BANU UMAYYAH

‘Omar Ibn ‘Abdel ‘Aziz

 

Le vendredi des dix derniers jours du mois de Safar, de l’année 99 de l’Hégire (717), comme l’ont rapporté les historiens, décéda à Dabiq à Qinnassrine le calife Souleyman Ibn ‘Abdel Malik Ibn Marwan le septième calife omeyyade et ‘Omar Ibn ‘Abdel ‘Aziz pria sur lui et son califat fut un grand bien pour les Musulmans. Il libéra un très grand nombre de prisonniers en Iraq qui avait été injustement emprisonné par al-Hajjaj et fut très avenant envers les gens sous la direction de son homme de confiance, le fils de son oncle, ‘Omar Ibn ‘Abdel ‘Aziz.

On a rapporté qu’un jour, Souleyman Ibn ‘Abdel Malik s’habilla d’un vêtement vert et d’un turban de la même couleur, puis, il se regarda dans un miroir et dit :

– « Je suis le jeune roi ».

Puis, il alla accomplir la prière du vendredi et en revenant de la mosquée, il tomba gravement malade et ne vécut pas jusqu’au prochain vendredi. Et Souleyman était un bel homme.

 

On a aussi rapporté qu’il avait une jeune femme et qu’un jour elle le regarda tellement qu’il lui demanda :

– « Pourquoi me regardes-tu ? » Et elle lui répondit :

– « Tu es le meilleur sujet de joie si seulement tu pouvais durer. Mais l’homme ne possède pas l’immortalité. Je ne vois pas de défaut en toi que les autres gens ont, excepté que tu décéderas ».

Et le jour de sa mort, ‘Omar Ibn ‘Abdel ‘Aziz prit sa succession et les gens lui portèrent allégeance. Si nous devions parler de la biographie de ‘Omar Ibn ‘Abdel ‘Aziz et de sa justice, cela nous prendrait évidemment beaucoup de temps et de place. Peut-être en une autre occasion, nous pourrons faire, un livre particulier sur ce calife juste (‘adil).

 

Lorsque Souleyman sentit la maladie le gagner, il laissa la succession à un de ses fils mais qui était trop petit et n’avait pas encore atteint l’âge de la puberté mais Rajah Ibn Haywah Ibn Jawal al-Kindi lui dit :

– « O émir des croyants ne fait pas cela, ce qui protègera le calife dans son cercueil est qu’il nomme un homme capable pour le bien être des Musulmans ». Le calife lui répondit :

– « Je vais faire la prière de consultation et voir ».

Deux jours après, Souleyman Ibn ‘Abdel Malik convoqua Rajah Ibn Haywah et lui demanda :

– « Que penses-tu de Daoud Ibn Souleyman ? »

– « Il est absent et occupé par la conquête de Constantinople et tu ne sais même pas s’il est vivant ou mort ! »

– « Alors à qui penses-tu ? »

– « Et toi, ô Amir ? »

– « Que penses-tu de ‘Omar Ibn ‘Abdel ‘Aziz ?

– « Allah sait mieux mais je ne connais que le bien de cet homme, un Musulman bienveillant ».

– « Par Allah, ainsi il est répondit le calife. Par Allah, si jamais je le désignais et personne d’autre que lui, la sédition serait immédiate et ils ne cesseront de le harceler tant qu’il nommera quelqu’un d’entre eux après lui ».

– « Alors fait nommer Yazid ‘Abdel Malik après lui ! »

Alors le calife écrivit une lettre ou il consigna ses dernières volontés et appliqua son sceau personnel.

 

Nous avons consigné en quelques lignes une longue histoire qui aurait pris beaucoup de place, néanmoins, ce sont là les faits principaux.

Le califat fut donc octroyé à ‘Omar Ibn ‘Abdel ‘Aziz et à Yazid Ibn ‘Abdel Malik après lui. Et dès les premiers instants de son califat, la justice, la crainte (d’Allah Exalté), apparurent chez cet homme qui se sentait contraint d’exercer cette fonction.

Lorsque ‘Omar Ibn ‘Abdel ‘Aziz devint Calife, il écrivit à Maslamah Ibn ‘Abdel Malik et lui demanda de rentrer en Syrie, avec les armées musulmanes. Il leur envoya des montures et des chargements de nourritures tant les armées stationnées à Constantinople souffraient de la faim, de la fatigue et de la sévérité du climat.

 

En l’an 99 de l’Hégire (717), ‘Omar Ibn ‘Abdel ‘Aziz désista Yazid Ibn al-Mouhallab de son poste en Iraq et nomma ‘Adiyy Ibn Artat al-Fazari gouverneur de Basra et ‘Abdel Hamid Ibn ‘AbderRahmane Ibn Zayd Ibn al-Khattab al-‘Adawi     al-Qourayshi à Koufa.

‘Omar Ibn ‘Abdel ‘Aziz voyait en la famille de Yazid Ibn al-Mouhallab des violents tyrans et pour cela, il n’aimait pas Yazid Ibn al-Mouhallab.

Lorsqu’il envoya ‘Adiyy Ibn Artat al-Fazari, en poste à Basra, il agit selon les ordres du calife et ordonna à Moussa Ibn Wajih al-Himyari de lui ramener Yazid Ibn al-Mouhallab qui était dans la ville de Wassit. Puis, il s’embarqua pour aller à Basra ou ‘Adiyy Ibn Artat venait d’arriver. Moussa Ibn Wajih le rattrapa au pont de Basra et le captura puis l’amena à ‘Omar Ibn ‘Abdel ‘Aziz qui lui demanda de lui remettre le butin qui était en sa possession, dont il avait parlé de remettre à Souleyman Ibn ‘Abdel Malik et qui revenait au trésor public (bayt al-mal) puis il le fit emprisonner.

Puis Omar Ibn ‘Abdel ‘Aziz nomma al-Jarrah Ibn ‘Abdillah al-Hakam gouverneur du Khorasan.

 

 

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