SHAM

Foutouh SHAM

Ibn Ounays va chercher de l’aide

 

‘AbdAllah Ibn Ounays al-Jouhani a dit :

J’aimais Ja’far (qu’Allah soit satisfait de lui) et parmi ses fils j’aimais ‘AbdAllah. Quand le beau-père de ‘AbdAllah, Abou Bakr (qu’Allah soit satisfait de lui) décéda, je vis sa mère, Asma Bint ‘Oumays beaucoup affligée et que sa vue me peina. Abou Bakr (qu’Allah soit satisfait de lui) aimait aussi beaucoup ‘AbdAllah. ‘AbdAllah Ibn Ja’far (qu’Allah soit satisfait de lui) reçut la permission de ‘Omar Ibn al-Khattab (qu’Allah soit satisfait de lui) d’aller en Syrie et il me dit : « O Ibn Ounays al- Jouhani, je pars comme Moujahid avec vingt cavaliers en Syrie. M’accompagneras-tu ? »

Je lui répondis : « Oui ».

Il fit ses adieux à son oncle ‘Ali et ‘Omar, qu’Allah soit satisfait d’eux, et nous partîmes pour la Syrie avec les vingt cavaliers jusqu’à ce que nous atteignîmes Tabouk où il me demanda : « O Ibn Ounays, sais-tu où est la tombe de mon père? »

Je lui dis : « Oui ».

Il me dit alors : « Je veux la voir ».

Nous continuâmes jusqu’à ce que nous arrivâmes à l’endroit et je lui montrai où son père avait lutté puis sa tombe qui était reconnaissable grâce à une pierre placée sur elle. Quand il l’a vit, il descendit et nous sommes descendirent avec lui. Il pleura et invoqua la miséricorde sur son père. Nous restâmes là, jusqu’au matin du deuxième jour.

Quand nous partîmes, je le vis pleurer son visage ressemblant à du safran. Quand je le questionnai, il me dit : « J’ai vu mon père la nuit dernière dans un rêve. Il portait deux vêtements verts et une couronne. Il avait deux ailes et avait dans sa main une épée verte tirée qu’il m’a donnée en disant : « O mon fils, lutte contre tes ennemis avec cela, cat tout ce que tu vois, je l’ai atteint par le Jihad ». C’est comme si j’avais lutté avec jusqu’à ce qu’il devienne émoussé ».

Nous continuâmes notre route jusqu’à ce que nous atteignîmes l’armée d’Abou ‘Oubaydah (qu’Allah soit satisfait de lui) à Damas. Quand je vis les Romains le piéger, j’ai dit : « ‘AbdAllah est sur le point de périr ».

Je suis parti comme la foudre et revint chez à Abou ‘Oubaydah qui me demanda : « As-tu de bonnes ou des mauvaises nouvelles, O Ibn Ounays ? »

Je lui dis : « Envoie les musulmans aider ‘AbdAllah Ibn Ja’far et ceux qui sont avec lui », avant de lui raconter toute l’histoire.

Abou ‘Oubaydah dit : « En vérité nous appartenons à Allah et à Lui font nous revenons. Est-ce que ‘AbdAllah Ibn Ja’far et ceux qui doivent-être en difficultés sous ton drapeau, O Abou ‘Oubaydah, quand c’est sa toute première mission ? »

Abou ‘Oubaydah se tourné vers Khalid et lui dit : « O Abou Souleyman, je te demande au nom d’Allah d’y aller car tu es apte pour cela ».

Khalid dit : « Si Allah veut, alors je le suis. J’attendais seulement que tu me l’ordonnes ».

– « O Abou Souleyman, je n’osais pas te le demander ».

Khalid (qu’Allah soit satisfait de lui) lui répondit : « Par Allah! Si un petit enfant m’ordonnait, j’obéirais. Comment pourrais-je m’opposer à toi quand ta Foi est plus vieille que la mienne et tu m’as précédé dans l’Islam avec les prédécesseurs. Vous vous êtes empressés d’apporter la Foi aux autres, comment puisse-t-il être possible pour moi de vous atteindre ou d’atteindre votre haut statut en plus que le Messager d’Allah (saluts et bénédictions d’Allah sur lui) t’a surnommé « l’homme de confiance » ? Je te prends à témoin que j’ai sacrifié ma vie pour la lutte dans la voie d’Allah et ne m’opposerai jamais à toi ni jamais n’accepterai de nouveau le poste de commandant en chef ».

Les musulmans aimèrent ses paroles et Abou ‘Oubaydah (qu’Allah soit satisfait de lui) lui dit : « Rejoins tes frères, Abou Souleyman. Puisse Allah Exalté te faire miséricorde ».

Khalid se leva d’un bond comme un lion et alla se préparer.

Il mit l’armure de Moussaylamah al-Kaddab, qu’il prit de lui le jour de la Bataille de Yamamah, puis il se couvrit la tête d’un casque et d’un turban.

Il attacha alors sa ceinture et glissa pratiquement sur sa selle comme le courant d’un ruisseau et cria aux forces de l’avant-garde : « En avant, sabre en avant !»

Ils répondirent aussitôt et vinrent en hâte comme des aigles volant dans l’obéissance à Allah le Très Miséricordieux. Khalid (qu’Allah soit satisfait de lui) agita le drapeau en cercle tandis que les musulmans tournoyaient autour de lui.

Puis après avoir salué les musulmans, ils partirent alors au galop, sabres, lances et drapeaux en avant comme un torrent impétueux avec ‘AbdAllah Ibn Ounays en avant.

 

 

L’aide arrive

 

Rafi’ Ibn ‘Oumayrah a dit :

J’étais ce jour-là parmi les troupes de Khalid Ibn al-Walid (qu’Allah soit satisfait de lui). Nous avons voyagé rapidement et Allah Exalté raccourcit pour nous la longue distance. Alors que le soleil s’apprêtait à se coucher, nous vîmes les Romains aussi nombreux que des sauterelles en vol noyant les musulmans par leurs grands nombres. Khalid cria : « O Ibn Ounays, où trouverai-je le cousin du Messager d’Allah (Saluts et Bénédictions d’Allah sur lui) ? »

Ibn Ounays lui dit : « Il a fait un serment avec ses hommes soit de se rencontrer au monastère du moine ou dans le Paradis ».

Khalid regarda vers le monastère et vit le drapeau islamique dans les mains d’Ibn Ja’far. Tous les musulmans étaient blessés et avait renoncé à la vie temporaire et attendaient impatiemment la Vie Éternelle. Les Romains les affrontaient et leur infligeaient beaucoup de coups d’épées et de lances. Ibn Ja’far criait : « Repoussez les mécréants ! Soyez patients dans le combat des égarés. Sachez que le Plus Miséricordieux des Miséricordieux vous a déjà montré la victoire ».

« Combien de fois une troupe peu nombreuse a, par la grâce d’Allah, vaincu une troupe très nombreuse! Et Allah est avec les endurants » [2:249].

Khalid vit leur patience et leur fermeté dans le combat contre leur ennemi et ne put résister à venir à leur secours. Il agita son drapeau et appela ses hommes : « Anéantissez cette laide nation laide et abreuvez vos épées de leur sang. O gens, recevez les bonnes nouvelles du salut. Accourez au succès ».

Ibn Ja’far et ses compagnons se trouvaient dans une terrible et difficile situation quand soudain, les chevaux des musulmans apparurent. Ils arrivèrent comme des hommes montés sur des oiseaux ou plutôt comme des aigles aux griffes acérés et des lions sauvages couverts de fer. Les lions rugirent et les aigles glatirent. Quand les musulmans piégés virent les chevaux arriver, ils crurent que c’étaient des Romains. Ils pensèrent que leurs destructions étaient maintenant certaines.

Les mécréants infligèrent la destruction et tombèrent sur les musulmans comme un feu ravageur. Les épées scintillèrent, les têtes roulèrent et la terre fut couverte de cadavres. Les musulmans étaient complètement à la merci de l’ennemi et les glaives faisaient des ravages quand ils entendirent une voix criant : « Le confiant est abandonné et le faible secourut. O porteurs du Qur’an, le secours du très Miséricordieux est arrivé. Nous allons vous aidez contre les adorateurs de la croix ».

Les hommes d’Ibn Ja’far avaient leurs cœurs dans leurs gorges à ce moment précis. Subitement un cavalier en tête de la cavalerie se détacha comme s’il était un lion rageur avec un rayon de lumière dans sa main. Il cria : « Bonnes nouvelles d’une d’aide ferme, O porteurs du Qur’an! Je suis Khalid Ibn al-Walid ».

Quand les musulmans virent le drapeau et entendirent la voix de Khalid, ce fut comme s’ils furent tirés d’une mer profonde après la noyade. Ils répondirent alors avec des voix tonnerre grondantes : « La ilaha illallah, Allahou Akbar! »

Khalid attaqua alors avec ses troupes, qui ne se séparèrent jamais de lui, et trancha les Romains avec son épée.

‘Amir Ibn Souraqah a dit :

Rien ne ressembla à son attaque excepté l’attaque d’un lion contre des moutons.

Chaque mécréant essaya de se défendre pendant que Khalid (qu’Allah soit satisfait de lui) essayait d’atteindre ‘AbdAllah Ibn Ja’far (qu’Allah soit satisfait de lui). Les musulmans ne surent pas qui étaient sur les chevaux jusqu’à ce qu’ils entendent la voix de Khalid criant : « O gens, à vous l’ennemi. L’aide vous est venue du Seigneur des Cieux ». Alors il attaqua avec les musulmans.

 

 

Les exploits de Dirar

 

Wathilah Ibn al-Asqa’ a dit :

Nous avions perdu tout espoir de vivre et étions sûrs que nous allions être détruits quand l’aide d’Allah arriva. Nous attaquâmes avec nos frères. Avant que l’obscurité ne survienne, nous vîmes Khalid (qu’Allah soit satisfait de lui) avec le drapeau dans sa main poussant les chrétiens de côté comme un berger déplace ses moutons. Les musulmans tuèrent et capturèrent des Romains, mais louanges à Allah, Abou Dzar al-Ghifari (qu’Allah soit satisfait de lui) et Dirar Ibn al-Azwar (qu’Allah soit satisfait de lui) furent brillants !

Ils avancèrent lentement comme s’ils étaient dans une parade, brandissant leurs épées dans chaque direction en tuant des Romains. Dirar rejoignit Ibn Ja’far. Il vit que le protège bras de son armure couverte de sang comme le foie d’un chameau et dit : « Louanges à Allah pour t’avoir sauvé O cousin du Messager d’Allah. Par Allah ! Tu as vengé ton père et étanché ta soif de vengeance ».

Ibn Ja’far lui demanda : « Qui me parle ? »

Il ne reconnut pas Dirar en raison de l’obscurité intense de la nuit qui était tombée et parce que Dirar avait aussi son visage entier couvert hormis les yeux.

Dirar lui répondit : « Je suis Dirar Ibn al-Azwar, un Compagnon du Messager d’Allah (Saluts et Bénédictions d’Allah sur lui) ».

– « O frère, ton aide est bienvenue ».

 

‘AbdAllah Ibn Ounays a dit :

Pendant qu’Ibn Ja’far et Dirar parlaient, Khalid vint avec son armée et dit : « Puisse Allah être remercié pour vous qu’Il vous accorde une excellente récompense ».

Ibn Ja’far se tourna vers Dirar et lui dit : « O Dirar, il y a une force romaine et des patriciens au monastère protégeant la fille du gouverneur de Tripoli. Elle a de grande richesse avec elle, mais une cavalerie romaine la garde. Me joindras-tu dans une attaque ? »

Dirar demanda : « Où sont-ils ? »

Ibn Ja’far dit : « Ne les vois-tu pas ? »

Et il désigna avec ses yeux une force romaine. Les soldats et le patricien de Tripoli avaient encerclé le monastère pour protéger la fille. Ils avaient allumé des feux dont les flammes se reflétaient sur les croix comme si elles étaient de flammes et ressemblaient à un mur de fer.

Dirar dit : « Puisse Allah Exalté te guider vers le bien. Quel bon guide tu es. Je me joindrai certainement à ton attaque ».

Il prit ses hommes avec lui, crièrent aux Romains et attaquèrent de plusieurs directions. Les gardes se défendirent et le plus féroce d’entre eux était le patricien. Il alla devant ses gens, blatéra comme un chameau et un lion, disant ses mots d’incrédulité et attaqua. Dirar se dirigea vers lui et bientôt les deux hommes s’affrontèrent. Dirar l’examina et constata qu’il était lourdement construit et ferme sur sa selle. Il frappait très dur et contrait bien les coups. Les deux combattants devinrent plus prudents les uns envers les autres, chacun tentant de percer la défense de l’autre.

Dirar se retrouva seul avec le patricien sans aucun musulman à proximité. Il s’était un peu trop avancé pour prendre l’ennemi au piège et ainsi le patricien et ses hommes vinrent l’attaquer. Il cherchait un endroit où son cheval pourrait manœuvrer quand subitement quelqu’un lui sortit de l’obscurité de la nuit. Son cheval trébucha et il tomba au sol. Il se releva d’un bond pour saisir le cheval, mais ne put trouver une prise. Il était donc face à l’ennemi avec son épée et son bouclier dans les mains. Il lutta contre l’ennemi et persévéra comme les nobles persévèrent pour que personne ne puisse le critiquer en ce qui concerne son devoir envers Allah Exalté. Le patricien voulut le frapper avec un pôle. Quand il frappa, Dirar l’évita et bondit sur lui comme un lion et lui porta un tel coup que le cheval désarçonna le patricien. Puis, il donna un nouveau coup dans l’œil du cheval qui s’effondra.

Le patricien ne put se relever parce que son pied était coincé dans l’étrier. Dirar alla s’occuper de lui avant que ses hommes n’arrivent et le frappa sur le tendon de son épaule, mais l’épée rebondit sans causer de dommage. Le chrétien résista et Dirar le saisit et constata qu’il ressemblait à une grande montagne. Il s’appuya sur sa poitrine et s’assit sur sa gorge. Il avait un couteau fabriqué au Yémen qu’il gardait toujours avec lui. Il le sortit de son étui et ouvrit l’ennemi d’Allah de sa poitrine jusqu’au nombril jusqu’à ce qu’il meurt et Allah accéléré le voyage de son âme vers l’enfer. Dirar se leva alors et monta sur le cheval de l’ennemi d’Allah qui était couvert d’or, d’argent et d’une grande quantité de pierres précieuses. Il cria : « Allahou Akbar » et attaqua, dispersant les romains à droite et à gauche.

 

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