BANU UMAYYAH

La rébellion des Berbères en Andalousie

 

Lorsque ‘Abdel Malik Ibn Qatan envoya des navires à Balj Ibn Bishr pour lui permettre de quitter le Maghreb sous la menace des Berbères, il put quitter Ceuta ou il était assiégé pour l’Andalousie alors qu’il était en compagnie des soldats de Syrie. Les Yéménites d’Andalousie les accueillirent et leur fournirent tout ce dont ils avaient la nécessité tandis qu’ils se réparèrent à combattre les Berbères rebelles d’Andalousie qui étaient sous le commandement d’un homme que les Arabes appelaient Ibn Houdayn.

Près de Tolède et du fleuve Salit eut lieu une grande bataille et les soldats de Syrie furent durement éprouvés (balahan kabiran) et réussirent à infliger une cruciale défaite aux rebelles dont ils se rappelaient certainement encore les effets du siège qu’ils eurent à supporter et cela les motiva à combattre plus férocement encore contre les Berbères.

 

Après la bataille, ‘Abdel Malik Ibn Qatan demanda à Balj Ibn Bishr et ceux qui étaient avec lui de repartir pour le Maghreb. Balj lui dit :

– « Nous allons partir mais à du port d’Alvéra ou nous pourrons directement aller à Kairouan ».

– « Non », leur dit ‘Abdel Malik, « c’est impossible mes navires sont à Algésiras et ils vous déposeront à Ceuta comme prévu ».

– « Tu veux que nous retombions entre les mains de Berbères de Ceuta pour qu’ils se débarrassent de nous ? Il est mieux pour nous que tu nous jette directement à la mer ! »

 

Au mois de Dzoul Qi’dah de l’année 125 de l’Hégire (742), ils se rebellèrent contre lui, le sortirent de son palais, et nommèrent Balj Ibn Bishr leur émir. Alors les gardes qui gardaient les otages dans l’île d’Oumm Hakim leur coupèrent les vivre si bien qu’un homme des nobles de Ghassan mourut des suites de l’embargo sur eux. Les Arabes yéménites d’Andalousie accusèrent ‘Abdel Malik Ibn Qatan d’être responsable de sa mort et demandèrent à Balj de le leur remettre mais il ne put le faire et ils lui dirent :

– « Tu le protège (tahmi) parce qu’il est un Moudari comme toi ». Balj craignit alors de perdre le contrôle de la situation et leur remit ‘Abdel Malik Ibn Qatan qui était âgé d’environ soixante ans. ‘Abdel Malik Ibn Qatan avait réussi à s’enfuir le jour de la bataille de Harra qui eut lieu en l’an 63 de l’Hégire (682) lorsque Yazid Ibn Mou’awiyah envoya l’armée de Syrie combattre les gens de Médine. Les gens lui dirent :

– « O fuyard (ya fal), tu étais du nombre de nos sabres le jour de Harra, puis tu t’es enfui et trahis les soldats de l’émir des croyants, nous laissant manger les chiens et les peaux ». Puis, ils le tuèrent et le crucifièrent, en compagnie d’une carcasse de cochon sur sa droite et d’un chien sur sa gauche, au mois de Rabi’ Awwal de l’année 124 de l’Hégire (741).

 

La mort de ‘Abdel Malik Ibn Qatan ne fut pas un évènement sans reste mais allait conduire à une alliance entre Qatan et Oumayyah Ibn ‘Abdel Malik Ibn Qatan et les Berbères à l’expulsion des Arabes de Syrie. Ils furent rejoints par ‘AbderRahmane Ibn Habib Ibn Abi ‘Abda’ Ibn Ouqbah Ibn Nafi’ et une bataille sanglante (damawi) eut lieu ou les soldats de Syrie l’emportèrent bien que Balj Ibn Bishr fut tué et Ils nommèrent Tha’labah Ibn Salamah al-‘Amili, et ‘Amila est une tribu Kahlaniyah Qahtaniyah yéménite, pour le remplacer.

 

Le calife Yazid Ibn Walid, le calife dépravé (fassiq) demanda au gouverneur d’Egypte Handalah Ibn Safwan de nommer un gouverneur yéménite sur l’Andalousie afin que les gens l’acceptent et que la sédition s’arrête et il nomma Abou al-Khattar al-Houssam Ibn Dirar al-Kalbi, celui qui avait envoyé le poème au calife si vous vous rappelez, qu’il envoya en Andalousie au mois de Rajab de l’année 125 de l’Hégire (742).

Lorsque ‘AbderRahmane Ibn Habib Ibn Abi ‘Abda’ apprit la nouvelle il quitta l’Andalousie et se réfugia à Tunis.

Les gouverneurs d’Andalousie dépendait du gouverneur du Maghreb et à plus large échelle du gouverneur d’Egypte de la même manière que les gouverneurs du Khorasan dépendaient du Gouverneur d’Iraq et à plus large échelle, du calife en personne.

 

Les Musulmans d’Andalousie, sous le commandement de Habib Ibn Abi ‘Abda’ Ibn Ouqbah Ibn Nafi’, se rebellèrent contre ‘Abdel ‘Aziz Ibn Moussa Ibn Noussayr, le gouverneur d’Andalousie, qui avait été nommé par son père Moussa Ibn Noussayr avant de partir en Syrie. Ils le tuèrent alors qu’il priait dans la mosquée de Séville et lorsqu’ils le tuèrent, le fils de sa tante Ayyoub Ibn Habib al-Lakhmi lui succéda pour une durée de six mois.

 

 

Samh Ibn Malik le premier à avoir traversé les Pyrénées

 

Au mois de Dzoul Hijjah de l’année 97 de l’Hégire (715), l’ordre de nommer Hourr Ibn ‘AbderRahmane ath-Thaqafi arriva. Ce dernier quitta Séville pour Cordoue ou il resta gouverneur jusqu’au mois de Ramadan de l’année 102 de l’Hégire (720). Il fut remplacé, suivant les ordres du calife ‘Omar Ibn ‘Abdel ‘Aziz, par Samh Ibn Malik al-Khawlani, Khawlan est une tribu Qahtaniyah.

Samh Ibn Malik est le premier à avoir traversé les Pyrénées pour le pays des Francs (franja) et la France à cette époque n’est pas ce qu’elle est aujourd’hui et ni même un pays défini mais le pays des Francs. Samh Ibn Malik razzia le pays des Francs et particulièrement, la région des sept villes dont il conquit Narbonne, Toulouse, dans la région Aquitaine ou le Duc d’Eudes (oudis) l’arrêta.

Le jour de Tarwiyyah (la veille du jour de ‘Arafat) le 8 du mois de Dzoul Hijjah de l’année 102 de l’Hégire (720), une bataille eut lieu, les Musulmans furent défaits et Samh Ibn Malik trouva le martyr. Les Musulmans se retirèrent sous le commandement de ‘AbderRahmane ar-Rafiqi à Narbonne. Puis ‘AbderRahmane ar-Rafiqi fut nommé gouverneur d’Andalousie en attendant la nomination d’un nouveau gouverneur par le calife en la personne d’Ambassah Ibn Souhaym al-Kalbi qui arriva au mois de Safar de l’année 103 de l’Hégire (721).

 

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