OSMANLI

Cinquièmement, la propagation des vertus et la suppression du vice :

Pendant le règne de Muhammad al-Fatih, la vertu était apparente tandis que le vice était éradiqué. Une nouvelle génération apparue, avec des qualités telles que la noblesse, la générosité, la bravoure et le sacrifice pour la foi. Ils aspiraient à la récompense d’Allah, à Lui les Louanges et la Gloire, Exalté, mais craignaient Sa punition. La nation entière répondit en essayant de plaire à Allah Exalté en observant Ses Commandements et Interdictions.

 

L’effet positif de régner par les Lois d’Allah, dans les anciennes nations, est évident pour quiconque étudie l’histoire islamique. La bénédiction qui fut vécue par l’État Ottoman n’était qu’un des décrets d’Allah, à Lui les Louanges et la Gloire, qui reste immuable.

 

Toute nation qui cherche ce noble objectif finira par l’atteindre, à condition qu’elle respecte les Commandements Divins.

 

Le but de cette recherche historique est d’apprendre profondément de tous les fidèles qui nous ont précédés, en termes de Jihad, de connaissances et de ferme désir de gouverner par les Lois d’Allah, à Lui les Louanges et la Gloire.

 

Toutes ces grandes victoires, dans l’histoire de notre Oummah, furent accordées par Allah Exalté à ceux qui Lui étaient sincères, établissant Ses Lois en eux-mêmes et dans leur société.

 

Les principaux attributs de Muhammad al-Fatih

 

De nombreuses qualités de leadership peuvent être vues dans la personnalité de Muhammad al-Fatih, les principales étant:

(1) Fermeté du but

Cela fut évident quand il réalisa l’incompétence de son amiral, Balta Oglu, pendant son siège de Constantinople. Il lui envoya un message disant : « Tu dois soit capturer ces navires, soit les détruire, mais si tu ne réussis pas ta mission, ne revient pas me voir vivant. Lorsque Balta Oglu échoua dans sa mission, le Sultan le remplaça par l’amiral Hamza Basha.

 

(2) Bravoure

Il combattit personnellement avec son épée. Au cours d’une de ces batailles dans les Balkans, l’armée ottomane fut prise en embuscade par Estephan, le chef du Bogdan, dont l’armée se cacha derrière les arbres et tira sur les Ottomans à leur passage. Les soldats durent ramper sur le sol et toute l’armée fuit dans la tourmente, jusqu’à ce que la réponse rapide du Sultan pour rétablir l’ordre, cria à son armée, il dit: « Ô combattants  moujahidines, soyez comme les soldats d’Allah, et montrez votre zèle islamique. » Puis, il attrapa son bouclier et son épée, et s’avança sur son cheval. Cette action insuffla tant d’enthousiasme dans le cœur de ses soldats, qui le suivirent jusqu’au plus profond de la forêt, où se déroulèrent de violents combats à l’épée, durant toute la journée.

Finalement, les Ottomans réussirent à décimer l’armée d’Estephan, qui tomba de son cheval mais put s’échapper.

 

(3) Intelligence

Cela fut évident dans sa grande idée de transporter ses navires du port de Besiktas à la Corne d’Or, pour éviter la région de Galata et les sudistes. La distance entre les deux ports était d’environ trois milles, sur une route vallonnée.

Lorsque le plan débuta, al-Fatih donna son ordre pour que la route soit nivelée, puis les soldats apportèrent du bois, imbibé d’huile et de graisse, pour faciliter le transport des navires. Ce qui fut une réalisation capitale à cette époque car il montra la rapidité de la réflexion et de l’exécution et l’astuce d’al-Fatih.

 

(4) Détermination et persistance

Le Sultan Muhammad al-Fatih envoya un message à l’Empereur Constantin XI, lui demandant de rendre Constantinople pour empêcher tout autre bain de sang dans la ville et pour éviter tout dommage, ayant la possibilité de rester dans la ville ou de partir, cependant, Constantin rejeta la proposition, alors le Sultan Muhammad dit : « C’est vrai ! Bientôt, j’aurai soit une couronne, soit une tombe à Constantinople. »

 

Lorsque les Byzantins réussirent à brûler l’immense tour mobile en bois, la réponse du Sultan fut : « Demain, j’en construirais quatre autres. »

Dans tous ces incidents, il montra sa détermination et sa persévérance pour atteindre ses objectifs.

 

(5) Justice

Il traita les Gens du Livre selon les enseignements de la Shari’ah Islamique en leur donnant leurs droits religieux, de sorte qu’aucun Chrétien n’a jamais été soumis à de mauvais traitements ou à une agression.

Le Sultan honora leurs dirigeants, car sa devise était « La justice est la base de la royauté. »

 

(6) Ne jamais se sentir vaniteux avec son pouvoir

Lorsque le Sultan entra à Constantinople, il répéta les mots : « Louange à Allah. Qu’Allah fasse miséricorde aux martyrs et accorde aux moujahidines honneur et gloire, et mon peuple fierté et gratitude. »

Il rapporta tout le mérite à Allah : par conséquent, il loua toujours et remercia son Seigneur, ce qui était dû à sa forte foi en Allah, à Lui les Louanges et la Gloire.

 

(7) Sincérité

De nombreuses positions du Sultan témoignent de sa profonde sincérité à l’égard de sa religion et de sa foi, comme le souligne sa littérature :

Mon intention : Observer les commandements d’Allah (accomplir le Jihad dans la Voie d’Allah, à Lui les Louanges et la Gloire).

Mon enthousiasme : Lutter dur au service de ma religion, la religion d’Allah, à Lui les Louanges et la Gloire.

Ma détermination : Soumettre toutes les mécréants avec mes soldats, les soldats d’Allah, à Lui les Louanges et la Gloire.

Ma réflexion : Me concentrer sur la conquête et la victoire, gagner la miséricorde d’Allah, à Lui les Louanges et la Gloire.

Mon Jihad est mené avec la vie (corps) et l’argent ; quoi de mieux dans ce monde, après avoir observé les commandements d’Allah, à Lui les Louanges et la Gloire ?

Mon désir est de mener des centaines de milliers d’ouvertures, pour l’amour d’Allah, à Lui les Louanges et la Gloire.

Ma demande est de défendre la Sainteté d’Allah, à Lui les Louanges et la Gloire et d’élever l’État Islamique au-dessus des ennemis d’Allah.

 

(8) Connaissance

Son père s’intéressa à son éducation depuis son enfance. Il lui fit suivre un grand système éducatif, supervisé par un groupe d’éminents savants de son temps. Il mémorisa le Qur’an, les Ahadith, le Fiqh, ainsi que les mathématiques, l’astronomie, l’histoire, et à la fois des études militaires théoriques et pratiques.

 

Grâce à Allah, Exalté et Loué soit-Il, le Sultan al-Fatih fut supervisé par des savants aussi grands que les Sheikh Aq Shams ad-Din et Mollah al-Qourani, les premiers érudits des Ottomans, qui avaient tant de connaissances, dans de nombreux domaines, de son vivant. Le résultat de cette éducation fut clairement perçu dans les tendances militaires et intellectuelles du Sultan.

 

Le Sultan parlait couramment trois langues, qui étaient nécessaires à tout intellectuel de son temps : l’Arabe, le Farsi et le Turc. Il était également poète et écrivit un volume de poésie en turc.

 

Certains de ses travaux publics

(1) L’intérêt du Sultan pour l’éducation

Le Sultan Muhammad al-Fatih était un grand admirateur du savoir et de l’érudition. Par conséquent, il fut intéressé par la construction d’écoles et d’instituts dans tout son état. Le Sultan Orkhan fut le premier à construire une école dans l’État Ottoman et ses successeurs lui emboîtèrent le pas.

Cependant, Muhammad al-Fatih dépassa ses prédécesseurs dans cette affaire. Il s’efforça de diffuser les connaissances, en construisant plus d’écoles et en introduisant des réformes dans le système éducatif, dans les petites villes et les campagnes. Il désigna de nombreuses dotations pour le financement de ces écoles et organisa leurs niveaux, leurs termes et leurs examens. Il suivit de près le déroulement de ce système éducatif, participant à certains examens lors de ses visites scolaires. Il rendit l’éducation gratuite pour tous, encourageant des professeurs et des étudiants brillants en leur offrant des cadeaux et des récompenses. Les matières enseignées étaient le Tafsir (Interprétation du Qur’an), le Hadith (étude des Traditions du Prophète (sallallahou ‘aleyhi wa sallam)), le Fiqh (jurisprudence islamique), la littérature, la linguistique, l’architecture, etc.

Il construisit huit écoles à côté de sa mosquée, à Constantinople, où les étudiants passaient les dernières étapes de leurs études universitaires, vivant dans des dortoirs et recevant une bourse mensuelle. Ils pouvaient également emprunter des livres dans une bibliothèque, dirigée par un bibliothécaire qualifié qui, selon le Sultan, devrait avoir connaissance de tous les livres et auteurs.

Les cours de formation comprenaient des études de terrain sur le système car il y avait des branches séparées pour la théorie et la connaissance pratique. De même, les Vizirs et les riches savants se firent concurrence pour construire des instituts, des écoles et des maisons de charité.

 

(2) L’intérêt du Sultan pour les savants

Les chercheurs et les auteurs étaient très appréciés par le Sultan Muhammad al-Fatih; il offrit de l’argent pour produire du travail, les encourageant avec des cadeaux supplémentaires, de se concentrer sur la science et d’aider à améliorer le système éducatif.

 

Lorsque la province d’al-Kourm fut ajoutée à l’état, il ordonna que ses ouvriers et artisans soient transportés à Constantinople mais son Vizir, Muhammad Roum Basha, maltraita les nouveaux arrivants, y compris certains savants parmi eux, tel Ahmad Jalabi, le fils du Sultan Amir ‘Ali. Cependant, après que le Sultan al-Fatih eut connaissance de cela, il donna quelques excuses au savant et retourna dans son pays d’une manière digne. Lorsque le Sultan vainquit Hasan Ouzoun, le chef des Turkmènes, qui avait l’habitude de se ranger du côté des ennemis des Ottomans, il donna son ordre de tuer tous les prisonniers, à l’exception des savants parmi eux, comme le juge Muhammad Sharihi, qui était un homme de vertu en son temps.

Chaque fois que le Sultan entendait parler d’un savant en difficulté, il se précipitait à son aide, envoyant tout ce dont il avait besoin pour l’aider dans les questions de sa religion.

C’était une habitude du Sultan, pendant le mois de Ramadan, d’inviter un groupe de savants dans son palais, qui discutaient de l’interprétation du Qur’an entre eux. Il participait lui-même aux discussions, offrant aux chercheurs des cadeaux et des récompenses financières.

 

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