OSMANLI

OTTOMANS

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A l’aube, un corps algérien de fantassins et de cavaliers turcs firent une sortie et balayèrent vigoureusement les trois bataillons de l’infanterie italienne, qui avancèrent au-delà du pont, à mi-chemin entre la ville et le camp chrétien.[1]  Le Mehkeme dit que la sortie de l’aube des Algériens fut inspirée par la confiance que leur accordait la protection céleste.[2] Les chrétiens étaient sur les côtés gauche et droit du chemin, dans une zone légèrement boisée, où ils avaient peut-être cherché refuge mais épuisés par le mauvais temps de la nuit précédente, ils furent brisés par l’attaque soudaine.[3] Les plus courageux cherchèrent à résister mais furent massacrés. Alors qu’ils commencèrent à fuir dans tous les sens, les Algériens se lancèrent à leur poursuite, jusqu’à atteindre le camp chrétien[4] Au bruit et à la fureur de l’attaque, l’empereur envoya en urgence un grand nombre de soldats au-delà du pont. Les Algériens effectuèrent une retraite au-delà du pont.[5] Fernando Gonzague, le commandant les forces italiennes, tenta de regrouper son armée brisée et de lancer une contre-attaque. Un officier italien pensait que la politique était désespérée et suicidaire mais elle fut ignorée par Gonzague.[6] Dirigés par Augustino Spinola, les Italiens et les chevaliers de Malte ripostèrent et réussirent à repousser les Algériens à l’intérieur de la ville d’Alger. On dit même qu’un chevalier de Malte, d’origine française, nommé Savignac, planta son poignard sur la porte.[7] Ce n’était cependant qu’une retraite feinte. De nombreux Algériens s’échappèrent à travers le ravin et gravirent la colline.[8] A ce moment la position des chrétiens devint critique car pendant que les défenseurs de la ville tiraient sur eux depuis les murs de la défense, avec des flèches et des pierres, des hommes qui avaient feint de fuir dans le ravin et remontèrent la colline, réapparurent soudainement pour prendre l’infanterie chrétienne sur le flanc[9] A ce moment, Hassan Agha fit une sortie soudaine avec ses troupes de la ville, les fantassins et la cavalerie.[10] Entourés de tous les côtés à la fois, les chrétiens firent face au désastre. Dans la panique, les soldats chrétiens s’enfuirent dans toutes les directions pour leurs vies. La plupart de ceux qui fuirent se retrouvèrent bientôt pris par les musulmans poursuivants qui ne montrèrent aucun quartier.[11] Certains chrétiens offrirent une résistance, parmi eux des anciens combattants avec le commandant italien Spinola. Les chevaliers de Saint-Jean, qui étaient facilement reconnaissables grâce à leur blason pourpre monté d’une croix blanche, se distinguèrent malgré les terribles assauts qu’ils affrontèrent. Les cavaliers algériens, vêtus de blanc, ressemblaient aux vagues surmontées d’écume blanche battant contre les rochers, vagues après vagues dans leurs attaques.[12]

Après une brève accalmie qui trompa les chrétiens, les Algériens, profitant de leur bonne connaissance du terrain, surgirent soudainement de tous les côtés, simultanément et au milieu de sons terrifiants, attaquèrent leurs ennemis.[13] Le nombre d’assaillants algériens sembla se multiplier en raison de leurs mouvements soudains et rapides, répandant ainsi une grande confusion parmi les chrétiens.[14] Les combats furent féroces et des hommes furent massacrés en grand nombre. La route du camp, longue d’un demi-mille, était maintenant couverte de cadavres chrétiens [15] Ceux qui fuirent ou fuyaient souffrirent le pire. Les officiers perdirent courage et beaucoup pensèrent que tout était déjà perdu.[16]  Les généraux, voyant le chaos de leur armée implorèrent l’empereur et dirent : « Sire, tout est perdu ; les musulmans vont prendre le camp à moins que vous ne vous précipitiez pour faire revivre votre armée. »[17]

L’empereur, voyant le chaos engloutir l’armée chrétienne, se déplaça vers les soldats allemands qui s’étaient ralliés près de lui au son des premières attaques. Bientôt, cependant, le chaos qui les entourait, la fuite généralisée de l’armée chrétienne et la fureur musulmane les poussèrent à fuir aussi.[18] L’empereur, levant son épée, se jeta parmi les soldats chrétiens en fuite, et cria : « Soldats, c’est aujourd’hui que vous devez vous battre pour la miséricorde de tous et pour l’honneur du nom allemand ; votre empereur vous regarde.[19] »

Les Allemands, inspirés par la position de l’empereur, se retournèrent et contre-attaquèrent furieusement.[20] Les Algériens se retirèrent et se rassemblèrent à Ras Tafoura. Les chrétiens les suivirent à Melaah al-Koura, puis à Qantarat al-Afran (Le pont des fours).[21] L’armée musulmane ne put tenir cette position. Les chrétiens attaquèrent vague après vague, comme une mer dans la tourmente et repoussèrent les Musulmans à Bab Azun.[22] Les musulmans reprirent alors leur courage et ripostèrent. Armés d’arcs et de frondes, ils tirèrent sur les chrétiens et les forcèrent à se retirer dans leurs camps. Ce jour-là, seules ces armes pouvaient être utilisées à cause de la pluie.[23]    

 

Au matin, la tempête augmenta en rafales.[24] Une tempête éclata comme jamais ces parties n’avaient vu. « Vous auriez pensé que le monde allait basculer.[25] » Et cela dura des jours.[26] Ce qui avait mal commencé pour les chrétiens tournait maintenant au désastre. Les navires ancrés au large de la côte furent bientôt en difficulté. « La tempête qu’Allah lâcha contre eux échoua beaucoup de leurs navires desquels les prisonniers musulmans s’échappèrent.[27] » Beaucoup de navires chrétiens brisèrent leurs câbles et, avec les approvisionnements et les matériels de guerre, furent jetés sur les rochers.[28] Doria réussit à libérer la plupart de ses galères et à prendre la mer mais la plus grande partie de la flotte fut détruite.[29]

Quelque 140 navires furent jetés contre la côte rocheuse de l’Afrique du Nord.[30] En peu de temps, toute la côte d’Alger à Cherchell (à l’ouest d’Alger) fut couverte de mâts, de morceaux de bois, de cadavres d’hommes et de chevaux. Des milliers de soldats chrétiens furent noyés, dans la mer ou enterrés dans la boue.[31] Ceux qui survécurent à la destruction, alors qu’ils se dirigeaient vers les côtes, furent capturés par des montagnards algériens qui causèrent un terrible massacre parmi eux.[32]  Sous les ordres d’Andrea Doria, le reste de l’armada chrétienne se retira à l’est pour chercher la protection du Cap Matifu.[33] Les galères avaient échappé à la tempête, mais comme l’orage persistait, beaucoup de marins perdirent courage et débarquèrent. Il y avait des cavaliers algériens qui les attendaient et qui causèrent un terrible massacre dès leur sortie de l’eau.[34]

 

A la vue du désastre qui les accablait de tous les côtés, beaucoup d’officiers, de vieux guerriers, fatigués, affamés, trempés jusqu’aux os et glacés se demandèrent seulement s’ils reverraient jamais les rivages européens.[35] Charles, cependant, montra une plus grande endurance. Il encourageait ses hommes, se déplaçait partout, consolait les blessés, veillait à ce que tout fût pris en charge et, à ses côtés, des officiers célèbres poursuivaient leurs devoirs, parmi lesquels Gonzague, l’illustre Cortez et le duc d’Alba.[36]

 

Le 26, l’empereur en personne se rendit sur la rive, cherchant à récupérer des provisions et des munitions et peut-être récupérer la situation et monter un autre assaut. La situation était devenue désespérée et seule la retraite était la solution. Il ordonna à l’armée de se déplacer à trois miles de la ville le long des côtes de la mer.[37] Dans un conseil de guerre animé, Hernan Cortez appela pour un retour à l’action contre les musulmans. Mais des têtes plus réfléchies prévalurent et l’armée brisée devait maintenant être évacuée.[38] Cortez insista sur le fait que Charles devrait essayer de se tenir à l’écart, attendre que la tempête passe, puis faire un autre effort pour prendre la ville.[39] Mais Charles écouta Doria, Alcaudete et d’autres membres de son équipe, qui lui faisaient remarquer qu’il n’avait ni nourriture, ni poudre, ni hommes motivés. Les vingt à trente mille hommes sans nourriture deviendraient bientôt une cohue plutôt qu’une armée. La retraite semblait être inévitable.[40]

 

Le lendemain, le 27, la tempête s’apaisa, et Doria envoya un navire à l’empereur, l’informant qu’il avait assez de vaisseaux pour évacuer ce qui restait de l’armée mais que la mer était encore dangereuse. Il suggéra qu’ils devraient marcher vers Cap Matifu, où le réembarquement pourrait être effectué plus sûrement.[41] L’empereur accepta le plan et décida de conduire l’armée jusqu’au Cap, qui était à six lieues. Comme l’armée était en proie à la faim, les soldats commencèrent à massacrer leurs chevaux et la viande fut distribuée parmi eux.[42]  

Les blessés furent placés dans le centre pour la protection, et l’armée commença sa retraite. Au début de la retraite, des cavaliers algériens et turcs tombèrent sur des groupes d’hommes et leur infligèrent de grandes pertes.[43] L’armée chrétienne réussit à atteindre Wadi al-Harrach. Les eaux étaient cependant trop hautes pour permettre la traversée. Beaucoup de soldats cherchèrent à traverser à la nage et se noyèrent.[44] Ici, l’armée chrétienne établit son camp, en forme de triangle avec un seul côté face à l’armée algéro-turque. Les deux autres étaient protégés par la mer et la rivière. Ne voulant pas perdre de temps, l’empereur ordonna la construction d’un pont des débris de la flotte qui permettrait à son armée de traverser la rivière de l’autre côté.[45]

 

Le jour suivant, les eaux se retirèrent et plus haut, un passage pour traverser fut trouvé. L’empereur traversa entouré du duc d’Alba, du duc de Sesse, de Fernando Cortez et de Don Fernand de Gonzague, entre deux lignes de mousquetaires, qui s’enfoncèrent dans l’eau jusqu’à leurs bras.[46]  Dans son empressement à fuir, l’armée chrétienne dû abandonner ses soldats malades et blessés, qui devinrent la proie des Algériens à leur poursuite. Leur destin terrible ne concernait plus une armée d’hommes « dont le cœur s’était endurci et qui ne cherchait plus que le salut, » dit Rotalier.[47]

 

Le jour suivant, l’armée chrétienne tomba sur le Wadi Hamiz. Il était très profond et avait un lit instable, et bientôt, un nombre considérable d’hommes et de chevaux furent noyés dans la boue et l’eau.[48] L’armée chrétienne fut forcée d’ériger un pont sur le terrain dangereux et ils eurent la chance de rassembler beaucoup de bois et de matériel des navires brisés.[49]

Enfin, le 30 octobre, l’empereur atteignit le Cap Matifu. L’armée trouva refuge dans les ruines du vieux Rustonium où elle reçut aussi plus de vivres de la flotte. [50]

 

Le 1er novembre, la mer s’étant calmée, l’empereur ordonna à l’armée d’embarquer : d’abord les Italiens, puis les Allemands et enfin les Espagnols. Pour faire place à cette armée, tous les chevaux encore vivants furent jetés à la mer. Les gentilshommes et les officiers qui les possédaient ne purent s’empêcher de montrer leur désespoir à la vue de ces créatures qui nageaient dans la mer, au pied des rochers, cherchant en vain à échapper à la furie des vagues qui les noyèrent finalement (On veut nous faire croire ici qu’ils auraient eu de la pitié pour leurs chevaux alors qu’ils n’eurent pas la moindre compassion pour les millions d’indigènes qu’ils exterminèrent, écœurant !).[51]

Cependant, comme l’embarquement avançait lentement, dès que la moitié de l’armée fut à bord, le vent se leva de nouveau et une seconde tempête tomba sur la mer, aussi violente que la précédente.[52] Alors que les chrétiens luttaient et combattaient les éléments déchainés, des cavaliers musulmans se tenaient sur les rives, multipliant les attaques après attaques[53] Quand les premiers vaisseaux partirent du Cap Matifu, deux navires pleins d’hommes furent rejetés par les vents violents et finirent sur le rivage près de la ville d’Alger. À cette vue, les cavaliers musulmans se précipitèrent vers les chrétiens débarquant. Un affreux massacre s’ensuivit, jusqu’à ce que Hassan Agha sorte de la ville et prit de pitié pour les chrétiens, épargna leurs vies (bien que ceux-ci étaient venus pour les exterminer).[54]

Les vaisseaux qui parvinrent à s’échapper levèrent les voiles et atteignirent la haute mer, en route pour l’Italie, où ils allaient annoncer cette terrible défaite.[55]

Puis alors, les soldats à bord des navires, épuisés et affamés, succombèrent à des maladies qui prirent un tiers d’entre eux.[56] La tempête sans fin causa plus de ravages. De nombreux navires furent battus et coulèrent ou terminèrent pulvérisés les rives.[57] 

 

L’empereur n’embarqua que le 3 novembre, étant ainsi le dernier à quitter cette terre où la fortune le trahissait mais où il ne voulait pas trahir sa gloire.[58]

Après un court séjour à Bejaïa, que l’empereur parvint à atteindre, il quitta le port le 23 novembre pour Majorque, d’où il était parti pour Alger avec son armée cinq semaines plus tôt. De Majorque, il se rendit au port de Saint-Antoine d’Ivica, qu’il quitta le 30 novembre pour Cartagena, qu’il atteignit le 1er décembre à la fin de la journée.[59]

 

C’est l’histoire de cette triste expédition. Les nations conservèrent sa mémoire et depuis lors ont cru que les tempêtes défendaient la côte inhospitalière de l’Afrique.[60]

 

Le désastre fut terrible. « Les cadavres des mécréants (selon la source musulmane) et leurs chevaux couvraient la terre de Dellys (à l’est) à Cherchell à l’ouest d’Alger (une distance de près de cent cinquante milles (241km)).[61] Seul celui qui les fit périr aurait pu les compter ! [62] Beaucoup furent capturés. Après le fiasco, on pouvait avoir un esclave chrétien sur la place du marché en échange d’un oignon, dit Alger en ricanant et la ville, triomphante et sans cicatrice, était rayonnante sur sa colline, « comme une fiancée à sa cérémonie de mariage, fière de ses beaux vêtements et de ses bijoux, » dit Welch.[63]

« Il apparut à de nombreux dirigeants européens qu’Alger était non seulement bien gardée mais totalement protégé sous la protection d’un Dieu plus puissant que le leur, » dit Spencer.[64]

 

 

 

 

[1] Rotalier: Histoire; op cit; p. 326. (Note 1; p. 326).

[2] According to the Arab ms of Mehkeme; Note 1; in C. Rotalier: Histoire; p. 326.

[3] Rotalier: Histoire; op cit; p. 326. (Note 1; p. 326).

[4] Rotalier: Histoire; p. 327.

[5] Rotalier: Histoire; p. 327.

[6] Rotalier: Histoire; p. 327.

[7] Rotalier: Histoire; p. 327.

[8] Rotalier: Histoire; p. 327.

[9] Rotalier: Histoire; p. 327.

[10] Rotalier: Histoire; p. 328.

[11] Rotalier: Histoire; p. 328.

[12] Rotalier: Histoire; p. 329; (note 1; p. 329).

[13] Rotalier: Histoire; pp. 330-1.

[14] Rotalier: Histoire; pp. 330-1.

[15] Rotalier: Histoire; pp. 330-1.

[16] Rotalier: Histoire; pp. 330-1.

[17] Mehkeme; op cit; p. 429.

[18] C. Rotalier: Histoire; op cit; pp. 330-1.

[19] Rotalier: Histoire; p. 331.

[20] Rotalier: Histoire; p. 332.

[21] Mehkeme; op cit; p. 429.

[22] Mehkeme; p. 429.

[23] Mehkeme; p. 429.

[24] AC Hess: The Forgotten Frontier; op cit; p. 74.

[25] G. Welch: North African Prelude; op cit; p. 401.

[26] G. Welch: North African Prelude; Greenwood Press Publishers; 1st Ed 1949; (1972 Ed); p. 401.

[27] JB Wolf: The Barbary Coast; op cit; p. 28.

[28] JB Wolf: The Barbary Coast; WW Norton & Company; New York; p. 28.

[29] JB Wolf: The Barbary Coast; WW Norton & Company; New York; p. 28.

[30] AC Hess: The Forgotten Frontier; op cit; p. 74.

[31] G. Welch: North African Prelude; op cit; p. 401.

[32] C. Rotalier: Histoire; op cit; p. 332.

[33] AC Hess: The Forgotten Frontier; op cit; p. 74.

[34] C. Rotalier: Histoire; op cit; p. 333.

[35] Rotalier: Histoire; p. 334.

[36] Rotalier: Histoire; p. 334.

[37] Rotalier: Histoire; p. 335.

[38] FL Gómara: Annales del Emperador Carlos Quinto..? 1566; pp. 431-7; G. Sorgia: La Politica Nord Africana di Carlo V; Padova; 1963, pp. 99-123, and documents 1-7, pp. 155-75. Un récit ottoman du dix-huitième siècle est dans Hassan Ibn Youssouf Ahiskali: Tarih-i-al-i-Osman; Topkapi Sarayi Istanbul (TKS Library) R 1099; fols. 50r-50v.

[39] JB Wolf: The Barbary Coast; op cit; p. 28.

[40] JB Wolf: The Barbary Coast; WW Norton & Company; New York; p. 28.

[41] C. Rotalier: Histoire; op cit; p. 335.

[42] Rotalier: Histoire; p. 335.

[43] Rotalier: Histoire; p. 336.

[44] Rotalier: Histoire; p. 336.

[45] Rotalier: Histoire; p. 336.

[46] Rotalier: Histoire; p. 337.

[47] Rotalier: Histoire; p. 337.

[48] Rotalier: Histoire; p. 337.

[49] Rotalier: Histoire; p. 337.

[50] Rotalier: Histoire; p. 337.

[51] Rotalier: Histoire; p. 338.

[52] Rotalier: Histoire; p. 339.

[53] Rotalier: Histoire; p. 340.

[54] Rotalier: Histoire; pp. 340-1.

[55] Rotalier: Histoire; p. 339.

[56] Rotalier: Histoire; p. 340.

[57] Rotalier: Histoire; p. 340.

[58] Rotalier: Histoire; p. 339.

[59] Rotalier: Histoire; p. 340

[60] Rotalier: Histoire; p. 341.

[61] G. Welch: North African Prelude; op cit; p. 401.

[62] G. Welch: North African Prelude; op cit; p. 401.

[63] G. Welch: North African Prelude; Greenwood Press Publishers; 1st Ed 1949; (1972 Ed); p. 401.

[64] W. Spencer: Algiers; op cit; p. 26.

 

 

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