BANU UMAYYAH

La mort de Zayd Ibn ‘ Ali Ibn Houssayn Ibn ‘Ali Ibn Abi Talib

 

En l’an 121 de l’Hégire (738), sous le califat de Hisham Ibn ‘Abdel Malik, fut tué Zayd Ibn ‘ Ali Ibn Houssayn Ibn ‘Ali Ibn Abi Talib (qu’Allah soit satisfait d’eux).

Plusieurs raisons ont été rapportées concernant les causes de sa rébellion contre l’état et nous citerons celle-ci.

Yazid Ibn Khalid Ibn ‘Abdillah al-Qasri affirma, lorsque Youssouf Ibn ‘Omar ath-Thaqafi le tortura, qu’il avait donné beaucoup d’argent à certaines personnes dont Zayd Ibn ‘Ali Ibn Houssayn, Muhammad Ibn ‘Omar Ibn ‘Ali Ibn Abi Talib, Daoud Ibn ‘Ali Ibn ‘Abdillah Ibn al-‘Abbas, Ibrahim Ibn Sa’d Ibn ‘AbderRahmane Ibn ‘Awf az-Zouhri et Ayyoub Ibn Salamah Ibn ‘Abdillah Ibn Walid Ibn al-Moughirah al-Makhzoumi.

Zayd Ibn ‘Ali était en compagnie de Muhammad Ibn ‘Omar Ibn ‘Ali à Rassaf[5] en Syrie suite à un différend avec le fils de son oncle Hassan Ibn Hassan Ibn ‘Ali Ibn Abi Talib (qu’Allah soit satisfait d’eux) sur une affaire de succession. Rassaf était la ville ou se trouvaient les palais du calife Hisham Ibn ‘Abdel Malik, et qui dépendait de Qinnassrine.

 

Youssouf Ibn ‘Omar écrivit au calife Hisham Ibn ‘Abdel Malik, pour l’informer de ce que lui avait dit Yazid Ibn Khalid et le calife convoqua les gens qu’il avait nommé et leur demanda si c’était la vérité mais les gens nièrent avoir reçu de l’argent de Yazid et le calife les envoya en Iraq à Youssouf Ibn ‘Omar afin de les confronter avec leur accusateur excepté pour Ayyoub Ibn Salamah al-Makhzoumi qui était un des oncles du calife, lui-même un Makhzoumi.

Après leur confrontation, il apparut que Yazid Ibn Khalid avait menti et ils retournèrent en Syrie, excepté Zayd Ibn ‘Ali qui resta cinq mois à Koufa. Youssouf demanda au calife de leur faire simplement prêter serment qu’ils avaient dit la vérité et de les laisser libre de retourner à Médine, ce qu’il fit sauf pour Zayd qui était absent. Youssouf Ibn ‘Omar lui écrivit et lui demande de quitter Koufa mais il refusa. Zayd resta à Koufa parce qu’il y avait un nombre important de shiites qui se regroupèrent près de lui et lui enjolivèrent la rébellion (je pense que maintenant vous êtes maintenant capable de deviner ce qu’il va s’ensuivre, n’est-ce pas ?). Lorsque Daoud Ibn ‘Ali Ibn ‘Abdillah Ibn al-‘Abbas entendit ce que les shiites dirent à Zayd Ibn ‘Ali, il lui dit :

– « O fils de mon oncle, fait attention que ces gens ne te trompent pas car ils ont déjà un lourd passé sur l’humiliation de ta maison, tire-en donc des leçons ».

– « O Daoud, le cœur des Banou Oumayyah s’est endurci et ils sont devenus des oppresseurs », lui répondit Zayd.

 

Youssouf Ibn ‘Omar accentua sa pression sur lui et Zayd quitta Koufa et se dirigea vers al-Qadissiyah ou il fut accueilli par les shiites qui lui dirent :

– « Nous sommes quarante-mille (et certainement bientôt zéro) et si tu retournes à Koufa, personne ne sera en désaccord pour te porter allégeance », puis ils lui firent des promesses, lui donnèrent des engagements et lui prêtèrent serment qu’ils ne l’abandonneraient jamais (ô les menteurs !). Zayd leur dit :

– « J’ai peur que vous me trahissez et que vous me livrez comme vous avez fait pour mon père et mon grand-père ! » Mais ils restèrent fermes et s’engagèrent auprès de lui.

 

L’histoire est si importante hélas nul n’en tire jamais de leçon à l’égard des pactes sans cesse trahit par les mécréants envers les Musulmans bien qu’Allah Exalté nous a avertis au sujet d’eux dans Son Livre ! Pourquoi est-ce que les Musulmans ne comprennent pas ! L’histoire se répète mainte fois mais Iblis l’ennemi des hommes, leur fait croire qu’il en sera différemment cette fois, hélas !

 

Daoud Ibn ‘Ali Ibn ‘Abdillah Ibn al-‘Abbas lui dit :

– « O fils de mon oncle, ces gens vont te perdre et ils ont déjà trompé celui qui étaient bien plus puissant que toi, ton arrière-grand-père ‘Ali Ibn Abi Talib (qu’Allah soit satisfait de lui) jusqu’à ce qu’il fut tué. Après lui, ils ont porté allégeance à al-Hassan (qu’Allah soit satisfait de lui) puis ont renié leur allégeance, sont rentrés sous sa tente et l’ont blessé. Enfin Ils ont juré à ton grand père al-Houssayn (qu’Allah soit satisfait de lui) avant de le trahir et l’abandonner et ils ne furent satisfaits que lorsqu’ils le tuèrent. Comment peux-tu encore aller avec ces gens ! Ne fais surtout pas ce à quoi ils t’invitent et ne retourne pas chez eux ».

 

Après l’avoir conseillé, Daoud Ibn ‘Ali rentra à Médine, tandis que Zayd retourna à Koufa où il fut rejoint par les shiites.

Salamah Ibn Kouhayl vint le voir et lui dit, alors que les shiites écoutaient :

– « Par Allah, combien d’entre eux t’ont-ils porté allégeance ? »

– « Quarante-mille », lui répondit Zayd.

– « Combien furent-ils à porter allégeance à ton grand père ? »

– « Quatre-vingt mille ».

– « Combien sont resté avec lui ? »

– « Trois cent ».    

– « Je t’implore au nom d’Allah, qui est le meilleur, toi ou ton grand père ? »

– « Mon grand-père ! »

– « Ton siècle est-il meilleur que celui ou sortit ton grand père ? »

– « Celui de mon grand-père ! »

– « Est ce que tu espères que ceux-ci resteront avec toi alors que leurs prédécesseurs ont abandonné ton grand père ? »

– « Ils m’ont porté allégeance et je me sens obligé de réponde à leur demande ».

 

‘AbdAllah Ibn Hassan Ibn Hassan Ibn ‘Ali Ibn Abi Talib (qu’Allah soit satisfait d’eux) écrivit à Zayd Ibn ‘Ali pour le mettre en garde et lui dit : « O fils de mon oncle (ibna ‘ami)[6] ! Extérieurement, les gens de Koufa paraissent pompeux (gonflés d’air) mais la vérité est qu’ils sont faibles (intérieurement vides). Ils sont bruyants dans la facilité et impatients quand tu les rencontre. Leurs langues se précipitent mais leurs cœurs refusent de les suivre. Ils ne passent pas leurs nuits à préparer des malheurs ni même à espérer un changement de gouvernement. Ils m’ont envoyé une succession de lettres pour m’inviter, mais je suis resté sourd à leur sommation et j’ai couvert mon cœur d’un voile pour ne pas me souvenir d’eux. Il n’y a aucune manière de les décrire excepté par les mots de ‘Ali Ibn Abi Talib : « Si tu es laissé à toi-même, tu tombes dans l’imprudence et si tu attaques tu t’écroule. Quand les gens se regroupent autour d’un Imam, ils les rejoigne et quand vous avez répondu à leur appel pour une rébellion, alors, ils battent en retraite » ».

 

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