BANU UMAYYAH

La mort du grand général Nasr In Sayyar al-Leythi al-Kinani

 

A Rayy, le grand général omeyyade Nasr Ibn Sayyar al-Leythi al-Kinani ou Nasr Ibn Sayyar Ibn Rafi’ Ibn Hariyh Ibn Rabi’ah Ibn ‘Amir Ibn ‘Awf Ibn Jounda’ Ibn Leyth Ibn Bakr Ibn ‘Abdel Manat Ibn al-Kinana, le gouverneur du Khorasan pour les Omeyyades, tomba malade et mourut des suites de sa maladie à l’âge de 85 ans au mois de Rabi’ Awwal de l’année 131 de l’Hégire (748). Il naquit en l’an 46 de l’Hégire (666) sous le règne du premier calife omeyyade, le respectable compagnon Mou’awiyah Ibn Abi Soufyan (qu’Allah soit satisfait d’eux) qu’il connut du fait que Mou’awiyah décéda en l’an 60 de l’Hégire. Il fut donc un témoin vivant de l’intégralité du règne des Omeyyades de leur début à leur fins jusqu’au règne du dernier calife omeyyade Marwan Ibn Muhammad Ibn Marwan.

 

 

Le massacre des Médinois par les khawarije

 

La sédition finit par arriver au Khorasan après avoir secoué la Syrie et l’Iraq avant de se propager à la ville du Messager d’Allah (Saluts et Bénédictions d’Allah sur lui) lorsque le khariji Abou Hamzah Balj Ibn ‘Ouqbah al-Azdi vaincu les gens de Médine lors de la bataille de Qoudayd qui eut lieu au mois de Safar de l’année 130 de l’Hégire (747) ou plus de sept-cent hommes de Médine furent tués.

Puis ce vil khariji rentra dans Médine ou il resta à peu près trois mois avant que Marwan Ibn Muhammad lui envoie une armée sous le commandement de ‘Abdel Malik Ibn Muhammad Ibn ‘Atiyat as-Sa’di, des Banou Sa’d Ibn Bakr Ibn Hawazin, ou eut lieu une bataille près de Wadi al-Qourah ou les khawarije furent anéantis lors d’une sanglante bataille et ou trouva la mort leur chef Abou Hamzah Balj Ibn ‘Ouqbah al-Azdi.

 

Peut-être l’un d’entre vous pensera : Chaque fois que quelqu’un se révolte (sort) contre le calife ou contre le gouverneur (wali), est considéré comme un khariji. C’est effectivement vrai dans le sens ou le mot arabe « kharaja » veut dire : « sortir ». Donc que ce soit un simple révolté (khariji) ou quelqu’un de la secte déviante des khawarije, le singulier est « khariji » et dans les deux cas, la signification du mot est : « sortit ». Néanmoins la jurisprudence islamique différencie les deux cas. Dans le premier cas nous utilisons les mots : rebelle, révolte, rébellion, sortit ou se lever contre. Mais lorsque nous employons le mot arabe « khariji », cela définie non seulement sa rébellion à l’état mais aussi ses profondes convictions.

Par exemple, lorsqu’Abou Hamzah Balj Ibn ‘Ouqbah al-Azdi entra à Médine, après avoir tué ses habitants lors de la bataille de Qoudayb, il monta sur le Minbar et sermonna les gens avec de graves paroles, il dit : « Le fornicateur est un mécréant, celui qui doute est un mécréant, celui qui vole est un mécréant, et celui qui doute d’être un mécréant l’est ».

Les khawarije sont donc totalement obsédés par la mécréance et c’est le mot qu’ils utilisent le plus dans leur vocabulaire commun et celui qu’ils ont le plus sur la langue.

 

Maintenant, pour faire une parenthèse à ceux qui traitent de khawarije les gens qui combattent dans la voie d’Allah de nos jours pour défendre les terres musulmanes et leurs populations, il est bien évident que c’est non seulement un odieux mensonge contre eux et une vile accusation puisque ces combattants n’ont absolument pas les attributs des khawarije. Ce qu’ils font donc, en accusant les gens qui ont dévoués leur vie dans la défense des opprimés, est de la calomnie.

Si qualifier de mécréants, les dirigeants des pays musulmans qui ne jugent pas par ce qu’Allah, à Lui les Louanges et la Gloire, a révélé est passible d’être qualifié de khariji, c’est alors démentir la parole d’Allah Exalté qui a dit dans Son Livre Glorieux : « Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les mécréants[3] ».

Qu’Allah Exalté nous préserve de la déchéance et de la cécité.

 

 

Au Yémen, un khariji du nom de ‘AbdAllah Ibn Yahya Ibn ‘Omar Ibn al-Aswad al-Kindi sortit aussi contre le calife Marwan Ibn Muhammad. Ce khariji, qui se fit surnommer « at-Talib al-Haqq » (celui qui recherche la vérité) bien qu’il soit déjà « émir des croyants » est celui qui envoya Abou Hamzah Balj Ibn ‘Ouqbah à Médine.

 

Marwan Ibn Muhammad ordonna à son lieutenant ‘Abdel Malik Ibn Muhammad Ibn ‘Atiyat as-Sa’di après qu’il eut vaincu les khawarije à Médine, de marcher sur le Yémen ou il écrasa une nouvelle fois les khawarije de ‘AbdAllah Ibn Yahya avant de le tuer et d’envoyer sa tête au calife Marwan Ibn Muhammad en Syrie.

 

 

 

 

[1] Qur’an, Sourate al-Hajj 22, verset 39.

[2] Qur’an : Sourate al-Qassas (28), verset 20.

[3] Qur’an, Sourate 5, verset 44.

 

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