OSMANLI

OTTOMANS

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Conclusion

 

Il y a trois points principaux pour conclure et, à certains égards, il est tout à fait pertinent d’extrapoler ces derniers points à l’ensemble des chapitres.

Premièrement, les attaques des chrétiens occidentaux contre l’Islam furent toujours justifiées par une prétendue menace musulmane fabriquée ou, au mieux, exagérée. Il vaut la peine de rappeler ici, sans revenir sur les détails, mais seulement en s’appuyant sur deux citations de Fisher comment cette menace musulmane fut inventée à travers les erreurs et les distorsions des politiciens de l’époque pour attaquer l’Afrique du Nord musulmane, ou par des historiens plus tard, allant même jusqu’à attribuer le commerce de la chair humaine qui existait à Turin et Gênes à Tunis.[1] Comme le note Fisher : « Avec un tel arrière-plan chaotique, il n’est pas illogique que les écrivains devraient choisir, pour une recommandation spéciale des chiffres nationaux, tels que Chatham, St. Vincent, Nelson et Exmouth, les points mêmes qui, examinés de plus près, révèlent leur ignorance des régences et de nos traités avec eux, couplé avec le mépris du droit international ou les diktats de l’humanité ou même, peut-être, l’intérêt national. L’omission de prouver que leurs déclarations ou actions purent entrer en conflit non seulement avec des critiques étrangères, mais aussi avec le point de vue de nos fonctionnaires ou de leurs propres opinions, est aggravée par l’incapacité presque totale d’enregistrer l’attitude des hommes d’état, des marins et des voyageurs, qui, peut-être moins éminents, auraient pu être plus judicieux, et les expériences de ces consuls dont les relations avec les régences étaient harmonieuses et fécondes. En outre, il est considéré que même dans les œuvres faisant autorité, il y a une confusion singulière des dates, de la séquence des événements et des titres des dirigeants ; qu’aucune discrimination n’est faite entre Maure et Turc, pirate et corsaire, captif et esclave ; et que même Turin est confondue avec Tunis et Barbarie avec Bombay,[2] un doute considérable est inévitable sur le réalisme ou l’équité de notre présentation de l’image de Barbarie.[3] »

Comme aujourd’hui, chaque méfait musulman est fortement exagéré, tandis que les actes chrétiens, bien pire, sont réduits en taille ou supprimés de la connaissance. Par conséquent, comme Fisher le fait également remarquer, « Les petits raids turcs dans nos eaux eurent lieu en temps de guerre suite à des déprédations continues pendant cinquante ans par des navires anglais sur les côtes de Barbarie et de Turquie. La perte totale infligée à la navigation et au commerce anglais par les trois régences était probablement inférieure à celle que nous avions subie du seul port de Dunkerque.[4] » Le nombre total de Britanniques capturés ou réduits en esclavage, apparemment en accord avec la pratique reconnue de l’époque, était seulement une fraction du nombre présumé avoir été vendu en esclavage par Cromwell seul. En dehors de la période de 1620 à 1682, au cours de laquelle il y a diverses références à la bonne volonté, la bonne foi, la patience et l’abstention de leurs dirigeants et la « civilité » de leurs navires, les régences étaient en paix avec nous jusqu’en 1816. Nous n’avons trouvé aucune preuve qu’entre 1682 et 1830, un autre pays ait maintenu avec nous des relations aussi cohérentes que les trois régences.[5] »

 

Deuxièmement, contrairement à ce que prétendent aujourd’hui les désistoriens occidentaux, les attaques et invasions de l’Afrique du Nord n’étaient que des campagnes défensives pour contenir les attaques et les menaces musulmanes, les attaques chrétiennes contre l’Afrique du Nord étaient des missions de croisades visant à « replacer la région dans le giron chrétien. » L’importance d’une telle campagne était telle que les deux puissances de l’époque, l’Espagne et le Portugal, et leurs dirigeants, Charles V et le roi Sébastien, dirigèrent ces deux campagnes, ce qui souligne l’importance centrale du projet chrétien de conquête de l’Afrique du Nord.
Le fait que le conquérant du Mexique, Cortès, le plus grand officier de l’armée chrétienne de l’époque, Doria, faisaient partie de l’expédition contre Alger, souligne à quel degré il était classé dans le projet chrétien. De même, le fait que la déviation des troupes pontificales sous Stukeley de la guerre contre les protestants à la croisade marocaine confirme encore l’importance du projet nord-africain dans les buts chrétiens et que la guerre contre les musulmans avait une priorité beaucoup plus grande.

 

Troisièmement, sans les victoires musulmanes et leur résilience, et dans de nombreux cas, l’aide divine qui envoya d’énormes tempêtes à des moments cruciaux de la bataille, il est très difficile de voir comment les musulmans auraient pu survivre à l’extermination totale. Comme Valensi nous l’a dit, si les Chrétiens avaient gagné, cela aurait été exactement le même sort que celui subi par les musulmans en Espagne (c’est-à-dire leur élimination massive). Et beaucoup plus vraisemblablement, les musulmans d’Afrique du Nord auraient subi le même sort que les natifs de l’Amérique centrale et australe : à savoir l’extermination totale.

Cependant l’histoire ne s’arrête pas là et si les Nord africains échappèrent momentanément à l’extermination, la machiavélique et infernale « mission civilisatrice » française qui massacra au plus bas quinze millions de Musulmans lors de colonisation du Maroc, de l’Algérie et de la Tunisie entre le début du dix-huitième jusqu’à les années 1960, allait causer aussi de graves ravages et mettre fin aux Régences. De l’autre côté de la Méditerranée, les Ottomans eux même allaient payer un lourd tribut et plus de 10 millions de Turcs seront exterminés.     

 

Nous allons donc ouvrir un dernier chapitre sur une partie de l’Histoire plus récente pour montrer que la politique chrétienne occidentale n’a pas changé d’un iota depuis plus d’un millénaire et que la destruction de l’Islam et l’extermination des musulmans est un sujet récurrent qui ne prendra fin qu’avec la chute du christianisme puisque la croisade reste un acte saint qui permet de se racheter de ses péchés et de ses crimes dans l’apocalyptique vision interpolée de la béatitude chrétienne.

 

Nous avons donc choisit la Bataille de Gallipoli qui restera l’une des dernière bataille décisive de la survie de l’entité islamique mais qui bizarement mettra fin au Califat Islamique.

La description des batailles qui suivent et dont la vérité exacte n’est connue que du Grand Seigneur fait l’apologie, à mon avis, du traitre destructeurdu Califat Islamique. Cette histoire est rapportée dans nos livres numérique et physique et ne sera pas rapportée ici.

Ainsi prend fin notre introduction à l’Histoire des Osmanlis.

 

Les livres des auteurs rapportés, bon gré mal gré, resteront un sujet accablant pour leur futur, du moins pour ceux qui se sont fait les champions de l’anti-islam. Grand Seigneur, quel lourd fardeau et preuve, ils seront pour eux s’ils savaient…

 

 

 

 

[1] G. Fisher Barbary; p. 14; note 4.

[2] En raison de vieilles fautes d’impression. Les « marchands de chair humaine » de Saint-Vincent existaient à Turin et à Gênes, et non à Tunis.

[3] G. Fisher: Barbary legend; 14.

[4] Fisher: Barbary legend; p. 11.

[5] Not even Portugal, Gentleman’s Magazine. 1830, ii. 169, and 1831, i. 454; in Fisher: Barbary; pp. 11-2.

 

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