OSMANLI

OTTOMANS

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Bovill insiste sur le caractère volage des combattants arabo-berbère Musulmans :

(‘Abd al-Malik, le Chérif marocain mourut sur la scène de bataille des suites d’une longue maladie (empoisonné selon certains auteurs musulmans). Sa mort fut gardée secrète par les vizirs à ce moment crucial). Mais, voici comment Bovill l’interprète :

« Une histoire courante avant sa mort est qu’il dit à ses proches que sa mort devait être gardée secrète jusqu’à la fin de la bataille. Le besoin en était sans doute pas moins évident pour les vizirs qui étaient avec lui que pour le mourant. Les conflits internes étaient traditionnels parmi les éléments divers et mutuellement hostiles de la population. Une haine amère divisait les Berbères et les Arabes. La seule garantie contre la guerre civile était un souverain assez fort pour inspirer les factions minoritaires turbulentes dans le royaume avec la peur de la conséquence d’une rébellion. Même dans les dominions ottomans bien mieux disciplinés, la mort d’un Sultan était souvent suivie d’une période de pillage et de licence générale par les Janissaires qui ne revenaient pas à leur discipline habituelle tant que le nouveau souverain n’avait fait ressentir la force de son bras. Au Maroc, où l’autorité centrale était beaucoup plus faible, la mort d’un Sultan était généralement le début d’une période d’agitation qui durait jusqu’à ce que son successeur ait eu le temps d’établir le contrôle du pays. La longueur de l’intervalle dépendait de la force de l’opposition et des revendications des aspirants au Sultanat dont des activités subversives se poursuivaient jusqu’à ce qu’ils fussent saisis et mis à mort.

Les circonstances de la mort de ‘Abd al-Malik étaient accompagnés par des risques beaucoup plus graves. L’immense armée qu’il avait assemblé et qui était maintenant, au moment de sa mort, aux prises avec les envahisseurs avaient été en grande partie obtenu par la contrainte. Peu parmi ces milliers de cavaliers étaient venus combattre par l’amour de leur pays ou pour leur Chérif. C’était la peur des conséquences de désobéir à un ordre royal qui avait amené la plupart d’entre eux là, et à peine auraient-ils entendu parler de la mort du Chérif, qu’un grand nombre aurait déserté les maisons qu’ils avaient à contrecœur abandonné. Les nouvelles de sa mort aurait fourni l’occasion de rembourser les anciens comptes comme peu de gens auraient voulu manquer, et les tribus se seraient retournées sur les tribus. De plus, au moindre signe de mécontentement, des adhérents secrets du Sultan noir seraient incontestablement passé du côté des envahisseurs …. Dans toutes ces circonstances, si la mort du Chérif était devenue connue, son armée aurait très probablement disparue comme la paille dans le vent et les chrétiens seraient devenus les maîtres surpris du terrain. Ces risques étaient très évidents pour les vizirs et les courtisans renégats qui étaient avec le Shérif quand il mourut. »[1]

Comme vous le voyez, tout n’est que pure extrapolation de l’esprit haineux et malade de Bovill qui prend ses fantasmes morbides pour des réalités.

 

Comme on le verra en détail par la suite, et à un moindre degré sous la rubrique suivante, la victoire marocaine n’est pas en raison du sang chrétien supérieur. L’armée marocaine n’a pas été aussi chaotique et primitive comme Bovill et bien autres écrivent. Les faits historiques montrent que leur victoire est due à leur bravoure, leur grande foi en Dieu et en leur cause et leurs tactiques militaires. Les manœuvres militaires marocaines assurèrent dès le départ l’encerclement de l’armée chrétienne portugaise.[2] La bravoure du roi mourant, ‘Abd al-Malik, a été la principale source d’inspiration pour les Marocains. Si les Marocains auraient cherché à le trahir, ils auraient fait savoir qu’il était en train de mourir, mais pas un soldat ne l’a fait. Et quand ‘Abd al-Malik leur parla juste avant la bataille, tous à l’unisson lui demandèrent de leur donner l’ordre de se battre et de mourir pour leur foi et leur pays.[3]

 

Et enfin, si le comique Bo(ur)vill et d’autres « historiens » avaient attentivement lu l’histoire, et particulièrement l’histoire récente des deux guerres mondiales, ils auraient lus que les grands exploits d’armes furent attribués à d’autres, comme la résistance héroïques à Verdun pendant la Première Guerre mondiale (1914- 1918) et la cruciale percée alliée au Mont Casino lors de la Deuxième (1939-1945), furent justement les œuvres de ces braves « indigènes inférieurs, » la « sous race de musulmans » d’Afrique du Nord qui offrirent leur poitrine aux mitrailleuses nazis pour la libération des Européens alors que ces mêmes Européens les brulèrent vifs avec leur femmes, leur enfants et leur bétails comme en Algérie ou simplement emprisonnèrent et éliminèrent les survivants pour éviter de leur payer leurs pensions de guerre !

 

On vous a compris messieurs !

 

 

 

 

 

Chapitre Trois

 

 

La bataille d’al-Qasr al-Kabir (Wadi al-Makhzen) ou la réduction des victoires musulmanes

 

Le 4 août, 15784, dans une bataille qui sera de nouveau décrite par la suite, les Marocains enregistrèrent une des plus grandes et plus décisives victoires de l’histoire. Dans cette bataille, de Wadi al-Makhzen, aussi appelé la bataille d’al-Qasr (Al-Cazar, et bien d’autres orthographes et noms), les Marocains détruisirent ce qui était alors la troisième puissance militaire mondiale : le Portugal qui après cette défaite, ne retrouvera jamais de nouveau ce statut et ce jusqu’à nos jour. Toute la noblesse portugaise et l’élite, ne doutèrent jamais de leur supériorité et de l’issue de la bataille et vinrent donc avec toutes leurs suites avec le seul objectif : s’installer au Maroc de façon permanente.

Les Marocains, au contraire, détruisirent leur armée, qui comprenait aussi les élites de nombreuses armées chrétiennes. Cependant, au lieu de reconnaître la grande réussite militaire des Marocains, les historiens occidentaux, à quelques exceptions près (comme Valensi et Cook) rejettent complètement cette victoire, son échelle et continuent de nous rappeler, de la manière habituelle, que les Marocains luttèrent contre une armée diminuée, démoralisée, malade, épuisée, faible, encombrées par d’innombrables milliers de non-combattants sans valeur (Pourquoi alors partir stupidement en guerre dans ce cas ?) Que le terrain et le temps étaient aussi contre les chrétiens. A aucun moment nous ne lisons que peut-être, pour une fois, la victoire musulmane fut due à la bravoure, les compétences militaires supérieures et le commandement, etc.

 

Avant de regarder des extraits de l’ouvrage principal consacré à la bataille, écrit par Bovill, nous allons donner de brefs extraits sur cette bataille de Braudel et Mantran, deux savants soi-disant « illustres » de la région.

Braudel, comme on le voit dans les extraits suivants, et comme la plupart de ceux qui traitent des sujets musulmans, dit une chose et son contraire dans la même largeur, parce que fondamentalement, il invente et raconte comme eux, des mensonges. Ainsi, d’une part, il déclare :

« (P. 1178) : La dernière croisade méditerranéenne n’a pas été Lépante (1571), mais l’expédition portugaise sept ans plus tard qui devait finir par la catastrophe d’Alcazar-Quivir (4 août 1578) non loin de Tanger, sur les rives de la rivière Loukkos qui atteint la mer à Larache. Le roi Sébastian, encore un enfant à vingt-cinq ans, un visionnaire avec l’irresponsabilité de l’enfant, était obsédé par l’idée d’une croisade. Philippe (le roi d’Espagne) qu’il avait rencontré avant la Jornada de l’Afrique (le Voyage en Afrique) avait tenté en vain de le dissuader de mener cette guerre au Maroc. L’expédition fut préparée trop lentement pour avoir même l’avantage de surprise. Le Chérif, ‘Abd al-Malik, en recevant d’abord des informations du réarmement portugais, du départ de la flotte puis de son séjour à Cadix, eu le temps de préparer des contremesures et de déclarer une guerre sainte (le mot favori des mécréants, ndt). Ainsi la petite armée portugaise, débarqua à Tanger et se rendit à Arzila le 12 Juillet (nous avons rapporté dans nos précédents ouvrages que le débarquement se poursuivit continuellement pendant 18 jours par des centaines de navires !), envahissant une terre déterminée à se défendre et ailleurs équipée d’excellentes forces de cavalerie, d’artillerie et d’arquebusiers (souvent d’origine andalouse). La longue colonne de chars portugais ayant avancé dans les terres, les deux parties se rencontrèrent à Alcazar-Quivir le 4 août 1578. L’incapacité du roi à commander contribua à la faiblesse de l’armée chrétienne, déjà mal nourrie et épuisée par les marches sous le soleil chaud. Contre lui, le Maroc « augmenta ses masse. » Les chrétiens furent submergés par le nombre. Les tribus des montagnes des régions voisines pillèrent leur train de bagages. Le roi était parmi les morts, le Chérif détrôné (Moulay Muhammad qui s’allia aux chrétiens) qui avait accompagné les chrétiens se noya alors que le Chérif régnant (‘Abd al-Malik) succomba à la maladie le soir de la « bataille de la trois Rois » comme elle est parfois appelée. Entre dix et vingt mille Portugais restèrent entre les mains des infidèles. »[4]

 

 

 

[1] Bovill 133-4.

[2] Plan et Perspective de la Bataille d’el Ksar el-Kebir: dans Count H. De Castries: Les Sources Inédites de l’Histoire du Maroc (SIHM); Paris Ernest Leroux Editeur; 1905 ff. (Angleterre I); pp. 560-3.

[3] J. Conestaggio: The Historie of the Uniting of the Kingdom of Portugal to the Crowne of Castill, London 1600, dans Relation de Franchi Conestaggio dans de H. de Castries (SIHM) (France I); p. 555.

[4] F. Braudel: The Mediterranean; tr du Fr by S. Reynolds; Vol ii; Collins; London; 1973; pp. 1178.

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