OSMANLI

Le Dr Muhammad Hafs a dit :

« Le monde à l’époque était préoccupé par les conquêtes ottomanes en Europe puisque le but des Ottomans à ce moment-là était l’unification du Monde Islamique en un seul état sous leur pouvoir et la propagation de la religion d’Allah, à Lui les Louanges et la Gloire, vers l’Est.

De même le monde n’était pas aussi nombreux qu’à notre époque actuelle et la population mondiale n’excédaient pas 400 millions d’individus. L’Asie comptait environ 75 millions d’habitants, l’Europe 70 millions, l’Afrique 40 millions et l’Amérique 15 millions.

Le Sultan Bayazid le Foudroyant tenta d’unifier le Monde Islamique n’était-ce l’apparition de Taymour Linq (Timour Lang ou Tamerlan) et sa victoire sur Bayazid en l’an 805 de l’Hégire (1402) alors que le Sultan Muhammad al-Fatih était sur sa route pour poursuivre le même goal d’unifier la Oummah musulmane déchirée.

 

Comment fut donc éduqué le Sultan Muhammad al-Fatih ? Fut-il donc confié à des professeurs étrangers ou envoyés dans des écoles étrangères comme certains de nos présidents et savants éduqués à La Sorbonne, Oxford, Cambridge, Victoria ou ils furent « préparés » pour prendre le pouvoir ?

Si vous voulez savoir comment les dirigeants de nos Oummah furent éduqués, lisez donc le livre de Ahmad ‘Ali Kamal, Nikat ‘alal Hourouf, une éducation dangereuse dont le but ultime était la désintégration et la destruction de la nation puisque l’ennemi prends un soin extrême pour détruire l’Islam et les Musulmans à travers les gens qu’il a lui-même éduquer pour parvenir à ses fins.

 

Les Sultans Ottomans avaient d’autre moyen d’éduquer leurs enfants et les confiaient à la tutelle d’un groupe de savants sous le contrôle d’un homme d’état. Ainsi Muhammad al-Fatih mémorisa le Qur’an, appris les Ahadith, la Jurisprudence, les sciences de l’époque, les mathématiques, l’astronomie, l’Histoire ainsi qu’un service militaire tant théorique que pratique. Il participa aux batailles conduites par son père le Sultan Mourad ath-Thani (II, Deux) contre l’Europe et particulièrement aux croisades successives auxquelles il faisait face. Allait-il défiler dans les parades d’homosexuels, se pavaner sur les plages ou se dandiner dans les discothèques comme les enfants de  nos dirigeants actuels ? Non, il allait rechercher le martyr dans la voie d’Allah dès son plus jeune âge, vous comprendrez pourquoi, les langues et les plumes européennes à son égards furent des plus dures.

Comme tous les enfants des Sultans, il lui fut confié dès son jeune âge, l’administration d’une province pour lui apprendre à gérer les affaires d’état sous le contrôle d’un groupe de ‘Ulamas et à leur tête, les Sheikh Aq Shams ad-Din et Mullah al-Qourani, les plus grands savants de l’époque en matière de religion qui choisirent les Sheikh adéquats pour l’enseignement des sciences, de la politique et militaire dans lesquels il devint accompli.

Le Sheikh Aq Shams ad-Din était si respecté que lorsque Muhammad devint Sultan, il dit à l’un de ses ministres : « Mon respect envers ce Sheikh est total et en sa présence, je suis comme mort. » Ainsi les Sultans Ottomans respectaient les ‘Ulamas.

 

Le comité d’éducation du Sultan Muhammad al-Fatih lui enseignèrent toutes les matières importantes de son époque dont les trois langues islamiques qu’ignoraient les gens instruits de l’époque, l’Arabe, le Farsi et le Turque quant à ceux qui affirment qu’il refusa d’apprendre la langue arabe, cela fait partie des innombrables mensonges auxquels échappèrent très peu de Sultan Ottomans.

Le Sultan Muhammad al-Fatih était un poète accompli et avait un département spécialisé pour cette matière ou il se rendait régulièrement et pour ceux qui l’ignore, la poésie est la preuve de la maitrise absolue de la langue originale qu’elle soit arabe ou turque.

« Mon intention est l’obéissance à l’ordre d’Allah « Jahidou fis-sabilillah » et mon ardeur est mon enthousiasme pour la religion d’Allah. » Telle était la devise sur laquelle était bâtie la vie de Muhammad al-Fatih : L’obéissance aux ordres d’Allah, à Lui les Louanges et la Gloire, et le plus grand ordre étant le Jihad fis-Sabilillah et son ardeur était l’implémentation de la Religion d’Allah Exalté.

 

En plus de maitriser excellemment les langues arabe, turque et perse, Muhammad al-Fatih parlait couremment le latin, le grec et le serbe. Lorsqu’il lui fut confié l’administration du territoire d’Amasya, avec l’aide d’un certain nombre d’enseignants, il devint le plus savant des Sultans Ottomans en histoire, géographie et disciplines militaires afin de connaitre les lieux et mouvements des ennemis et lorsqu’il décida de conquérir Constantinople, il fit venir les cartes de la ville et des régions environnantes qu’il consulta soigneusement et s’enquerra de tous les renseignements nécessaires, les points forts et faible de la cité. Il étudia les causes de faillite de toutes les précédentes tentatives, le nombre des armées, les armements, les noms des commandants.    

Il n’y a donc aucun doute que le Sheikh Aq Shams ad-Din joua un grand rôle dans la le renforcement de la personnalité du Sultan Muhammad dans laquelle il planta les graines de la réussite dès son plus jeune âge et qui sont :

– Le redoublement de l’activité du Jihad ottoman.

– Qu’il est celui mentionné dans le Hadith du Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam) : « Constantinople sera conquise. Quel excellent commandant que son commandant (celui qui la conquerra) et quelle excellente armée que cette armée[1]. »

Qui de nos dirigeants enseignera à son enfant : « Tu es celui qui libera al-Qouds, libèrera les terres musulmanes ou prendra Rome ? »

 

En attendant de revenir sur l’histoire des Sultans en particulier, il nous suffira de mentionner le grand effort du Sultan Muhammad dans le domaine des guerres navales contre les Européens. En l’an 857 de l’Hégire (1453), il conquit Constantinople et de l’an 857 (1453) à l’an 864 de l’Hégire (1459), il conquit le pays des Serbes. Belgrade devint part de l’Empire Islamique en 864 et le resta jusqu’à l’an 1296 de l’Hégire, soit à peu près cinq siècles. En l’an 865 de l’Hégire (1460), il conquit l’île de Morée ou le Péloponnèse (la Grèce) ; en 867 (1462), il conquit la Valachie ; de l’an 868 (1463) à l’an 884 de l’Hégire, il conquit l’Albanie ; de l’an 868 (1463) à l’an 870 de l’Hégire (1465), il conquit le Bosnie Herzégovine contrairement à ceux qui mentent en disant que l’Islam n’y pénétra qu’au neuvième siècle de l’Hégire. Et nous démontrerons plus tard qu’en fait l’Islam entra en Bosnie au quatrième siècle de l’Hégire.

En l’an 881 (1476), le Sultan Muhammad al-Fatih conquit le pays des Hongrois et entre la conquête de la Hongrie jusqu’à sa mort en l’an 886 (1481) il conduisit plusieurs batailles navales ou il conquit une partie des îles de la Mer Egée en l’an 884 de l’Hégire (1489) ; il conquit Otrante dans le sud de l’Italie après la conquête de Sicile en l’an 850 de l’Hégire (1480) et lorsqu’il fut empoisonné par son docteur juif, il procédait aux préparations pour la prise de Rome conformément à la prédiction du Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam).

Ainsi était nos Ancêtres et il est bien connut qu’il prépara une armée à la tête de laquelle il prit lui-même le commandement pour unifier le reste du Monde Islamique.  

Ainsi il conquit Constantinople et les Balkans dans sa vision du monde de propager la Religion d’Allah, d’appliquer sa Shari’ah, de juger par celle-ci sur les gens et aussi afin qu’aucun ennemi ne menace directement le pays. Puisque les Balkans menaçaient directement l’Empire Islamique et leur unification, il était impératif dès lors de faire tomber Constantinople ainsi que les Balkans pour la protection de la Oummah tout en confirmant la prophétie du Messager d’Allah (sallallahou ‘aleyhi wa sallam).

Puisque Constantinople était la barrière qui protégeait et empêchait l’accès de l’Europe aux conquérants musulmans, Muhammad al-Fatih fit ses préparatifs à Edirne qui était la capitale des Ottomans avant la conquête de Constantinople et fit couler dans les moules ses prodigieux canons tout en se préparant pour les acheminer sous les murs de la capitale de Byzance.

Les Ottomans furent donc les premiers à fabriquer leurs  propres canons et à les utiliser. Et si l’on regarde la taille monstrueuse de ces canons, on ne peut qu’être frappé de stupeur. Ils n’allèrent pas les acheter chez les voisins et restèrent arriérés comme ils furent accusés injustement, bien au contraire, ils furent les pionniers de l’armement moderne. Ce sont plutôt ceux qui les critiquent parmi les apostats de notre Oummah et les hypocrites qui sont arriérés et qui ont contribué à couler leur pays et plonger l’Oummah dans les ténèbres de l’humiliation comme si les Musulmans étaient incapables de créativité.

Je vous conseille donc avant de critiquer les Ottomans de regarder ce que vous avez avancé pour l’Oummah. Serait-il donc devenu honteux de fabriquer ses propres armes ou de pétrir son propre pain ?

 

Les Ottomans restèrent militairement et technologiquement incontestés durant plus de trois siècles. Bayazid, le grand père du Sultan Muhammad al-Fatih bâtît pour lui-même sur les rives du Bosphore dans le but de la conquête de Constantinople la Forteresse de Anatol Hissar ou la Forteresse d’Anatolie. Muhammad al-Fatih décida donc de construire à l’opposé une autre forteresse qu’il appela Roumélie Hissar ou la Forteresse de Roumélie sur les terres Byzantines et aussi sur les rives du Bosphore dans le but de contrôler complètement ce dernier. 

Muhammad al-Fatih procéda lui-même au plan de cette forteresse et al-Mirma’i Mouslih ad-Din Agha l’exécuta avec l’aide de 7000 maçons en quatre mois et dans les terres ennemies. Tel était l’esprit du conquérant Muhammad al-Fatih, puisse Allah Exalté lui faire miséricorde et le couvrir de gloire le Jour du Qiyamah.

Après l’achèvement de la construction, un certain nombre de soldats ottomans se rendirent à Constantinople qu’ils étudièrent soigneusement. Lorsque le Sultan Muhammad al-Fatih écouta les rapports, il ordonna de déplacer tous les habitants près des enceintes tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la ville fortifiée. L’empereur Byzantin Constantin XI Paléologue comprit alors les intentions de Muhammad al-Fatih et fit déplacer tous les gens tout en ordonnant de fermer les portes de la ville.

Tandis que l’armée ottomane partie d’Adarna se rapprochait, l’inquiétude gagna Constantinople et l’Empereur Constantin demanda de l’aide urgente au pape Nicolas V qui envoya aussitôt le cardinal catholique Isidore. Lorsque ce dernier arriva, il se rendit dans l’église Sainte Sophie ou il tint un discours sur la religion catholique contraire à la religion orthodoxe sous le regard moqueur des byzantins qui détestaient les catholiques. L’Empereur Byzantin avait simplement cherché l’unification des Chrétiens pour faire face à la menace islamique mais les catholiques cherchèrent à convertir les byzantins si bien que les religieux byzantins sentirent le poids de la menace ce qui poussa Lucas Notaras, le ministre d’état à dire sa fameuse parole : « Nous préférons plutôt voir les turbans ottomans que les toques latines dans Constantinople, » qui n’avait certainement pas oublié les ignominies commises par les croisés d’Europe lorsqu’ils débarquèrent à Constantinople en 1204 et que nous avons rapporté en détail dans notre second volume de l’Abrégé de l’Histoire des Abbassides

 

L’église latine ne s’empressa donc pas d’envoyer des renforts pour soutenir les Byzantins suite à l’appel de l’Empereur mais chercha plutôt à les convaincre à la foi catholique.

 

L’élément le plus important qui joua dans le siège et la conquête de Constantinople fut certainement les canons et ce qui est appelé aujourd’hui le mortier est une invention purement ottomane vu pour la première par le monde fois lors du siège ottoman de Constantinople ainsi que le plus gros canon à avoir jamais été utilisé contre une forteresse.

Ces canons furent construit simultanément par Mouslih ad-Din et Orban et non pas seulement par Orban comme le rapportent les mauvaises langues. De toute manière chaque défaite des Chrétiens face aux Musulmans entraina systématiquement l’humiliation des commandants dans les recueils d’histoires ainsi que l’utilisation de causes grotesques pour justifier les défaites ou les agressions de ces mêmes Chrétiens tout comme la fameuse « tapette à moucherons » qui value « officiellement » la guerre d’Algérie : l’équivalent des « vrais faux avions » du 9/11 ou des armes de destructions fictives de Saddam. 

 

D’ailleurs, il n’existe aucune certitude sur la nationalité de cet Orban. Certains affirment qu’il était Hongrois et d’autres Roumain. Peu importe sur ce qui fut dit ou rapporté la réalité est que ce sont les Ottomans qui les ont non seulement fabriqués et utilisés les premiers. Le boulet de pierre et de métal utilisé comme projectile pesait 1500 kilos et était projeté à une distance d’un peu plus de 1200 mètres et le son était entendu à une distance d’environ 40 kilomètres.

 

 

 

[1] Ahmad.

 

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