BANU UMAYYAH

D’autres ont dit : Qu’ils étaient sept-mille.

 

Al-Harashi envoya Jarir Ibn Himyan, al-Hassan Ibn Abi al-‘Amarratah et Yazid Ibn Abi Zaynab estimer la valeur des biens appartenant aux négociants qui avaient été séparés des autres.

Il fit une sélection de la propriété des Soughdians, de leurs femmes et enfants, et prit ce qu’il voulut. Alors il appela Mouslim Ibn Boudayl al-‘Adawi, de la tribu de ‘Adiyy Ibn ar-Ribab et dit :

– « Je te charge de partager le butin ». Le Musulman dit :

– « Après que ce que vos agents ont fait cette la nuit, vous pouvez donner le travail à quelqu’un d’autre ! »

Al-Harashi assigna alors cette tâche à ‘Oubaydillah Ibn Zouhayr Ibn Hayyan al-‘Adawi qui mis le cinquième de côté puis divisa le butin.

 

Al-Harashi écrivit une lettre à Yazid Ibn ‘Abdel Malik pour l’informer des nouvelles mais il n’écrivit pas à ‘Omar Ibn Houbayrah et c’est une des raisons pour laquelle ‘Omar Ibn Houbayrah se fâcha contre lui.

 

 

Al Harashi envoya Souleyman Ibn Abi as-Sari, le serviteur des Banou ‘Ouwafah, vers une forteresse cernée de tous les côtés sauf un, par le fleuve d’as-Soughd. Il était accompagné par Shawkar Ibn Hamiq, par le Shah Khwarazm, et par ‘Awram, le souverain d’Akhroun et de Shouman. Souleyman Ibn Abi as-Sariyy nomma al-Moussayab Ibn Bishr ar-Riyahi en charge de son avant-garde et l’envoya en avant. Les Soughdians le rencontrèrent à six kilomètres de la forteresse dans un village du nom de Qoum et al-Moussayab les battit et les força à se retrancher dans la forteresse puis Souleyman les assiégea alors. Le chef (dihqan) de la forteresse était Diwashin.

Al-Harashi écrivit alors à Souleyman et lui demanda des renforts.

Il répondit en réponse au dos de la lettre :

– « L’endroit de notre rendez-vous est extrêmement étroit, marchez vers Kish. Nous sommes sous la protection d’Allah Exalté, si Allah le veut. Ad-Diwashini demanda à Souleyman de le placer sous l’autorité d’al-Harashi et de l’envoyer à ce dernier, accompagné par al-Moussayab Ibn Bishr. Souleyman tint sa promesse et l’envoya à Sa’id al-Harashi, qui le traita avec gentillesse et générosité, mais seulement par stratagème.

 

Après le départ d’ad-Diwashini, les habitants de la forteresse demandèrent la paix à condition que Souleyman consentent à ne pas faire de mal aux cent familles qui y vivaient et en retour, ils lui délivreraient la forteresse. Souleyman écrivit à al-Harashi pour qu’il lui envoie des gens dignes de confiance procéder au rassemblement du contenu de la forteresse.

Al-Harashi envoya Muhammad Ibn ‘Aziz al-Kindi et ‘Ilba’b Ahmar al-Yashkouri, qui vendit aux enchères, au plus offrant, le contenu de la forteresse. Il prit le cinquième et divisa le reste parmi eux. Al-Harashi partit pour Kish dont les habitants acceptèrent de donner dix-mille moutons sous quarante jours, en échange de la paix. Quand il eut finit avec les habitants de Kish, il partit pour Rabinjan et fit crucifier ad-Diwashini dans le cimetière des Chrétiens. Il imposa aux gens de Rabinjan l’obligation de payer cent dinars si le corps était enlevé de sa place. Il chargea Nasr Ibn Sayyar de collecter le tribut sur les gens de Kish, désista Sawrah Ibn al-Hourr et le remplaça par Nasr Ibn Sayyar. Puis il nomma Souleyman Ibn Abi as-Sari à la charge de l’armée et des affaires fiscales pour Kish et Nassaf. Il envoya la tête d’ad-Diwashini en Iraq et sa main gauche à Souleyman Ibn Abi as-Sari au Toukharistan.

 

Quand Khouzar prouva être imprenable, al-Moujashir Ibn Mouzahim dit à Sa’id Ibn ‘Amr al-Harashi :

– « Te recommanderais-je quelqu’un qui prendra la forteresse sans bataille ? » Sa’id répondit :

– « Bien sûr ». Moujashir dit :

– « Al-Moussarbal Ibn al-Khirrit Ibn Rashid an-Naji ».

Al-Harashi l’envoya donc et al-Moussarbal était un ami de Soubouqri, le roi de Khouzar dont les gens tenaient al-Moussarbal en     haute estime. Il effraya le roi lorsqu’il lui raconta ce qu’al-Harashi avait fait aux gens de Khoujandah, après quoi le roi lui demanda :

– « Qu’est-ce que tu penses que je devrais faire ? »

– « Je pense que vous devriez accepter sa protection ». Le Roi lui répondit :

– « Mais que ferais-je de tous mes serviteurs ? »

– « Inclue-les dans l’accord de protection ».

Alors il demanda la protection et la paix qui lui fut accordée ainsi qu’à ses terres.

 

‘Omar Ibn Houbayrah le désista juste après car Sa’id Ibn ‘Amr Ibn al-Aswad al-Harashi ne le reconnaissait pas, et ne lui accordait ni respect et ni importance. ‘Omar l’emprisonna et le fit torturer mais ne le tua point car il l’estimait comme un des cavaliers des Bani Qays Ibn Ghaylan.

‘Omar Ibn Houbayrah nomma à sa place, Mouslim Ibn Sa’id Ibn Aslam Ibn Zour’ah Ibn ‘Alas Ibn ‘Amr Ibn Khouwaylid as-Sa’iq Ibn Noufayl Ibn ‘Amr Ibn Kilab, gouverneur du Khorasan. Khouwaylid Ibn Noufayl fut surnommé as-Sa’iq car il fut foudroyé (sa’iqa).

 

Cette même année, Yazid Ibn ‘Abdel Malik désista ‘AbderRahmane Ibn ad-Dahhak Ibn Qays al-Fihri et le remplaça par ‘Abdel Wahid Ibn ‘Abdillah an-Nadri, gouverneur de Médine, de La Mecque et de Taif.

 

 

En l’an 105 de l’Hégire (723), eut lieu une expédition militaire contre Alan commandée par al-Jarrah Ibn ‘AbdAllah al-Hakami, qui traversa ce pays et arriva aux villes et aux forteresses au-delà de Balanjar. Il conquit un peu de cette région, expulsa beaucoup de ses habitants et rassembla des quantités considérables de butin.

 

Cette même année, Sa’id Ibn ‘Abdel Malik attaqua Byzance. Il envoya un détachement militaire d’un millier de combattants, qui furent tous tués.

 

Durant cette année, Mouslim Ibn Sa’id conduisit une expédition militaire contre les Turcs mais il ne conquis pas de nouvelles de terres et revint au Khorasan. Plus tard, dans l’année en cours, il attaqua Shinah une ville d’as-Soughd, où il conclut un accord de paix avec son roi et habitants.

Sa’id nomma Bahram Sis comme un gouverneur provincial. Et vers la fin de l’année 105 de l’Hégire (723), Mouslim Ibn Sa’id entreprit une expédition militaire mais ne fit pas de conquête et rentra. Les Turcs le poursuivirent et le rattrapèrent alors qu’il traversait le fleuve Balkh avec son armée. La cavalerie des Banou Tamim, commandée par ‘Oubaydillah Ibn Zouhayr Ibn Hayyan, qui était en charge de l’arrière garde protégèrent l’armée en retrait jusqu’à ce qu’elle traversa le fleuve. Au même moment Yazid Ibn ‘Abdel Malik décéda et Hisham prit sa succession. Alors Mouslim Ibn Sa’id attaqua Afshin et conclu un accord de paix avec son roi en échange de six-mille têtes de mouton. Après que le roi lui ait remis la forteresse, il partit à la fin de l’année.

 

Le vendredi des cinq derniers jours[5] de Sha’ban, ou le dernier vendredi du mois de Sha’ban, de l’année 105 de l’Hégire (723) décéda à Arbad (irbid ou arbad)[6], le calife Yazid Ibn ‘Abdel Malik Ibn Marwan, le neuvième calife Amawi[7] et son fils al-Walid Ibn Yazid, alors âgé de vingt-cinq ans conduisit la prière funéraire tandis que Hisham Ibn ‘Abdel Malik était à Hims.

 

Al-Hafiz, l’Imam Ibn Kathir a dit : Avant son califat, Yazid passait beaucoup de son temps en compagnie des savants et lorsqu’il devint calife, il voulut conduire les gens de la même manière que l’avait fait ‘Omar Ibn ‘Abdel ‘Aziz mais son entourage était mauvais ».

 

Yazid est celui qui devint totalement amoureux, désira et tomba complètement éperdu sous le charme de Hababah qui était une ravissante esclave de Médine qui chantait. Et lorsqu’elle mourut, il fut saisit d’une immense tristesse et resta à la contempler, durant sept jours, jusqu’à ce que son corps commence à se décomposer et enfin alors, il ordonna enfin qu’elle soit inhumée.

Croyez-vous cela de la part d’un calife ? Jusqu’à ce que le corps commence à se décomposer et donc à forcément dégager des odeurs malsaines… Il n’y a de force et de puissance qu’en Allah le Très Haut, le Puissant !

 

Il y a de longues histoires rapportées sur le sujet comme son frère qui vint le voir, le conseilla et lui dit que ce n’était pas conforme dans la religion mais rien n’y fit. Et Yazid, ne devait vivre après cela que quelque temps avant de mourir à son tour. Et on a aussi dit qu’il mourut de la tuberculose.

 

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