OSMANLI

Un recrutement fut effectuée par le Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam), car il a été rapporté qu’il enrôla un homme des Bani ad-Dayl comme guide pour lui montrer le chemin. Par conséquent, l’Ibaha du commerce et celui de la location sont venus d’un texte de la Shari’ah, et non de sa continuation depuis les jours de Jahiliyyah. En plus d’être un dicton du Qur’an, ou un dicton du Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam), le texte de la Shari’ah pourrait aussi être une action, c’est-à-dire l’action du Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam). Et cela pourrait aussi être un silence, c’est le silence du Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam). Ainsi, tout ce qui a continué en termes d’actions, de choses, de contrats et de transactions depuis les jours de Jahiliyyah jusqu’aux jours de l’Islam, et que les Musulmans ont continué à poursuivre, ils l’ont poursuivi parce qu’une preuve de la Shari’ah indiquait son Ibaha, soit par une parole du Qur’an ou du Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam), soit par une action du Messager (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) ou par son silence mais pas seulement par une continuation de ce qui avait existé à l’époque de Jahiliyyah. Ce qui n’a pas été établi comme une preuve de la Shari’ah, comme un dicton, une action ou un silence, et qui avait existé à l’époque de la Jahiliyyah, ne devrait pas continuer et ne devrait pas être prise, même si aucune interdiction n’est mentionnée. Une preuve de la Shari’ah devrait plutôt être recherchée pour cela. Par conséquent, l’Ibaha de ce qui a existé avant l’arrivée de la Shari’ah et se poursuivit après son arrivée, a été établi par une règle de la Shari’ah qui lui est liée.

 

Il serait faux de dire que parce que la Shari’ah est restée silencieuse sur ceci, son Ibaha se poursuivit et ce sur quoi la Shari’ah a gardé le silence et n’a pas expliqué, sa règle doit être Moubah. C’est parce que la Shari’ah n’a pas gardé le silence sur elle mais a démontré sa règle par une preuve qui y est liée, et le silence du Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) n’est pas considéré comme un silence de la Shari’ah, mais plutôt comme une déclaration de la Shari ‘ah, car le silence du Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) est exactement comme sa parole et son action et tout comme le Qur’an, c’est-à-dire une déclaration d’une règle de la Shari’ah.

 

Aucun musulman n’a le droit de dire que le Législateur, à Lui les Louanges et la Gloire, a gardé le silence sur quelque chose et n’a pas déclaré sa règle après avoir lu les paroles d’Allah, à Lui les Louanges et la Gloire :

« Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J’agrée l’Islam comme religion pour vous. » Qur’an 5: 3

 

Aussi Sa Parole, à Lui les Louanges et la Gloire :

« Nous avons fait descendre sur toi le Livre, comme un exposé explicite de toute chose. » Qur’an 16, 89

Par conséquent, aucun Musulman n’a le droit de prétendre qu’il existe des situations dépourvues de règle de la Shari’ah, ce qui signifie que la Shari’ah a complètement ignoré une telle situation et n’a pas établi de preuves à ce sujet. C’est-à-dire que les preuves ne proviennent ni du Livre ni de la Sounnah, ou n’ont pas donné d’indication par une raison légitime de la Shari’ah, ce que le texte a mentionné soit explicitement, soit à titre d’indication, ou de déduction ou par analogie, d’attirer l’attention à travers cette preuve ou cette indication sur la règle liée à une foule de situations, que ce soit Wajib (obligatoire), Mandoub (recommandé), Haram (interdit), Makrouh (méprisé) ou Moubah (permis). Aucun Musulman ne devrait avoir ce point de vue, car il calomnierait la Shari’ah en prétendant qu’elle est imparfaite et il légitimerait la référence dans les jugements à une autre que la Shari’ah, contredisant ainsi la déclaration d’Allah, à Lui les Louanges et la Gloire :

 « Non !… Par ton Seigneur ! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu’ils ne t’auront demandé de juger de leurs disputes. » Qur’an 4: 65

 

Si la Shari’ah n’était pas accompagnée de la règle et que le Musulman adoptait une règle que la Shari’ah n’était pas venue avec, il se serait référé dans le jugement a d’autre que la Shari’ah, et cela est interdit. Comme il prétendrait que la Shari’ah n’a pas été accompagnée de règles pour toutes les situations. Donc, réclamer l’autorisation de faire référence à une autre que la Shari’ah sous prétexte que la Shari’ah n’a pas été accompagnée de ces règles serait une fausse affirmation. Par conséquent, il est inconcevable d’affirmer que tout ce sur quoi la Shari’ah a gardé le silence est Moubah, car ce serait un Ibaha auquel se référer autrement que la Shari’ah, en plus du fait que ce serait une calomnie contre la Shari’ah en affirmant qu’elle a gardé le silence sur certaines règles et ne les a pas établies. En outre, cela serait en contradiction avec la réalité, car la Shari’ah n’a en fait pas gardé le silence sur quoi que ce soit.

Quant au message du Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) disant : « En vérité, Allah a décrété certaines obligations, ne les négligez donc pas, » cela dénote l’interdiction de poser des questions sur ce qui n’a pas été mentionné textuellement par la Shari’ah. C’est semblable à son dire :

« Vraiment les pécheurs les plus graves parmi les Musulmans seront ceux qui demandent quelque chose qui ne leur a pas été interdit, et qui est devenu interdit à cause de leur demande. »

Il existe de nombreux Hadiths à cet effet. Il a été rapporté que le Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) a dit : « Épargnez-moi les choses que je ne vous ai pas mentionnées, car ceux avant vous ont péri à cause de leurs demandes constantes et de leurs disputes avec leurs Prophètes ; alors abstenez-vous de ce que je vous interdis et faites de votre mieux ce que je vous commande. »

Il (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) a également été rapporté qu’il récita une fois la Parole d’Allah, à Lui les Louanges et la Gloire : « Et Allah a ordonné aux gens d’accomplir le Hajj. » Sur ce, un homme demanda : « Ô Messager d’Allah, chaque année ? » Il ne répondit pas. Alors l’homme demanda à nouveau : « Ô Messager d’Allah, chaque année ? » Il resta aussi silencieux et l’homme lui demanda une troisième fois : « Ô Messager d’Allah, chaque année ? » Sur ce, le Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) dit : « Par Celui qui possède mon âme, si je le disais, cela deviendra obligatoire, et si cela devenait obligatoire, vous ne seriez pas en mesure de l’exécuter, et si vous ne l’exécutiez pas, vous seriez pécheur. Épargnez-moi donc ce que je ne vous ai pas ordonné. »

 

Par conséquent, la signification du Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) disant : « Et Il a pardonné d’autres choses, » et dans la narration de : « Et ce sur quoi Il a gardé le silence est une miséricorde, » c’est qu’Il, à Lui les Louanges et la Gloire, a allégé votre obligation, alors ne demandez pas de peur de vous surcharger. Par exemple, le devoir du Hajj a été décrété en termes généraux, et quelqu’un demanda s’il devait être accompli chaque année. Allah, à Lui les Louanges et la Gloire, réduisit cette obligation et l’a faite une fois dans la vie afin d’alléger votre charge et par miséricorde sur les gens, donc Il, à Lui les Louanges et la Gloire, a toléré et gardé le silence sur cette obligation chaque année. Ainsi on ne regarde pas dans ces choses et ne pose pas de questions à leur sujet. La preuve du fait que tel était le sens est la parole du Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) : « Par conséquent, ne les regardez pas » après qu’il eut dit : « Et Il a pardonné certaines choses. » Donc, le point en litige est d’interdire les Musulmans de poser des questions sur des choses dont l’interdiction n’a pas été révélée. Le point en litige n’est pas qu’Il, à Lui les Louanges et la Gloire, n’a pas énoncé certaines des règles de la Shari’ah, car le contexte du Hadith révèle la miséricorde d’Allah, à Lui les Louanges et la Gloire, sur eux et Son pardon. Quant à l’autre narration : « Et ce sur quoi Il a gardé le silence est une pardon, » il indique également que le problème est lié à l’interdiction de chercher et de poser des questions sur ce qu’Il, à Lui les Louanges et la Gloire, a allégé et n’a pas interdit pour vous. Ainsi, quand quelque chose n’est pas interdit, c’est une miséricorde d’Allah, à Lui les Louanges et la Gloire, en d’autres termes, ce qu’Il, à Lui les Louanges et la Gloire, a gardé silencieux au sujet de son interdiction dénote une tolérance d’Allah, à Lui les Louanges et la Gloire, donc ne le demandez pas. Cela se reflète dans les paroles d’Allah, Exalté et Loué soit-Il :

« Ô les croyants ! Ne posez pas de questions sur des choses qui, si elles vous étaient divulguées, vous mécontenteraient. Et si vous posez des questions à leur sujet, pendant que le Qur’an est révélé, elles vous seront divulguées. Allah vous a pardonné cela. Et Allah est Pardonneur et Indulgent. » Qur’an 5: 101

 

Puis Il, à Lui les Louanges et la Gloire, a dit : « Allah les a pardonnés, » c’est-à-dire ces questions dont il est fait mention dans le verset 101.

 

La contradiction de la démocratie avec l’Islam

 

8 – La démocratie contredit complètement l’Islam dans les fondamentaux et dans les détails, et cela se reflète dans plusieurs aspects:

(A) La démocratie, selon ce qui est écrit dans les livres quand la réalité est toute différente, donne la souveraineté au peuple et lui confie toute l’affaire. Par conséquent, les gens sont la référence suprême en tout. Selon les règles de la démocratie, les gens sont la source du pouvoir. Ainsi, les gens sont la source du pouvoir législatif, du pouvoir judiciaire et du pouvoir exécutif. Ce sont les gens qui légifèrent les lois, nomment les juges et établissent les dirigeants. C’est contraire à l’Islam qui confère la souveraineté à la Shari’ah et non au peuple. De cette façon, toute la question est à la Shari’ah et c’est la référence suprême en tout. Quant aux pouvoirs, l’Islam confère le pouvoir législatif à Allah, à Lui les Louanges et la Gloire, pas aux gens. C’est Allah, à Lui les Louanges et la Gloire, Seul qui légifère les règles en tout, que ce soit en ce qui concerne le culte, les transactions, les punitions ou autre. Il est interdit à quiconque de légiférer, même s’il s’agit d’une seule règle. Les gens en Islam ont l’autorité, à savoir le pouvoir, donc ce sont les gens qui élisent le dirigeant et le nomment. Ainsi, les gens ne sont que la source du pouvoir exécutif et choisissent l’homme qui assume l’autorité et le pouvoir. Quant au pouvoir judiciaire, celui-ci est assumé par le calife ou quiconque le remplace en cela. C’est le calife qui nomme les juges ou qui nomme quelqu’un qui nomme les juges. Aucune personne appartenant au peuple, à l’individu ou à un groupe n’a le pouvoir de nommer un juge. Ceci est plutôt limité au calife et à son adjoint.

 

(B) Le leadership dans le système démocratique est collectif et non individuel. Le pouvoir est aussi collectif et non individuel. L’autorité ou la règle est assumée par le conseil des ministres, c’est-à-dire le cabinet. Le chef de l’état, que ce soit un roi ou un président, est une figure nominale qui règne mais ne gouverne pas. L’organe qui gouverne et assume le pouvoir est le cabinet. Ceci est contraire à l’Islam, où le leadership est pour l’individu et non pour un collectif et où le pouvoir est aussi pour l’individu et non pour un collectif. Il a été rapporté sous l’autorité d’Abou Sa’id Al-Khoudri (radhiyallahou ‘anhou) que le Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) a dit : « Si trois personnes partent en voyage, elles doivent désigner l’une d’elles comme émir. »

‘Abdallah Ibn ‘Omar (radhiyallahou ‘anhoum) a également rapporté que le Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) a dit : « Il est interdit à trois personnes de se trouver n’importe où sur la terre sans avoir nommé un émir parmi elles. » Le mot « un » signifie exactement cela, et il se réfère à un nombre, à savoir un et pas plus. Ceci est déduit de la compréhension opposée du mot « un ». La compréhension inverse peut être demandée et son indication est égale à l’indication du texte en ce qui concerne la preuve. La compréhension opposée ne peut être rendue redondante que dans une seule instance, c’est-à-dire si un texte l’annule. Dans ce cas, aucun texte n’est venu l’annuler, il est donc applicable. Ceci stipule l’application de : « ils devraient en nommer un comme émir » et pas plus, ou « sans avoir nommé un émir » et pas plus. Par conséquent, la compréhension opposée dans les deux Hadiths indique qu’il est absolument interdit que l’Imara soit conféré à plus d’un homme. Ceci est soutenu par l’action du Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam), car dans toutes les situations dans lesquelles il nomma des émirs, il n’a jamais nommé plus d’un émir sur une seule zone. Ainsi, l’autorité, à savoir la règle, est assumée par le chef de l’état, les Amir al-Mou’minin (le calife) et tous les pouvoirs obligatoires liés à l’état lui sont limités. Il est celui qui a la compétence dans l’autorité et personne ne partage aucune de cette compétence avec lui, elle lui est plutôt exclusive. Ainsi, le leadership et l’autorité dans l’Islam sont pour l’individu.

 

(C) L’état dans le système démocratique se compose de plusieurs institutions et non d’une seule institution. Le gouvernement est une institution, c’est-à-dire le pouvoir exécutif, et chaque syndicat est une institution indépendante avec compétence d’autorité et de pouvoir dans le domaine pour lequel il a été créé. Par exemple, le syndicat des avocats est une institution qui a le pouvoir et l’autorité dans toutes les questions liées aux avocats, allant de l’autorisation des avocats à exercer la profession, ou les suspendre, ou les poursuivre, et il traite de tous les questions liées aux avocats en termes de pouvoir et d’autorité. De même, le syndicat des médecins, le syndicat des pharmaciens et le syndicat des ingénieurs civils, entre autres. Les syndicats jouissent dans leurs domaines respectifs de la même compétence dont jouit le gouvernement en termes de pouvoir. Le gouvernement lui-même ne bénéficie pas du même pouvoir conféré au syndicat en son domaine spécifique. Ceci est en contradiction avec l’Islam, où l’état et le gouvernement sont un seul corps, qui détient le pouvoir, le calife. Il est exclusivement celui qui a la compétence et aucune autre personne n’a de compétence du tout.

Le Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) a dit : « L’Imam est un tuteur, et il est responsable de sa tutelle. » L’expression « il est » se réfère dans un contexte grammatical arabe à une forme restrictive et c’est un pronom séparateur. Ainsi sa parole « et il est responsable » dénote une restriction de la responsabilité de l’Imam. Par conséquent, il n’existe personne au sein de l’état, des individus ou des groupes, qui aient le pouvoir de gouverner qui lui a été conféré à l’origine, en dehors du calife.

 

(D) Dans le système démocratique, rechercher l’opinion des citoyens sur les questions de décision est considéré comme une obligation. Le dirigeant doit rechercher l’opinion du peuple ou l’opinion des conseils élus par le peuple, et il n’a pas le droit de contredire les gens (Ceci bien sûr en théorie, la réalité est ce que les élus font juste ce qu’ils veulent. Ainsi les gens sortirent en masse contre la guerre d’Irak des démons Bush-Blaireau qui conduisirent toutefois la guerre qui valut des millions de morts et qui continuent de mourir jusqu’à ce jour !) La recherche de l’opinion des citoyens est donc obligatoire dans le système démocratique. C’est contraire à l’Islam, où la recherche de l’opinion de l’Oummah, la Shourah (consultation), est tolérée et non obligatoire. Il est toléré pour le calife de rechercher l’opinion de la Oummah sans être toutefois obligatoire pour lui. Il en est ainsi parce que bien qu’Allah, Exalté et Loué soit-Il, fait l’éloge de la Shourah, Il, Exalté, l’a restreinte à la zone de Moubah uniquement. Ainsi, le fait qu’elle soit confiné à la zone de Moubah sert de conjonction qu’elle n’est pas obligatoire, car son sujet est Moubah. Par conséquent, une consultation sur un tel sujet ne peut être obligatoire. Par conséquent, il est Mandoub pour le calife de consulter l’Oummah, parce qu’Allah, à Lui les Louanges et la Gloire, a fait l’éloge de la Shourah et parce qu’elle ne peut être que dans la zone Moubah.

 

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