BANU UMAYYAH

Le premier siège de Constantinople et le martyr d’Abou Ayyoub al-Ansari

 

En l’an 49 de l’Hégire (669), les Musulmans, sous le commandement de Yazid Ibn Mou’awiyah, attaquèrent Constantinople. Dans cette armée se trouvait ‘AbdAllah Ibn ‘Omar Ibn al-Khattab, ‘AbdAllah Ibn ‘Amr Ibn al-‘As, ‘AbdAllah Ibn ‘Abbas, Abou Ayyoub al-Ansari, ‘AbdAllah Ibn Zoubayr et d’autres compagnons (qu’Allah soit satisfait d’eux).    

Le commandant des Romains était l’empereur byzantin Constantin III qui prit la succession à Constantin II après sa mort.

Abou Ayyoub al-Ansari (qu’Allah soit satisfait de lui) trouva le martyr lors de la bataille et fut enterré, selon son souhait, au plus près de l’enceinte de la ville forteresse. Les Musulmans protégés par des boucliers et sous une intense pluie de flèches réussirent à se rapprocher des murs ou ils creusèrent et le déposèrent dans une tombe, avant de revenir saufs dans le camp des Musulmans. Il est le grand Compagnon Khalid Ibn Zayd Ibn Qouray al-Khazraji al-Ansari Abou Ayyoub al-Ansari qui témoigna le pacte de ‘Aqabah, la bataille de Badr et tous les évènements avec le Messager d’Allah (Saluts et Bénédictions d’Allah sur lui) et lorsque l’Envoyé d’Allah (Saluts et Bénédictions d’Allah sur lui) fit l’émigration de la Mecque à Médine, il descendit chez lui.    

 

Durant cette année, Malik Ibn Houbayrah as-Sakouni razzia le territoire byzantin et Fadalah Ibn ‘Oubayd attaqua Jarabah qu’il assiégea, conquit et pris beaucoup de captifs.

 

Cette même année, ‘AbdAllah Ibn Kourz al-Bajali attaqua les Byzantins par terre tandis que Yazid Ibn Shajarah ar-Rahawi les attaqua par mer avant de revenir en Syrie.

 

‘Ouqbah Ibn Nafi’ mena aussi une expédition navale contre les Byzantins avant de retourner passer l’hiver avec les Égyptiens.

 

 

 

 

[1] Les Alans étaient des Iraniens qui vivaient au nord du Caucase.

[2] La Grande Sédition : Evènements relatifs à l’assassinat de ‘Uthman Ibn ‘Affan (qu’Allah soit satisfait de lui) et des troubles qui s’ensuivirent sous le règne du quatrième Calife Bien Guidé ‘Ali Ibn Abi Talib (qu’Allah soit satisfait de lui).

[3] L’Imam Sha’bi est le grand Imam Koufi (de Koufa) ‘Amir Ibn Sharahil ash-Sha’bi al-Amdani décédé en l’an 104 de l’Hégire (722).

[4] ‘Outhan est l’assassin de ‘AbderRahmane Ibn Khalid Ibn Walid, donc le père de Khalid Ibn ‘AbderRahmane.

 

 

 

 

La mort de Moughirah Ibn Shou’bah et la nomination de Samourah Ibn Joundoub pour Basra

 

Cette même année, en l’an 49 de l’Hégire (669), décéda le respectable Compagnon et le général héros al-Moughirah Ibn Shou’bah Ibn Abi ‘Amir Ibn Mas’oud ath-Thaqafi, qu’Allah soit satisfait de lui. Il est mort poignardé et fut enterré à Koufa. D’autres ont rapporté que sa mort fut en l’an 50 (669) et d’autres en l’an 51 de l’Hégire (670).

Il est connu que Moughirah Ibn Shou’bah devint musulman l’année de la bataille de la Tranchée. Il était présent à Houdaybiyah et au pacte de Ridwan. Il combattit lors des batailles des Apostats, à Yamamah. Il participa à la conquête de la Syrie, à Yarmouk et à la conquête de la Perse et de l’Iraq à Qadissiyah. Il resta à l’écart de la Fitnah et lors de l’appel au Jugement par le Livre d’Allah sous ‘Ali Ibn Abi Talib (qu’Allah soit satisfait de lui), il rejoignit les rangs de Mou’awiyah, qu’Allah soit satisfait d’eux.      

 

Lorsque Moughirah Ibn Shou’bah mourut, Mou’awiyah rajouta à Ziyad Ibn Abi Soufyan la gouvernance de Basra et de Koufa. Ziyad Ibn Abi Soufyan nomma Samourah Ibn Joundoub al-Khazari (qu’Allah soit satisfait de lui) gouverneur de Basra.

Samourah Ibn Joundoub combattit en compagnie du Messager d’Allah (Saluts et Bénédictions d’Allah sur lui) et il était implacable envers les khawarije. S’il était informé de la présence de l’un d’entre eux, il se chargeait de le tuer lui-même tellement il les détestait et disait : « Les pires créatures vivant sous le ciel, ils jettent la mécréance sur les Musulmans et rendent licite leur sang ». Samourah mourut en l’an 59 de l’Hégire (678), puisse Allah lui faire miséricorde.

 

Quand Samourah prit son poste en charge, il alla directement à la mosquée de Koufa, monta sur la chair de prêche et fit un discours. Lorsqu’il eut finit certaines personnes se levèrent et le haranguèrent. Il s’assit le temps de les laisser finir tout en ordonnant à sa garde de se mettre aux portes de la mosquée. Puis il demanda aux gens de Koufa présent de sortir de la mosquée quatre par quatre. Il leur dit : « Quiconque d’entre vous jurera par Allah qu’il n’a pas cherché à me juger sera libre. Quiconque ne jurera pas sera emprisonné et expulsé ».

Certains ont rapporté que le nombre de personnes n’ayant pas juré s’éleva à trois tandis que d’autres ont rapporté le nombre de huit. Il ordonna que leurs mains soient tranchées. Le crime de ces gens est d’avoir manqué de respect et de considérer celui en charge de leurs affaires comme moins que rien.

A ceux qui se poseront la question, pourquoi une telle violence, il faut se rappeler les graves évènements qui secouèrent la nation islamique de l’époque ou plus de soixante-dix-mille Musulmans trouvèrent la mort suite à la grande Fitnah qui débuta avec l’assassinat du troisième Calife Bien Guidé ‘Uthman Ibn ‘Affan (qu’Allah soit satisfait de lui). Samourah voulut empêcher dès son arrivée la résurgence de tels troubles en appliquant à ceux qui seraient tentés et aux fauteurs de troubles un dur châtiment afin qu’ils soient une leçon pour tous.

Si le gouverneur perdait le contrôle des évènements, ils pourraient s’ensuivre à nouveau d’inquiétants évènements. Samourah voulut immédiatement couper court à cette éventualité connaissant sa haine des khawarije.

Ceci doit servir d’exemple pour faite face à de tels évènements dans le futur. L’histoire des Omeyyades est pleine de révoltes, de guerres, de divisions, de rebellions et de luttes fratricides.

Il fallait mettre fin aux troubles, dont les effets furent extrêmement néfastes pour les Musulmans, d’une manière impitoyable et appliquer aux subversifs un très dur châtiment. Il n’y a aucun intérêt à laisser faire les gens d’innovations, de convoitises et les révolutionnaires. Ils ne doivent pas être abandonnés mais traités obligatoirement comme il se doit et rapidement pour éviter les effets funestes qu’entrainent leurs actions, ceci bien évidemment dans l’état islamique ou la Loi d’Allah est appliquée dans son intégralité. Mais vous êtes-vous jamais demandé si vous étiez prêts pour un état islamique ou bien les cœurs cacheraient quelques hypocrisies ?

 

 

En l’an 50 de l’Hégire (670), décéda le respectable Compagnon Abou Moussa al-Asha’i. Il est ‘Abdallah Ibn Qays Ibn Soulaym des Ash’ariyine qui sont des tribus Kahlan et Qahtaniyah. Abou Moussa al-Asha’i (qu’Allah soit satisfait de lui) a une grande histoire. Il est le conquérant d’Ispahan, d’al-Ahwaz et un des deux juges lors du conflit suite à l’assassinat de ‘Uthman Ibn ‘Affan (qu’Allah soit satisfait de lui). D’autres ont rapporté que sa mort eut lieu en l’an 53 de l’Hégire (673). Nous avons rapporté les deux versions sur lesquels les historiens sont en désaccord et qui ne sont que des désaccords minimes.

 

Durant cette année, Bousr Ibn Abi Artat et Soufyan Ibn Awf al-Azdi attaquèrent conjointement les territoires byzantins tandis que Fadalah Ibn ‘Oubayd al-Ansari les attaqua par mer.

 

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