SHAM

Foutouh SHAM

L’attaque de nuit 

 

Le lendemain matin, Thomas appelé les aînés de la ville et les guerriers. Quand ils arrivèrent il dit : « O chrétiens, une nation très indigne de confiance est descendue sur vous. Ils sont arrivés et maintenant habitent vos terres. Comment pouvez-vous être si patient quand vos femmes sont déshonorées et vos enfants emprisonnées ? Vos femmes et vos enfants sont maintenant leurs esclaves. La croix n’est tombée que par colère et à cause de votre désir de faire la paix avec les Arabes et n’a donc plus de relation avec vous. Je suis sorti contre eux et ne serais pas revenu avant de les avoir complètement finis, mais je fus touché à l’œil. Je vais définitivement me venger et arracher mille yeux arabes. J’irai jusqu’à la croix et la réclamerai ».

Les Damascènes dirent : Nous sommes présents devant toi et nous sommes satisfaits de ce qui te satisfait. Si tu nous ordonnes de sortir, nous sortirons et si vous tu nous ordonnes de combattre, nous combattrons ».

Thomas leur dit : « Sachez que celui qui conduit la guerre courageusement ne craint rien. J’ai décidé de les attaquer ce soir et de les capturer dans leurs places car la nuit terrifie et vous connaissez mieux qu’eux le terrain dans lequel ils sont. Vous devez vous préparer pour la bataille de ce soir et sortir. Je ne reviendrai pas avant d’avoir complété ces tâches. Quand je les aurais finis, j’emmènerai leur commandant prisonnier à César afin qu’il puisse faire avec lui comme il l’entend ».

Les Damascènes lui répondirent : « Par l’amour et pour l’honneur (nous obéissons) ».

Alors quand ils se séparèrent en groupes pour chaque porte, Thomas dit : « Ne craignez rien car leur chef est loin de vous. Il n’y a pas personne ici excepté leurs classes inférieures et les esclaves libres, alors broyez-les comme vous broyez du blé ».

Il ordonna à un groupe de sortir de la Porte de Faradis contre ‘Amr Ibn al-‘As (qu’Allah soit satisfait de lui) tandis que lui-même avec les valeureux guerriers, il sortit par la Porte de Thomas. Il accrocha un gong au mur et dit : « Le son du gong sera le signal pour vous précipiter hors des portes pour tuer l’ennemi endormi. Si vous faites cela, vous les briserez et ils ne se remettrons plus jamais après cela ».

Ils se réjouirent et allèrent à leurs postes, attendant le signal pour attaquer les Musulmans. Thomas appela un Romain et lui dit : « Prend un gong et grimpe le mur avec lui. Quand tu nous verras ouvrir la porte, frappe le doucement afin que seul nos gens puissent l’entendre ». Ils se revêtirent tous d’armures et d’épées. Lui-même, il choisit une épée indienne et se couvrit d’un casque persan offert par Héraclius. Les Romains gardèrent leurs épées jusqu’à ce qu’ils atteignent la porte où Thomas les attendaient pour compléter leurs nombres. Quand ils furent complets, il dit : « O gens ! Quand la porte sera ouverte, dépêchez-vous à toute vitesse vers l’ennemi. Attaquez-les et tuez-les. N’épargnez personne qui implore la pitié, exceptez le commandant. Si n’importe qui d’entre vous voit la croix, il devra le prendre ».

Ils répondirent : « Par amour et pour l’honneur ! »

Thomas ordonna à quelqu’un d’aller trouver l’homme au gong et lui ordonna de le frapper doucement. Il ouvrit la porte et ils se précipitèrent dehors contre les Compagnons (qu’Allah soit satisfait d’eux) ignorant tout du plan. Cependant, certains Compagnons (qu’Allah soit satisfait d’eux) étaient éveillés. Entendant du bruit ils se réveillèrent les uns les autre. Les Musulmans se dressèrent comme des pythons menaçants et étaient alertes quand l’ennemi arriva. Ils attaquèrent avec leurs épées l’ennemi désordonné sous le couvert de l’obscurité jusqu’à ce que Khalid ait entendu des cris. Il se leva inquiet des hurlements et des cris et dit : « Venez à l’aide de l’Islam ! Par le Seigneur de la Ka’bah, mes gens ont été trompés. O Allah, veille sur eux avec l’Œil qui ne dort jamais. O le Plus Miséricordieux de ceux qui font miséricorde ».

Khalid (qu’Allah soit satisfait de lui) partit en avant sans armure ou couvre-chef, portant seulement une robe syrienne de lin. Avec quatre cents cavaliers, ils galopèrent comme des lions furieux jusqu’à ce qu’ils atteignent la Porte de l’Est où ils trouvèrent Rafi’ Ibn ‘Oumayrah et ses hommes combattre. Les voix musulmanes crièrent « La Ilaha Illallahou ![1] » et « Allahou Akbar » alors que l’ennemi en haut des murs regardait en bas et criaient depuis que les Musulmans s’étaient réveillés. Khalid attaqua les Romains disant : « Bonnes nouvelles, ô Musulmans. L’aide est venue du Seigneur des mondes. Je suis le vaillant cavalier. Je suis Khalid Ibn al-Walid ». Il les attaqua, jeta leurs guerriers à terre et tua leurs hommes, s’inquiétant pendant ce temps au sujet d’Abou ‘Oubaydah et les Musulmans aux autres portes dont les cris étaient perceptibles. Les Romains, les juifs et les chrétien criaient tous.

 

Sinan Ibn ‘Awf a dit : « J’ai demandé à mon cousin, Qays : « Est-ce que les juifs vous combattaient aussi ? » Il me dit : « Oui, ils nous lançaient des flèches du haut des murs. À ce moment Khalid (qu’Allah soit satisfait de lui) craignait ce que l’ennemi d’Allah faisait à Shourahbil qui était dans une terrible situation et qui supportait ce qu’aucun des autres groupes ne subissait. Le premier qui atteignit les Musulmans fut Thomas. Ils le combattirent patiemment jusqu’à ce qu’il criât : « Où est votre ignoble général qui m’a affligé ? Je suis le défenseur de la croix ».

Il blessa plusieurs Musulmans et quand Shourahbil (qu’Allah soit satisfait de lui) l’entendit, il se tourna vers lui et dit : « Je suis ton homme, je suis ton rival, je suis ton exterminateur, le ravisseur de ta croix et le scribe de la Révélation du Messager d’Allah (Saluts et Bénédictions d’Allah sur lui) ».

Thomas sauta sur lui comme un lion mais trouva Shourahbil être un adversaire violent et les deux rivaux restèrent combattre jusqu’à ce que la moitié de la nuit passa.

La veuve d’Aban était dans l’armée de Shourahbil et afficha la plus grande patience en tirant ses flèches. Chacune de ses flèches trouva sa cible jusqu’à ce qu’elle eut tué beaucoup de Romains. Ils l’évitèrent jusqu’à ce qu’un Romain apparaisse qu’elle toucha à la gorge. Il cria et ses camarades se rassemblèrent contre elle et la firent prisonnière tandis que l’ennemi d’Allah mourut. Shourahbil (qu’Allah soit satisfait de lui) frappa Thomas d’un terrible coup qu’il bloqua avec son bouclier en cuir, brisant son épée. Thomas projeta de le prendre prisonnier quand deux cavaliers romains l’attrapèrent avec la cavalerie musulmane à leur trousse. Quand ces Musulmans attaquèrent les Romains, Oumm Aban se retrouva libre. Elle les attaqua et appela. ‘AbderRahmane Ibn Abi Bakr et Aban Ibn ‘Uthman Ibn ‘Affan dirigèrent les Musulmans vers elle et tuèrent les deux cavaliers romains. Thomas retourna à Damas infructueux.

 

Tamim Ibn ‘Adi qui assista à la conquête de Syrie a dit :

« J’étais dans la tente d’Abou ‘Oubaydah (qu’Allah soit satisfait de lui) qui faisait la prière quand il entendit un cri. Il dit : « Il n’y a aucun moyen d’éviter un mal ou de faire le bien excepté par Allah, le Très Haut, le Plus Puissant ». Il mit son armure, appela ses hommes et leur demanda de se préparer. Il vit les Musulmans combattre dans le tumulte, alors il chargea vers la porte et chargea l’aile droite et gauche des Romains en criant « Allahou Akbar ! » Les Musulmans crièrent à leur tour : « Allahou Akbar ! » Quand les chrétiens entendirent les cris, ils pensèrent que les Musulmans les attaquaient par derrière alors, ils se retirèrent tandis qu’Abou ‘Oubaydah les faucha.

 

Al-Waqidi a dit que pas un seul Romain ne survécut à l’attaque d’Abou ‘Oubaydah (qu’Allah soit satisfait de lui) cette nuit. Pendant la bagarre, Dirar arriva trempé de sang. Khalid lui demanda : « Que vous est-il arrivé ? »

Dirar dit : « Bonnes nouvelles, O commandant, je ne suis pas venu à toi avant d’avoir tué cent-cinquante hommes cette nuit et mes hommes en ont tué un tel nombre qu’il ne peut être compté. Je t’ai suffi contre la menace venant de la Petite Porte qui était dirigée contre Yazid Ibn Abi Soufyan. Puis, je suis allé aux autres portes et tué aussi beaucoup d’hommes ».

Khalid fut satisfait de cela et ensemble, ils allèrent trouver Shourahbil et le remercièrent pour ce qu’il avait accompli. Cette nuit de lune, il se passa de tels événements jamais vu auparavant et des milliers de Romains furent tués.

 

 

La reddition 

 

Les aînés de ville allèrent trouver Thomas et lui dirent : « Nous t’avons préalablement conseillés, mais tu ne nous pas accordé d’attention. La plupart d’entre nous ont été tués et ils ont un tel chef, Khalid Ibn al-Walid, qui ne peut pas être vaincu mais il est plus flexible vers paix que toi. Donc si tu ne consens pas, nous ferons la paix nous-mêmes et tu pourras faire ce que tu veux. Thomas plaida : « O mes gens, donnez-moi une chance jusqu’à ce que j’écrive à César pour l’informer de ce qui nous est arrivé ». Il écrivit aussitôt la lettre suivante :

À: Miséricordieux César

De: Votre gendre, Thomas

Le ‘Arabes sont tombés sur nous comme le blanc entoure la pupille de l’œil. Ils ont massacré l’armée d’Ajnadayn puis sont venus à nous et ont tué beaucoup d’entre nous. Je suis sorti contre eux mais j’ai perdu mon œil. Maintenant je suis décidé à me rendre et donner la Jizyah aux Arabes. Vous devriez soit venir ici, nous envoyer des renforts ou nous ordonner de faire la paix avec eux car nos difficultés n’ont fait qu’intensifier.

Il la plia alors, la scella et la fit envoyé.

 

Le matin, les Musulmans se préparèrent pour la bataille. Khalid (qu’Allah soit satisfait de lui) envoya un message à chaque commandant pour leur demander de mener une attaque, chacun à sa place respective. Abou ‘Oubaydah (qu’Allah soit satisfait de lui) monta son cheval et lança une attaque. Les affaires devinrent si mauvaises pour les Damascènes que les gens demandèrent à Khalid un répit. Il refusa et insista sur la bataille. La situation dura ainsi longtemps si bien que le siège pressa sévèrement les Damascènes qui attendaient l’ordre de César. Ils se     rassemblèrent et se dirent l’un à l’autre : « Nous ne pouvons pas supporter ceci plus longtemps. Si nous sortons pour combattre les Arabes, ils nous vaincront et si nous les laissons le siège ne fera qu’empirer. Par conséquent, consentons-nous à la paix avec eux sur leurs conditions ».

Un vieil homme qui avait lu les anciennes saintes écritures dit : « O mes gens, je jure par Dieu qui même si César venait avec toutes ses armées, il serait incapable de nous défendre d’eux. J’ai lu dans le livre que Muhammad est le sceau des Prophètes et que sa Religion dominera toutes les autres religion. Il serait donc meilleur de vous soumettre à eux et de leur donnez ce qu’ils demandent ». Ils furent d’accord avec lui à cause de sa grande érudition et sa connaissance des prédictions des guerres futures et lui dirent : « Quelle est ton opinion, sur cet homme sanguinaire à la Porte de l’Est ? »

Le vieil homme répondit : « Si vous souhaitez cela, allez alors à l’homme de la Porte d’al-Jabiyah où quelqu’un connaissant l’arabe devrait appeler à haute voix : « O Arabes, sécurité ! » jusqu’à ce que nous descendions vers eux et parlons à leur général.

 

Abou Hourayrah (qu’Allah soit satisfait de lui) a dit :

« Abou ‘Oubaydah (qu’Allah soit satisfait de lui) avait placé des hommes près des portes car il craignait une attaque comparable à la veille. Cette nuit c’était le tour de garde des Banou ad-Daws sous le commandement de ‘Amir Ibn at-Toufayl ad-Dawsi. Alors que nous étions assis près de la porte nous entendîmes les Romains qui appelaient. J’allais rapidement en informer Abou ‘Oubaydah. Il fut satisfait et dit : « Allez et dites-leur qu’ils ont notre garantie de sécurité ».

Quand je les ai informés, ils demandèrent : « Qui est-ce que vous êtes ? »

J’ai dit : « Je suis Abou Hourayrah, le Compagnon du Messager d’Allah (Saluts et Bénédictions d’Allah sur lui), même si un esclave vous avait donné la sécurité dans la période préislamique nous l’aurions respectée alors pensez qu’elle est maintenant notre condition qu’Allah nous a guidés à Islam ».

Alors, ils ouvrirent la porte et cent prêtres et aînés sortirent et se dirigèrent vers l’armée d’Abou ‘Oubaydah. Quand ils arrivèrent dans la tente d’Abou ‘Oubaydah, il les a accueillis et les fit assoir puis il dit : « Notre Prophète Muhammad a dit : « Quand les hommes respectables d’une nation viennent à vous, vous devez les honorer ».

Ils parlèrent de paix et dirent : « Nous voulons conserver nos églises et que vous ne les détruisiez pas ».

Parmi les églises de cette époque, il y avait la cathédrale Jean-Baptiste (Yahya) qui est aujourd’hui Al-Jama’ al-Amawi (la Mosquée des Omeyyades) ; l’église de Marie ; l’église de Hannah ; l’église du Marché de nuit et l’église de Prévention.

Abou ‘Oubaydah dit : « Rien ne sera détruit » et le traité de reddition et de sécurité fut écrit sans être signé et sans témoin car il devait l’être par le commandant en chef. Ils le prirent et dirent : « Venez avec nous dans la ville ».

Il se leva et il fut suivit pas ces musulmans montés : Abou Hourayrah, Mou’ad Ibn Jabal, Nou’aym Ibn ‘Amr, ‘AbdAllah Ibn ‘Amr ad-Dawsi, Dzoul Kala al-Himyari, Hassan Ibn Nou’man, Jarir Ibn Nawfal al-Himyari, Sayf Ibn Salamah, Ma’mar Ibn Khalifah, Rabi’ah Ibn Malik, al-Moughirah Ibn Shou’bah, Abou Loubabah Ibn al-Mounthir, ‘Awf Ibn Sa’idah, ‘Amir Ibn Qays, ‘Oubadah Ibn ‘Atibah, Bishr Ibn ‘Amir et ‘AbdAllah Ibn Qourt al-Assadi, totalisant trente-cinq grands Compagnons (qu’Allah soit satisfait d’eux) aînés ainsi que soixante-cinq autres musulmans. Quand ils approchèrent de la porte, Abou ‘Oubaydah dit : « J’ai besoin de garantie avant de rentrer certains d’entre vous devons rester ici jusqu’à notre retour » et ils remirent donc des otages.

Il a été rapporté qu’Abou ‘Oubaydah vit le Messager d’Allah (Saluts et Bénédictions d’Allah sur lui) dans un rêve. Le Messager d’Allah (Saluts et Bénédictions d’Allah sur lui) lui dit : « Si Allah veut vous conquerrez la ville ce soir ».

Abou ‘Oubaydah demanda : « O Messager d’Allah (Saluts et Bénédictions d’Allah sur lui), je vois que tu es pressé ? »

Et le Messager d’Allah (Saluts et Bénédictions d’Allah sur lui) lui répondit : « Je dois assister à la Salat al-Janazah d’Abou Bakr ». Alors il se réveilla.

 

Al-Waqidi a dit ; « J’ai été informé que lorsque Abou ‘Oubaydah entra dans la ville de Damas par la Porte d’al-Jabiyah avec ses compagnons, les moines et les prêtres marchèrent en avant d’eux, en élevant la bible et brûlant de l’encens de bois d’aloès, d’ambre gris et de musc. Khalid n’était pas au courant des tractations avec Abou ‘Oubaydah car il menait en même temps une attaque.

Un prêtre romain nommé Jonah, fils de Murcius, habitait une maison attachée au mur de ville près de la Porte de l’Est où se trouvait Khalid. Jonah possédait les Prophéties de Daniel où il était écrit : « Allah Le Très Hauts conquerra les terres par les Compagnons (qu’Allah soit satisfait d’eux) et leur religion triomphera sur chaque autre religion ».

Cette nuit, sans informer sa famille, il creusa secrètement un trou dans sa maison vers l’extérieur de la ville et alla dans le camp musulman. Il dit à Khalid : « Je suis sorti de ma maison en creusant un trou sous le mur de ville. Je veux une garantie de sécurité pour moi, ma famille et mes enfants ».

Khalid accepta et envoya avec lui cent hommes, principalement de Banou Himyar, et leur dit : « Quand vous entrerez dans la ville, allez vers la porte, cassez les serrures et enlèvez les chaînes afin que nous puissions entrer si Allah veut ». Ils suivirent Jonah et entrèrent dans sa maison par le trou avant de revêtir leur armure et de se préparer. Alors ils sortirent et allèrent à la porte où ils crièrent « Allahou Akbar ! » Quand les chrétiens les entendirent, ils devinrent inquiets. Les Compagnons (qu’Allah soit satisfait d’eux) brisèrent les serrures et coupèrent les chaînes. Khalid et les Musulmans entrèrent alors et tuèrent et capturèrent les Romains jusqu’à ce qu’ils atteignent l’église de Marie.

 

 

 

[1] Il n’y a de Divinité que Lui.

 

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