SHAM

Foutouh SHAM

Conquête sans combat 

 

Une foule de gens arriva ensuite, en récitant : « La ilaha illallah, Allahou Akbar » et saluaient le Messager d’Allah (Saluts et Bénédictions d’Allah sur lui).

Abou ‘Oubaydah demanda : « Qui sont-ils, O Abou Souleyman ? »

Khalid dit : « C’est Moussab Ibn Mouharib al-Yashkouri. Je lui ai donné le commandement sur cinq cent cavaliers de sa tribu et des Yéméni. Ils sont partis vers al-‘Awassim et Qinnasrine et apporte maintenant le butin et les captifs.    

Abou ‘Oubaydah regarda dans leur direction et vit un grand troupeau de bétail et des chevaux turcs montés par des hommes, des femmes et des enfants qui gémissaient bruyamment. Abou ‘Oubaydah (qu’Allah soit satisfait de lui) partit les voir et vit que les hommes étaient attachés et pleuraient leurs familles, leurs richesses pillées et leurs maisons détruites. Il dit au traducteur : « Demande leur pourquoi ils pleurent ? Pourquoi n’embrassent-ils pas l’Islam. Pourquoi vous n’avez pas cherché un accord de sécurité pour vos vies et richesse ? »

Le traducteur le leur dit et ils étaient environ quatre cents et ils répondirent : « O commandant, nous étions très loin de toi. Bien que nous fumes informés de votre arrivée nous ne pensions pas que vous viendrez. Nous ne savions rien d’autre quand tes hommes vinrent et pillèrent notre richesse et nous emmenèrent de force dans ces cordes comme tu le vois ».

Abou ‘Oubaydah leur dit : « Nous allons être bon avec vous et vous libérez. Nous vous rendrons votre richesse et vos familles si vous acceptez nos lois et que vous payez la Jizyah ».

Les Captifs dirent : « Si tu le fais, nous nous soumettrons à n’importe lesquelles des conditions que vous nous imposerez.

Il se tourna alors vers les musulmans et dit : « Je pense que l’on devrait leur accorder la sécurité et que leur richesse et familles leur soit rendu. Ils continueront à habiter leurs villes et terres comme nos sujets et nous paieront la Jizyah et les impôts. Quelle est votre opinion car je ne décide pas d’une affaire sans vous consulter ».

Les Musulmans dirent : « Ton opinion est bonne pour les musulmans, ô commandant ».

Chaque captif dut payer quatre dinars et ‘Omar (qu’Allah soit satisfait de lui) en fut informé. Leur richesse et enfants leur furent rendus, ils furent libérés et revinrent vers leurs terres. Un document fut écrit avec chacun de leur nom. Quand ils revinrent, ils informèrent leurs voisins de la bonne nature des Arabes et du bon traitement qu’ils reçurent et dirent : « Nous pensâmes qu’ils allaient nous tuer et asservir nos enfants, mais ils furent cléments envers nous et nous ont permis de rester dans nos maisons en échange du paiement de la Jizyah ». Ainsi, d’autres Romains vinrent trouver Abou ‘Oubaydah (qu’Allah soit satisfait de lui) et signèrent des traités de paix avec lui en échange du paiement de la Jizyah et des taxes foncières ».

 

 

Le plan de Luke 

 

Les gens de Qinnasrine entendirent qu’Abou ‘Oubaydah accordait un pacte de sécurité à celui qui le demandait. Ils convinrent tous de demander la sécurité et d’envoyer secrètement un messager sans que leur gouverneur soit informé.

Luke, le gouverneur de Qinnasrine et d’al-‘Awassim, était une féroce patricien guerrier. Les gens de Qinnasrine étaient terrifiés par lui. Il était l’égal en force et en armée du gouverneur d’Alep. Héraclius les avait convoqués tous les deux mais ils répondirent : « O César, nous ne pouvons pas abandonner nos terres sans combattre ». Héraclius apprécia leur message et leur promis de leur envoyer une massive armée qu’ils attendaient maintenant. Chacun d’entre eux avait déjà à sa disposition une cavalerie de dix mille hommes qui n’étaient pas stationnées au même endroit.

Quand Luke découvrit l’intention des gens de faire la paix, il devint extrêmement furieux et conçut un plan contre eux et les fit appeler.

Il dit : « O Romains, que devrais-je faire avec ces Arabes qui sont presque sur vous ? Ils se dirigent vers nous, en conquérant notre région juste au moment alors qu’ils ont déjà conquis la plupart de la Syrie ».

Les Romains dirent : « Nous avons entendu dire qu’ils sont extrêmement fiables et réalisent leurs promesses. La plupart des terres se sont rendu en raison de leur justice. Tandis que ceux qui luttèrent contre eux furent tous battus et leurs femmes et enfants emmenés en esclavage. Tous ceux qui se sont rendus ont été permis de rester sur leurs terres, protéger par eux. Nous voulons capituler pour sauver nos vies et richesses.

Luke dit : « Vous avez fait le meilleur choix car ces Arabes sont victorieux contre ceux qui lutte contre eux, mais en même temps je ferais un pacte de paix pour une année et ensuite quand ils sont contents d’eux-mêmes, nous recevrons des renforts de César Héraclius et les nettoierons au dernier homme.

Les Romains lui répondirent : « Fait ce qui est le mieux ».

Ils consentirent avec la trêve qu’il proposa, mais dans leurs cœurs tous étaient contre la tromperie. Luke appela alors le prêtre Stacher, qui était un savant tant du christianisme que du judaïsme. Il était éloquent et connaissait aussi bien l’arabe que le grec. Luke lui dit : « O père, va chez les Arabes et demande leur une trêve d’une année pour les tromper par la suite ».

Il écrivit alors une lettre à Abou ‘Oubaydah (qu’Allah soit satisfait de lui) et débuta sa lettre par ses mots de mécréance :

O Arabes! Notre ville est lourdement fortifiée, a des réserves abondantes et une nombreuse garnison. Si vous venez vous ne serez pas capables de nous battre même dans cent ans. César Héraclius rassemble des renforts contre vous aussi loin qu’à Roumiyah et au Golfe. Nous vous envoyons un envoyé pour faire une trêve d’une année avec vous pour voir dans quelles mains la terre tombera. Nous désirons aussi que des marques de frontière soient établis entre vous et nous, délimitant la frontière de Qinnasrine et d’al-‘Awasim afin que nos terres soient clairement délimitées quand les Arabes continueront leurs raids. Nous faisons cette trêve dans le secret, car si Héraclius l’apprenait, il nous tuerait. (Salutations).

Alors il donna au prêtre une robe resplendissante, un mulet parmi ses destriers et dix garçons.

 

 

La trêve 

 

Le prêtre alla à Homs. Là, il vit Abou ‘Oubaydah mener les musulmans dans Salatoul ‘Asr. Il resta debout, les regardant et fut stupéfié par leur vue. Après l’achèvement de la prière, les musulmans le virent, se hâtèrent vers lui et lui demandèrent : « Qui es-tu et d’où viens-tu ? »

Il répondu : « Je suis un messager avec une lettre ».

Ils l’amenèrent à Abou ‘Oubaydah et il voulut se courber devant lui mais Abou ‘Oubaydah le lui défendit et dit : « Nous sommes les serviteurs d’Allah, le Plus Honorable et Le Majestueux. Certains seront heureux et d’autres certains misérables ».

« Ceux qui sont damnés seront dans le Feu où ils ont des soupirs et des sanglots. Pour y demeurer éternellement tant que dureront les cieux et la terre – à moins que ton Seigneur décide autrement – car ton Seigneur fait absolument tout ce qu’Il veut » [11:106-7].

Le prêtre fut de nouveau stupéfié et ne put donner aucune réponse à ce qu’Abou ‘Oubaydah dit. Khalid lui demanda : « Que veux-tu et quel est ton message ? »

Le prêtre lui demanda : « Es-tu le commandant ? »

Khalid montrant Abou ‘Oubaydah du doigt et dit : « Non, il l’est »

– « Je suis le messager du gouverneur de Qinnasrine et d’al-‘Awasim ».

Puis, il sortit la lettre et l’a remis à Abou ‘Oubaydah qui l’a lue à haute voix aux musulmans.

Quand Khalid entendit la description de la ville, la quantité de leurs réserves et hommes et leur menace des renforts d’Héraclius, il hocha sa tête et dit à Abou ‘Oubaydah : « Par Celui qui nous aide et nous a fait de la Communauté de Muhammad le pur, cette lettre est celle d’un homme qui ne désire pas la paix, mais plutôt la guerre ».

Et se tournant vers le prêtre, il dit : « Tes gens veulent nous tromper jusqu’à ce que les armées de votre maître arrivent. Aussitôt que vous les verrez arriver, vous trahirez le traité et serez les premiers à lutter contre nous. Et si nous sommes victorieux, vous vous enfuirez vers ce despote, Héraclius. Si vous avez vraiment l’intention de faire une trêve, nous vous promettons une trêve d’une année. Si une armée arrive chez vous pendant la trêve, nous lutterons contre elle. Quiconque restera dans la ville et ne luttera pas avec l’armée sera considéré être en paix avec nous et nous n’interférerons pas avec lui ».

Le prêtre dit : « Nous acceptons. Mettez-le s’il vous plaît par écrit pour nous ».

Après qu’Abou ‘Oubaydah (qu’Allah soit satisfait de lui) écrivit le document, le prêtre dit : « O commandant, nos frontières touchent celle du prince d’Alep. Nous voulons que des marquages soient établis afin que si vos hommes continuent leurs raids, ils ne s’introduisent pas illégalement sur nos terres ».

Abou ‘Oubaydah accepta et dit : « J’enverrai des hommes délimiter la frontière pour vous ».

Le prêtre dit : « Nous n’avons nul besoin de vous. Nous fabriquerons une colonne avec la statue d’Héraclius et l’érigerons. Quand vos hommes les verront, ils ne devront pas s’introduire illégalement.

Abou ‘Oubaydah acquiesça et dit : «  C’est entendu, faites-le ».

Il lui donna le document et dit aux musulmans : « Quiconque voit la colonne ne devra pas s’introduire illégalement, mais devra confiner seulement ses raids au territoire d’Alep. Que le présent en informe l’absent ».

Le prêtre revint chez Luke, lui dit qu’il avait beaucoup transpiré et lui donna le document. Luke se réjouit et projeta d’ériger une immense colonne avec la statue de César Héraclius assit sur son trône Impérial.

Les cavaliers musulmans attaqueraient les plus lointaines terres d’Alep, d’al-‘Amq, d’Antioche et resteraient éloignés des frontières de Qinnasrine et d’al-‘Awassim.

 

‘Omar Ibn ‘Abdillah a rapporté de Salim Ibn Qays de son ancêtre, Sa’d Ibn ‘Oubadah (qu’Allah soit satisfait de lui) qui a dit :

Les musulmans convinrent d’une trêve avec les gens de Qinnasrine et d’al-‘Awassim après réception d’un paiement de quatre dinar impérial, cent Ouqiyah (12.2 kg) d’argent, mille robes d’Alep et mille Wasaq (192.7 t) de la nourriture.

 

Ici prend fin ma traduction.

S’il est vrai que j’ai apprécié la première lecture de Foutouh ash-Sham, il en fut totalement différent lors de la relecture et c’est pourquoi j’ai décidé de ne pas aller plus loin dans la traduction.

Il y a des œuvres beaucoup plus remarquables que celle-ci toutefois si un jour, j’ai épuisé le travail à faire peut-être que je finirais alors cette traduction insha Allah.

 

 

[1] L’Hégire (hijrah en arabe), l’émigration des premiers musulmans de La Mecque à Médine en 622. Cette date marque le début du calendrier musulman.

[2] ‘Ali (qu’Allah soit satisfait de lui) voulut dire que la punition exacte pour boire du vin n’a pas été spécifiée par Le Messager d’Allah (saluts et bénédictions d’Allah sur lui) et que la punition devrait être égale       à la diffamation, c’est-à-dire quatre-vingts coups de fouets, si l’ivrogne est en état de recevoir la punition – Note du Traducteur.

 

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