qu’il était tout à fait impossible de passer les navires de ce côté, alors on ordonna de faire passer les navires du côté de Yenihisar derrière Galata. Dès lors, les experts de la science de la mécanique utilisèrent des mesures étonnantes pour déplacer les navires de la mer à la terre, sur des traîneaux graissés sur la terre ferme après quoi, ils les lancèrent de nouveau dans la mer. Des tranchées furent creusées et quand elles furent pleines d’héros courageux, ils attaquèrent la forteresse avec courage et confondirent les mécréants. Alors cette bonne action permit de conquérir la ville. Les campagnes navales qui eurent lieu après cette conquête de l’Empereur et de leurs commandants sont les suivantes :

 

La campagne militaire d’Inöz

 

Après la conquête d’Istanbul, le juge de Ferecik présenta une pétition indiquant que le peuple d’Ipsala et de Fere étaient importunés par les mauvaises actions des mécréants d’Inöz. Ainsi,  le Sultan eut l’intention d’en finir avec ces maléfiques et Has Younous fut amené aux autorités de l’état. Le Sultan dit : « J’ai vraiment l’intention de conquérir Inöz. Vous devez rassembler les marins disponibles, fournir dix galères et vous diriger vers cette direction. Vous ne devrez dire à personne où vous allez jusqu’à ce que vous atteigniez cette zone. Je me mettrais aussi en marche avec des soldats dont le guide est Victoire. » Younous Beg embarqua dans le navire et mit les voiles conformément à l’ordre, arriva rapidement avec un vent favorable et assiégea le fort. Peu après, les drapeaux du Sultan qui indiquent la victoire apparurent de sorte que les mécréants furent effrayés. Ainsi, ils se rendirent et abandonnèrent le château. Il y avait un autre château appelé Taşöz en face d’Inöz. Sur l’ordre du Sultan, Younous Beg l’attaqua et s’empara également de ce château.

 

La campagne militaire d’Amasra, Sinop et Trébizonde

 

En 864 (1460), le Sultan Muhammad Khan sortit et envoya la marine pour la conquête du château d’Amasra qui est parmi les châteaux des rives de la Mer Noire. Après sa capture, il voulut conquérir Sinop, qui était entre les mains d’Isfendiyaroğlu Isma’il Beg (fils d’Isfandiyar). Alors, le Grand Vizir Mahmoud Basha fournit une centaine de galères rapides et annonça avec des hérauts qu’il y aurait une campagne militaire dans le quartier de Trébizonde avant de se rendre à Sinop. De terre, les troupes, dont le guide était Victoire, se rendirent à Sinop et l’assiégèrent par terre et mer. Alors Isma’il Beg se rendit, abandonna le château et déclara sa servitude au Sultan parce qu’il était sans espoir. Après la conquête de Kastamonu ils se dirigèrent vers Trébizonde. Lorsque la marine arriva de la mer et que l’armée terrestre apparue également et brandirent les drapeaux qui signifiaient Victoire, les gens demandèrent la clémence et abandonnèrent le château. Dans l’histoire européenne, que nous avons traduite du Latin, il est écrit : « Ismail Beg avait fait construire un navire qui pouvait contenir neuf cents tonneaux. Le Sultan envoya ce navire à Istanbul. A cette époque Alfonso,  qui était le souverain d’Aragonia, avait fait construire un gros navire qui pourrait contenir quatre mille tonneaux. Ensuite, les habitants de Venise firent la paix avec

Gênes. Ils commencèrent à fabriquer des gros navires et Alfonz, mentionné ci-dessus, eut deux autres navires construits et à cette époque de tels grands navires étaient sans précédent. Cependant, ils ne purent les utiliser car ils se percutèrent dans le quai et devinrent inutiles. Par conséquent, le Sultan Muhammad II eut aussi un grand navire construit. La capacité du navire était de trois mille tonneaux. Cependant alors qu’on le lançait du quai, il coula et son architecte s’enfuit. Cette unité de tonneau est un terme technique qui sert à mesurer les navires qui naviguent dans l’océan.

 

La campagne militaire de Lesbos

 

En 870 (1462), le Sultan revint de la campagne militaire de Valachie et arriva du côté de Gallipoli pour s’emparer de l’île de Lesbos. La préparation de la Marine Royale fut ordonnée et les navires qui étaient à Istanbul arrivèrent. Ils mirent voile vers cette île. Il partit en personne avec les janissaires et les soldats d’Anatolie, passa le Détroit de Gallipoli et atteignit Ayazmend. Lorsque les immenses vaisseaux ancrés autour de Lesbos et les soldats, dont le guide est Victoire, commencèrent à se battre, le souverain de l’île se rendit chez le Bacha, remit le château et demanda clémence. Il lui donna ses biens et sa famille et l’envoya à la campagne. L’île fut prise en charge et partagée. Les sujets restèrent où ils étaient, leur nombre, les ménages, etc. furent enregistrés.

La campagne militaire d’Eubée

 

En 872 (1467/1468), à leur retour de la campagne militaire de Karaman, un général vénitien (« général » est utilisé pour les capitaines de la marine) attaqua Inöz avec plus de soixante galères et la captura. Il prit son Juge, son Imam et beaucoup de Musulmans comme prisonniers et pilla l’île et ses environs. Quand cela fut présenté au Sultan, il remit le sancak de Gallipoli à Mahmoud Bacha pour la préparation de la Marine Royale et plaça tous les navires sur les côtes ottomanes sous son commandement. L’île d’Eubée, qui était l’une des îles grecques, était laissée sous contrôle européen et les Musulmans qui traversèrent cette région furent beaucoup lésés de ce fait. Puisque les résidents de l’île étaient impliqués et soutenaient les mauvaises actions du général, le commandant en chef Mahmoud Bacha dont le guide est Victoire arriva de terre et mer avec ses soldats et atteignit la frontière d’Eubée au début de l’an 873 (juillet-novembre 1468). Mahmoud Bacha, qui était le conquérant des forts, prépara les directions du siège de la mer et encercla l’île avec plus de cent navires. Il plaça des ponts sur les navires et les soldats atteignirent la zone au bord du château et se retranchèrent. Pendant ce temps, le général (vénitien) arriva pour aider le château avec huit galères mais il s’ancra quand il vit le grand nombre de navires musulmans et dut regarder de loin avec nostalgie. Son souhait était que, lorsque les soldats musulmans marcheraient vers le château, il attaquerait de ce côté et retarderait ainsi la prise du château. Il plaça des bateaux dans la mer afin d’obtenir des prisonniers pour découvrir le jour de l’attaque. Il arriva qu’un serviteur renonça à sa religion (apostasia) et se dirigea vers les navires des mécréants. Les mécréants en route pour capturer un prisonnier trouvèrent cet apostat et le présentèrent au général. Il les informa qu’il avait été annoncé que l’attaque serait dans trois jours. Le général attendu donc ce jour et se prépara à résister à l’attaque. Les Musulmans réalisèrent cependant qu’un prisonnier avait été emmené et décidèrent alors d’attaquer le château sans délai. Les hérauts annoncèrent cette nuit que « demain sera le jour du pillage, préparez-vous ! » Et ils avertirent les soldats. Dans la matinée, l’armée, dans laquelle la Victoire se réfugia, marcha vers le château avec la permission du pillage. Ils ne donnèrent aucune chance de récupérer aux mécréants et entrèrent dans le château par les brèches. Ils enchaînèrent les mécréants qu’ils pensaient pouvoir utiliser comme prisonniers (dans divers travaux) et tuèrent le reste. Les combattants musulmans obtinrent d’énormes quantités d’argent et de biens et beaucoup de butin de guerre. A midi, quand les mécréants virent que les drapeaux hissés sur les murs du château resplendissaient, ils s’attristèrent et se retournèrent pour partir. Ainsi ce puissant fort devint sous le contrôle du Sultan. Il y avait un petit château appelé Kizil Hisar (château rouge) qui était un petit château célèbre à la pointe de l’île et où se trouvait le trésor des mécréants qui fut donc aussi conquis tandis que les biens et les marchandises furent également transférés au Trésor Public de l’Empire Ottoman. Puis ils retournèrent à Istanbul avec soulagement et paix.

 

 

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