CROISADES

La ville fut abandonnée le vendredi 27 Rajab, un jour à se souvenir et à ne pas oublier. Les bannières de l’Islam furent élevées sur les murs et Salah ad-Din posta à chaque porte de la ville des émirs comme des employés d’office pour recueillir la rançon fixée des habitants mails ils employèrent la ruse et trahirent la confiance qui leur avait été donné. L’auraient-ils fait, l’argent aurait suffi à remplir les caisses du trésor public et aurait été suffisant pour chacun car un compte fiable déchiffra la population à 60 000 hommes, montés ou les fantassins, sans compter les femmes et les enfants qui dépendaient d’eux. Nul ne devrait s’étonner de cela sachant que tous les autres habitants des villes qui avaient été prise comme Ascalon, Daroum, Ramlah, Gaza et d’autres villes s’étaient en grande partie réfugiés dans Bayt al-Maqdis ou les rues et les églises étaient tellement bondées que la marche à pied était difficile.

Une autre indication de la grande multitude est que la plupart d’entre eux payèrent la rançon fixée et Balian garantit la liberté de 18 000 hommes avec les 30.000 dinars qu’il avait payés. Enfin, il resta ceux qui n’avaient rien à donner pour se racheter soit 16.000 âmes, hommes, femmes et enfants et qui furent prit captifs et cela fut solidement documenté.

Chaque partie d’un groupe d’émirs prétendit que plusieurs des paysans de son fief résidaient à Jérusalem et les libérèrent ainsi pour empocher la rançon. Plusieurs émirs habillèrent des croisés comme des soldats musulmans et les firent sortirent ainsi en prenant d’eux le paiement de la rançon qu’ils avaient imposé. D’autres aussi demandèrent à Salah ad-Din de leur donner un certain nombre de croisés ce qu’il fit et ils prirent alors pour eux même le paiement de la rançon. Et au final, seule une petite quantité arriva dans les caisses du trésor[2].

 

Il y avait à Jérusalem une dame royale grecque qui vivait vécu là comme une none, accompagnée par une grande escorte de gardiens, d’esclaves mâles et femelles qui avait avec elle une grande quantité d’argent et de bijoux précieux qui demanda un sauf conduit pour elle et sa compagnie. Salah ad-Din lui accorda sa demande et la convoya au loin.

Il libéra aussi la reine de Jérusalem dont il maintenait le mari captif et qui était devenu le roi des croisés par son mariage avec elle et avait régné comme son député. Il la libéra aussi avec ses richesses et son escorte. Elle demanda la permission de visiter son mari, qui à cette époque était confiné dans la citadelle de Nablous. Salah ad-Din lui donna sa permission et elle se rendit donc chez lui et resta avec lui.

 

La femme de Renaud, le seigneur de Karak, que Salah ad-Din avait tué de sa propre main le jour de la bataille de Hattin vint aussi chez lui et intercéda pour un de ses fils captif. Salah ad-Din lui dit : « Si tu abandonnes Karak, je le libérerai, ». Elle alla donc à Karak mais les croisés ne l’écoutèrent pas. Ils n’abandonnèrent point la forteresse et il ne libéra pas son fils. Cependant, il libéra ses biens et ceux qui l’accompagnait.

 

Le patriarche des croisés partit avec une immense quantité, qu’Allah Seul connait la valeur, de richesse des églises, du Dôme de la Roche, d’al-Aqsa, du « Saint Sépulcre » et d’autres en plus d’une quantité comparable de ses propres richesses mais Salah ad-Din ne le dérangea pas. Il lui fut suggéré de saisir ce qu’il avait pour renforcer les Musulmans mais il dit : « Je n’agirai pas traîtreusement envers lui » et tout ce qu’il prit de lui fut dix dinars (le prix de sa rançon). Il renvoya tout le monde accompagné par une escorte pour les protéger aussi loin que Tyr.

 

Au sommet du Dôme de la Roche se trouvait une grande croix dorée. Quand les Musulmans entrèrent dans la ville le vendredi, plusieurs hommes grimpèrent en haut du dôme pour retirer la croix. Quand elle tomba, tous ceux de la ville et de l’extérieur, les deux Musulmans et les croisés, crièrent comme un. Les musulmans crièrent « Allahou Akbar » de joie tandis que les croisés poussèrent des cris de détresse et de douleur. Les gens entendirent une si grande clameur que la terre trembla presque sous eux.

 

Après la conquête de Bayt al-Maqdis et le départ des adorateurs de la croix, Salah ad-Din ordonna de restituer les bâtiments dans leur ancien état. Les Templiers avaient construit des habitations à l’ouest de la Mosquée al-Aqsa et avaient érigé là tout ce dont ils avaient besoins, des entrepôts, des locaux etc. Ils avaient incorporé une partie d’al-Aqsa dans leurs bâtiments et elle fut rendue à son état original.

Salah ad-Din ordonna aussi de purifier la Mosquée al-Aqsa et du Dôme du Rocher des immondices et des impuretés. Et tout cela fut dûment accompli.

 

 

Le vendredi suivant, le 4 du mois de Sha’ban, les musulmans et Salah ad-Din exécutèrent la prière du vendredi dans le Dôme du Rocher. Le prêcheur (al-khatib) et l’Imam furent Mouhyi ad-Din Ibn az-Zaki, le Qadi de Damas.

Plus tard, Salah ad-Din nomma un Khatib et un Imam pour les cinq prières quotidiennes et ordonna de construire une chaire. On lui dit que Nour ad-Din Mahmoud avait déjà fait une chaire dans Alep après avoir demandé aux artisans de ne rien épargner pour l’embellissement, la perfection et ni même l’effort en ajoutant : « Ce que nous avons fait est fait pour être érigés à Jérusalem. » Les charpentiers l’avaient fini depuis plusieurs années et il n’y en eut jamais de similaire en Islam. Ainsi Salah ad-Din ordonna qu’elle soit apportée et elle fut transporté d’Alep et érigé à Jérusalem. Entre sa fabrication et son transport plus de vingt ans passèrent. Ce fut l’un des actes inspirés de Nour ad-Din et un exemple de l’excellence de ses intentions (puisse Allah Exalté lui faire miséricorde).

 

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