SHAM

Foutouh SHAM

La bravoure des femmes musulmanes 

 

Peter rassembla les femmes musulmanes près de rivière. Il regarda Khawlah Bint al-Azwar comme la plus belle et a dit à ses hommes : « Elle est la mienne et je suis sien. Personne ne doit désapprouver ». Ils acceptèrent et chacun choisit une femme et dit : « Celle-ci est mienne ». Ils rassemblèrent les moutons et le butin et attendirent Paulus. Les femmes furent détenues dans une tente. La plupart d’entre elles étaient des vieilles femmes des tribus de Himyar, ‘Amaliqah et Toubba’ qui avaient l’habitude de chevaucher et de combattre d’autres membres de tribu arabes. Khawlah leur dit : « O filles de Himyar! O valeureuses de Toubba’ ! Etes-vous satisfaites d’avoir été capturées par les mécréants romains et d’être leurs esclaves ? Qu’est-il arrivé à cette bravoure qui était la conversation des femmes esclaves des Arabes lors de leurs rassemblements ? Comment triste de vous voir maintenant privées de toute bravoure et honneur. Je considère la mort meilleure que l’humiliation de servir les Romains ».

‘Afirah Bint ‘Affar al-Himyariyyah dit : « Tout ce que tu as dit, ô fille d’Azwar, au sujet de notre bravoure, notre intelligence et notre rang est vrai. Vrai aussi que nous sommes habitués à chevaucher et mettre l’ennemi en difficulté le soir. Que pouvons-nous faire alors que nous n’avons aucun cheval, aucun sabre ni aucune arme ? Tu sais bien qu’ils sont arrivés à l’improviste et nous ont attrapés comme des moutons égarés alors nous étions désarmées ».

Khawlah dit : « O Filles de Toubba’, votre négligence n’est pas une excuse. Nous pouvons déterrer les crochets et attaquer ces misérables avec les piquets de la tente Allah nous accordera la victoire, ou alors au moins nous atteindrons le martyr. De cette manière nous laverons le déshonneur de nos faces.

Afirah répondit : « Par Allah ! Quelle merveilleuse suggestion appropriée ».

Chaque femme déracina un piquet. Khawlah resserra sa taille, mit un crochet sur son épaule, et sortit suivie par ‘Afirah, Oumm Aban Bint ‘Outbah, Salamah Bint Nou’man Ibn Mouqir et les autres, puis elles demandèrent : « Y a-t-il un prétendant pour un duel ? »

Khawlah instruisit ce groupe de femmes sur la formation de la bataille : « Soyez comme les liens d’une chaîne, jamais séparées. Puisse Allah vous empêcher de vous séparer sans quoi, les lances perceront vos poitrines, les épées trancheront vos cous et vos têtes coupés seront entassés ici. Puis, elle frappa si fort avec son crochet la tête d’un Romain qu’il s’effondra mort. Sur ce, les Romains sortirent de leur tente et confus demandèrent l’un à l’autre : « Que se passe-t-il ? » quand soudain, ils virent les femmes armées de crochets et de piquets marcher vers eux. Alors Peter leur hurla : «  Que faites-vous donc malheureuses ? »

‘Afirah répondit : « Nous avons décidé qu’aujourd’hui nous allions ajuster vos cervelles avec ces piquets de tentes, raccourcir vos durées de vie et enlever le déshonneur des visages de nos ancêtres ».

Peter rit et dit à ses gens : « Honte à vous. Allez, encerclez les et attrapez-les vivantes, mais quiconque attrape Khawlah ne doit pas se faire d’idées ».

Les Romains les encerclèrent, mais dès que l’un d’entre eux s’approchaient trop près d’elles, les femmes brisaient les pattes de son cheval et quand il tombait, fracassait son visage. Trente Romains furent ainsi tués et aucun ne les approcha. Peter devint furieux et suivi par ses compagnons, il descendit et marcha sur les femmes secouant leurs poings et leurs épées. Les femmes se resserrèrent l’une contre l’autre, et dirent : « Mourir avec honneur est meilleure que vivre avec déshonneur ».

Peter passa un long moment à tenter de combattre les femmes mais sans succès et devint frustré. Il vit Khawlah fière comme un lion réciter le poème suivant :

« De Himyar et Toubba’, nous sommes les filles,

Vous tuez pour nous est assez facile.

Car de la guerre, avons la passion,

Et avons en réserve pour vous, de grandes complications ».

 

Peter l’écouta et il dit : « O femme arabe, arrête cela maintenant. S’il ne te plait pas, sache que je suis ton maître et qu’en plus, j’ai des fermes, des vergers, des richesses, du bétail et occupe une place prestigieuse près d’Héraclius.» Khawlah riposta : « O misérable mécréant, fils d’une adultère non chaste ! Par Allah ! Je prendrai ce crochet et extirperai ta cervelle avec. Tu n’es même pas digne de garder mes chameaux et mes moutons alors oublie ton espoir ». Peter fut furieux et dit aux chrétiens : « Il n’y a pas de plus grande honte, dans toute la Syrie et l’Arabie, si un groupe de femmes réussit à vous vaincre. Craignez Jésus le Christ et César Héraclius et tuez-les toutes ».

Les chrétiens s’excitèrent et attaquèrent. Les femmes musulmanes firent patiemment face à l’attaque jusqu’à ce qu’elles virent les hommes de Khalid faisant voler la poussière, leurs sabres brillants. Khalid s’arrêta à distance et dit à ses hommes : « Qui me ramènera des informations ? »

Rafi’ Ibn ‘Oumayrah partit et revint faire son rapport.

Khalid dit : « C’est stupéfiant ! Ce sont des femmes des tribus de ‘Amaliqah et Toubba’. Certaines sont de Toubba’ Ibn Aqran, d’autres de Toubba’ Ibn Abi Ka’b, quelques-unes de Dzou Ra’in, quelques autres de ‘Abdoul Kala’ al-Mou’azzam et aussi de Toubba’ Ibn Hassan Ibn Toubba’. Toubba’ Ibn Hassan Ibn Toubba’ est l’homme qui attesta que Muhammad (Saluts et Bénédictions d’Allah sur lui) allait être un Prophète bien avant qu’il (Saluts et Bénédictions d’Allah sur lui) naisse. Il dit dans un poème :

« Qu’Ahmad est le Messager d’Allah est mon attestation,

Sa Oummah (Communauté) est nommé dans le Zabour comme la Meilleure Nation.

Si je vis jusqu’à ce que vienne son temps

Au fils de son oncle, je veux être le représentant ».

– « O Rafi’, ces femmes sont connues pour leur combat. Si elles montrent vraiment des exploits de bravoure tels que tu les décris, alors elles laisseront leurs empreintes en permanence chez les Arabes et enlèveront la marque de faiblesse du front des femmes ».

 

Suite au rapport de Rafi’ sur la bravoure des femmes, la joie apparue sur les visages des Musulmans et Dirar sauta de joie. Il enleva le vieux châle qu’il portait, attrapa sa lance voulant être le premier à les atteindre, mais Khalid l’appela : « Attend un peu Dirar, ne sois pas pressé. Celui qui accomplit une œuvre avec patience la complète, tandis que celui qui se dépêche achève difficilement plus que des intentions ».

Dirar lui dit : « O Commandant, comment puis-je être patient pour aider ma sœur ? »

Khalid lui répondit : « Si Allah veut, l’aide et la victoire sont sous la main ».

Alors, il aligna les chevaux, leva le drapeau, alla au centre et : « O Musulmans ! Dès que vous approcherez du déploiement de l’ennemi, encerclez-les. Ayez confiance qu’Allah libérera nos femmes et aura pitié de nos enfants ».

Ils lui répondirent gaiement et ils marchèrent sur l’ennemi, Khalid à leur tête.

Les Chrétien étaient occupés avec les femmes quand l’armée arriva, drapeaux au vent. Khawlah dit : « O filles de Toubba’, Allah vous a montré de la clémence et réjoui vos cœurs ».

Quand Peter vit l’armée islamique dans toute sa splendeur, leurs lances alignées et leurs sabres brillant, son cœur trembla et ses épaules furent secouées. Les hommes alarmés se regardèrent les uns les autres. Peter aux femmes : « Comme nous avons aussi des belles-filles, des filles, des mères, des sœurs et des tantes, mon cœur s’est rempli de compassion et de pitié pour vous. Pour l’amour de la Croix je vous libère. Quand vos hommes arriveront, dites le leur ».

Il attrapa la bride de son cheval et projeta de s’enfuir mais avant que le cheval puisse prendre de la vitesse, il vit deux cavaliers Musulmans qui se dirigeaient vers lui. L’un était vêtu d’une armure tandis que l’autre était torse-nu, sur un cheval-arabe portant une lance. Le premier était Khalid et l’autre était Dirar.

Quand Khawlah vit son frère, elle cria : « Où étais-tu durant tout ce temps, mon frère ? Allah a rendu votre aide secondaire ».

Peter dit : « O arabe, prends ta sœur. Félicitations, je te la donne ».

Dirar lui répondit : « Très bien, j’accepte, mais pour le moment je n’ai rien d’autre à te donner en échange excepté la pointe de ma lance. Alors prends-la. »

« Si on vous fait une salutation, saluez d’une façon meilleure; ou bien rendez-la (simplement). Certes, Allah tient compte de tout » [4:86].

Il l’attaqua et frappa son cœur tandis que Khawlah frappa la patte du cheval. Pris de vertige, il tomba et l’ennemi d’Allah allait tomber quand Dirar le poignarda dans le flanc qui allait toucher le sol, si bien qu’il tomba sur le poignard et mourut peu après. Khalid cria : « Félicitations. Le propriétaire d’une telle lance n’est jamais sans succès ». Pendant ce temps, les Musulmans encerclèrent les Romains et en tuèrent trois mille.

 

Hamid Ibn ‘Awn Ar-Raba’i a dit :

« J’ai compté trente tués par Dirar, tandis que sa sœur en tua beaucoup avec son crochet. J’ai vu ‘Afirah Ibn ‘Affar combattent plus violemment que je l’avais vu combattre auparavant. Les Musulmans poursuivirent les Romains survivants qui se dirigeaient vers Damas. Personne n’est sorti pour les aider, au lieu et au contraire, ils furent plus effrayés qu’auparavant. Les Musulmans revinrent et rassemblèrent le butin, les chevaux et les armes. Khalid dit alors : « O gens, revenez rapidement vers à Abou ‘Oubaydah avant que Warden l’atteigne ».

Dirar monta la tête de Peter sur sa lance puis les Musulmans marchèrent jusqu’à ce qu’ils arrivent au camp de Marj ar-Rahit où Abou ‘Oubaydah était stationné. Son armée éleva des bruyants « Allahou Akbar ! » suivi par les hommes de Khalid qui répondirent de la même façon. Les deux chefs se rencontrèrent et se saluèrent. Les Musulmans furent heureux de voir les femmes et furent transporté de joie lorsqu’elles racontèrent leur histoire. Ils furent convaincu que l’aide d’Allah était avec eux et que la conquête de Syrie était maintenant une certitude. Plus tard, Khalid appelé Paulus et lui dit :

– « Accepte l’Islam ou souffre le même destin que ton frère ».

– « Que lui est-il arrivé ? »

– «  Il a été tué. En fait, sa tête est ici ».

Il demandé la tête qu’il déposa devant Paulus qui pleura puis dit :

– « Il n’y plus aucun plaisir d’être laissé en vie après la mort de mon frère. Laisse-moi le rencontrer ».

Après avoir reçu l’ordre, Moussayab Ibn Najiyah Al-Fazari se leva et trancha sa tête. Puis les Musulmans se mirent de nouveau en marche. »

 

 

Les Compagnons arrivent à Ajnadayn 

 

Il fut rapporté : Lorsque Shourahbil, Mou’ad Ibn Jabal, Yazid Ibn Abi Soufyan et ‘Amr Ibn al-‘As récurent les instructions de Khalid, ils partirent aussitôt avec leurs armées pour Ajnadayn ou ils arrivèrent.

Safinah (qu’Allah soit satisfait de lui), le domestique du Messager d’Allah (Saluts et Bénédictions d’Allah sur lui) a dit :

« J’étais avec Mou’ad Ibn Jabal quand nous et les autres armées musulmanes arrivâmes en même temps à Ajnadayn au début du mois de Joumadah Awwal de l’année 13 de l’Hégire ou nous nous saluâmes. J’ai vu une immense armée romaine et quand ils nous ont vus, ils défilèrent devant nous.

Ils alignèrent leur infanterie et leur cavalerie qui fut dispersée tout le long des rangs et dans la plaine d’Ajnadayn. Il avait quatre-vingt-dix rangs avec mille hommes dans chaque rang. »

 

Dahhak Ibn ‘Ourwah a dit :

« Je fus en Irak et vit les armées de Kisra et Jaramiqah mais, par Allah, je n’avais jamais vu une armée aussi énorme et si bien armée que cette armée de Romains. Nous campâmes dans notre position et le lendemain, le jour était à peine levé que les Romains avancèrent dans notre direction. Quand nous les vîmes, nous donnâmes l’alerte et nous nous préparâmes. Khalid arriva à cheval et nous dit : « O Musulmans, vous ne verrez jamais plus une armée aussi énorme que celle qui vous fait face aujourd’hui. Si vous les battez alors aucune armée semblable ne sera capable de vous faire face jusqu’au jour du Jugement dernier. Consacrez votre vie dans le chemin du Jihad et dans la défense et l’honneur de la Religion d’Allah. Méfiez-vous de la désertion car elle équivaut à vous lancer dans Enfer. Tenez-vous épaule contre épaule, de la position, sortez vos sabres et n’attaquez pas avant que je vous l’ordonne. Gardez votre moral haut ».

 

Des narrateurs fiables ont rapporté : « Quand Warden vit les Compagnons (qu’Allah soit satisfait d’eux) du Messager d’Allah (Saluts et Bénédictions d’Allah sur lui) se rassembler pour bataille, il rassembla tous ses officiers et dit : « O Romains, Héraclius a placé une grande confiance en vous. Si vous êtes battus alors personne d’autre ne pourra faire face aux Arabes. Ils conquerront vos villes, tuerons vos hommes et capturerons vos femmes. Vous devez combattre courageusement et avec unité. Souvenez-vous que vous êtes le triple leur nombre. Chaque trois d’entre vous fera face seulement à l’un d’eux. Finalement, recherchez l’aide de la croix qui vous aidera certainement ».

Khalid fit face aux Musulmans et dit : « O guerriers de l’Islam qui ira et nous rapportera des informations sur leur nombre, leur stratégie et leur matériel ? »

Dirar dit : « O Commandant, je suis prêt pour ce travail ».

Khalid lui répondit : « Par Allah ! Tu es l’homme, mais quand tu seras là-bas, ne te prends pas inutilement au piège car Allah dit :

« Et ne vous jetez pas par vos propres mains dans la destruction » [2:195].

Dirar parvint à destination à cheval et témoigna de la grande pompe, des tentes, des casques brillants et des lances. Les drapeaux battaient au vent comme les ailes d’oiseaux. Warden examinait les Musulmans quand soudainement il aperçut Dirar et a dit à ses officiers : « J’ai repéré un cavalier qui je suis presque certain est un de leurs chefs exaltés. Qui ira l’attraper ? »

Trente jeunes se sont lancés à sa poursuite. Quand Dirar les vit il repartit en arrière. Ils le poursuivirent, pensant qu’il fuyait, mais son intention était de les séparer de leur armée et alors de les combattre. Quand ils furent assez loin, il tourna son cheval et lança une courte lance qui tua l’un d’entre eux. Il attaqua une deuxième jeune et pénétra dans leur milieu comme un tigre. Ils furent terrifiés et s’enfuirent mais il les a poursuivis pour les tuer un par un jusqu’à ce que en ai tués dix-neuf. Alors qu’ils approchaient le camp romain, il fit demi et rentra faire son rapport à Khalid qui lui dit : « Ne t’ai-je pas interdit d’exhiber ta force et les attaquer ? »

Dirar lui répondit : « Ils me chassaient et je craignais qu’Allah considère mon action comme une fuite. Par conséquent, je les ai attaqués uniquement pour Lui et je suis sûr que c’est pourquoi Il m’aida. Par Allah! Si je n’avais pas craint ton reproche, je ne serais pas revenu avant de tous les avoir attaqué seul. O Commandant, reste assuré que leur armée entière sera notre butin. »

 

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